Les valérianes

Saint -Valéry- sur -Somme

je ne doute plus

ni de l’azur ni des bords

ni de l’extrême douceur

partout demeure l’étendue

d’un bras de mer

un fleuve qui flirte avec les marées

que les oiseaux rallient à tire-d’aile

pour se bercer mutuellement

j’ai répété mon corps assez

pour qu’il me soit attachant

et je viens me baigner

les jambes bleues mues

par un vent d’âme

dans l’estuaire du tendre

pendant que le temps se dissipe

en froids soleils et que le ciel

rend à la terre un juste équilibre

je viens pour l’horizon flotté

pour les brumes blanches de laine

qui tiennent les maisons serrées

dans la couleur

et que l’on écarte des deux mains

pour entendre y vibrer

les valérianes et les pois de senteurs

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Les valérianes

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