Fugacité CVII

Photo Julie

ne les écoute pas te tenir ce langage dur qui déplace les jours sur un versant toujours plus obscur

leurs mots sont mâchés de brouillard

l’attente est creuse

le chemin long et le saule pleure

prends la main de l’enfant livide qui te précède et te prolonge

et retire de son coeur l’épine de nuit qui tourne inlassablement dans le vide

rêve pour lui d’air et de mers

et couche son corps réconcilié contre la mémoire poivré d’un arbre

 

Barbara Auzou.

10 réflexions sur “Fugacité CVII

  1. Pingback: Fugacité CVII — Lire dit-elle – TYT

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