Étreindre

Tunnel de l’amour / Klevan / Ukraine

il est des espaces

qu’on ne peut contraindre

des fantaisies temporelles encore

où hier épouse demain

de lentes poussées de racines

comme des coups de reins

à défaire le nœud terriblement terrien

des servitudes

il y a des trésors d’eau que l’on devine

dans la jarre des mains

et les grandes fatigues qui deviennent clartés

promènent leur corps sur des quais désaffectés

pour se dévêtir dans d’autres corps

la lecture de l’écorce est plus longue

que sa combustion

des oiseaux en nombre que l’on peut étreindre

ouvrent d’impensables successions

de béatitudes

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Étreindre

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s