Gaieté sauvage

Les chutes du Rhin

viens en état de sauvagerie un peu

et aux dents d’une gaieté particulière

les chutes partout recommencent

et sèchent sur leurs pieds de sel

la peau repousse à la marge

de la durée ordinaire

dans les yeux à l’écart

des dissonances du ciel

les pierres dansent

s’ouvrent comme des fruits clairs

je me prépare pour l’après

pour le flot qui cogne en cadence

un paysage enfle de très loin

et par degrés tes mains

portent le corps les épaules les reins

pour caresser ce rien de poésie

tourné vers l’intérieur

la beauté qui reste cachée

derrière l’écume des rumeurs

s’étire comme un lac dans la constance

éblouie de ton regard

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Gaieté sauvage

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