Ma payse VI

armée pour la première fois en mes mots

l’épaule engagée dans la sauvagerie d’octobre

les mains au chaud dans la ceinture de tes yeux

à mettre le froid en pièces

mes racines dans ton paysage

et c’est assez pour sourire les pointes de feu

du poème et le balcon et la bouche

que nous avons aménagés pour caresser

la vérité et puis l’aubaine d’avoir enfin un visage

que l’on couche le soir criblé de victoires

doigts de poudre pour frémir

faune et flore effrontées en faction sous le casque

d’un sein défait beau comme une migration dernière

comme un jardin à proportion

d’un phare

ou d’un oiseau

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Ma payse VI

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