Ma Payse VIII

je n’ai jamais su que faire

des mots éructés

aux racines ils ont interdit

de monter vers le jour

dans un sceau ils ont noyé

l’amour

la terre se tait

et tout arbre levé de songes

et de soleils boit son silence

en plein ciel

je prends près de toi le parti

des chevaux et celui des oiseaux

qui veillent sur la balance

des jours comptés

nos bras partout ont reformé

des arceaux

au-dessus du vide

et je sens à mes doigts cette pression

enfantine

comme la pause d’un jardin

une ortie extirpée de l’aisselle

une douceur qui avance

dans son espace d’échos et dans la voix

la main sur ton coeur je dors les yeux ouverts

comme on pose son rêve sur la nacelle

du diaphragme

qu’on écoute vibrer de toutes ses fleurs

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Ma Payse VIII

  1. Pingback: Ma Payse VIII — Lire dit-elle – TYT

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