Appartenance XVIII

je t’aime je m’endors

tout parle et rien ne se dit

ce vœu d’unité que je porte aux hanches

je ne l’ai surpris

que dans le lieu clos d’une intimité

dans le bercement et l’avancée

dans la liberté qu’accorde la nature

à toute note vivante

une rêverie multipliante

qui s’enroule à l’élasticité

de tous les possibles

de tous les chemins

me tape droit au coeur bientôt

ce craquement de branches

cette main tendue intraduisible

la poésie qui est sans promettre rien

sinon une musique grattée dans l’être sonore

 

Barbara Auzou.

10 réflexions sur “Appartenance XVIII

  1. Pingback: Appartenance XVIII — Lire dit-elle – TYT

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