La brèche et le ravissement

Santorin / Grèce

évidemment on a pour les yeux

la coupole bleue des villages blancs

sur la mer recommencée

et la carte postale trop parfaite

vacuité davantage que vacance

qui voudrait nous surprendre

dans le silence que l’on a conquis

longtemps sur la chaux des années

scolopendre chassant le soleil

sur un muret

je sais de la vie tour à tour

la brèche et le ravissement

la défaite parfois

les parfums la patine du temps

et l’arôme citronnée de très vieilles

vignes qui me mordent au coeur

à toi qui me trouves toujours un peu

trop bouleversée

avec trop d’oiseaux migrateurs

bousculés sur la langue d’une trop

franche fraternité

je te dirai que rien n’est plus vrai

que le frôlement par lequel je te ramène

chaque jour au plus près de moi

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “La brèche et le ravissement

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