Ma payse III

et le temps soudain s’est dilaté

s’est ouvert a respiré

passée la peur d’une émotion

trop grande qui vous prend

dans le premier tremblement

du corps

caressée à la nuque par une douceur

plus haute que soi

je veux bâtir à l’endroit

où je me suis assemblée

sur un nuage de nudité

je viens pour la bleue rosée

que laissent nos lits de sel

semés de corridor en corridor

je viens sans effort

déplumer le vol des mots

dans une déchirure de soleil

 

j’aimerais te dire

comme il fait chaud à écrire

enfin à l’intérieur de son âge

 

Barbara Auzou.

10 réflexions sur “Ma payse III

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