Turbulente VII

Iris / Van Gogh

c’est comme une poignée de souffles

couchés aussitôt relevés

sous des housses d’horloge

des enveloppes d’étamines

qui ausculteraient les nuages

pour connaître l’heure réelle

celle que l’on devine au pouls

et la vie admirablement vaine

sinon ce délice d’amande

sous son germe d’éternité

je n’ai jamais varié de réponses

tu sais

oui

oui au bleu qui bat la branche

dans le matin cisaillé

d’où l’on revient émue

d’un combat de hanches

librement consenti sous la lune

avec des doigts de buée

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Turbulente VII

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