Ma payse VII

l’aube attentive que l’on pousse

dans les braises de nos désirs infinis

peu à peu perd sa fleur

et que serait la vie si on savait la vivre

avec le coeur

j’ai perdu le goût du fini

et des peaux sans soleil

et si la vie possède plusieurs fonds

je viendrai sans froisser ton être

là où la douceur est si nue

qu’on pourrait en mourir

je te ferai contre les murs fatigués une maison

toute blottie dans sa discrétion

une maison sans fenêtre

pour l’âme saturée d’aise au cou de la saison

derrière une frange rousse

l’amour comment avais-tu prévu de vivre sans

pour te reposer des nuits et des derniers sommeils

que l’on a à mûrir ?

 

Barbara Auzou.

9 réflexions sur “Ma payse VII

  1. Pingback: Ma payse VII — Lire dit-elle – TYT

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