La peau du monde

Parc national Manuel Antonio / Costa Rica

le voyage est infini

infini aussi tout ce qui

n’a pas encore reçu de nom

la peau du monde

et l’eau de l’attente

les matrices sombres

et le bois noir de l’arbre à pluie

à dos d’oiseau

dans une lumière de première main

et d’amandiers

il nous faut refaire l’horizon

débridé

y embarquer le poème un matin

avec l’étrange folie

la fête incisive qui éclate

du temps la case minuscule

faire simplement office de vie

vouloir encore que tout bascule

au bleu surpris

manger le soleil dans le cri

d’un capucin

puis déposer des grains d’épices

sur le cuir rouge du couchant

les mains démunies

tendrement unies pourtant

 

Barbara Auzou.

10 réflexions sur “La peau du monde

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