Vingt sixième lettre pour toi

septembre frissonne en moi remontant toutes les légendes et ma voix reste surprise de son propre lâcher d’oiseaux dans l’impossible espace

je t’écris comme on embrasse

avec la chanson d’eau empilée de tous les cris saisonniers

je ne suis qu’une enfant sans fin qui éteint un à un ses bûchers lucides que tout étonne

qui ouvre et ferme ses paupières sur le seul lieu d’où vient la caresse

raconte-moi encore la tendre histoire du temps amoureux qui se couche sur le temps pour que j’écosse mes rêves assez longtemps sur le sensible

que je retourne au ventre fauve des lenteurs vraies

et au foyer blagueur de tes yeux où je monte à pas de loup

jusqu’au joyeux

je prends tout désormais au rire orange du plus grand sérieux

j’attends l’automne

et je roule ma bogue tremblée jusqu’aux feuilles tombées de ton adresse

B.

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