Appartenance XIX

tu vois

les chemins n’ont pas perdu

nos pas malgré la saison avancée

et son tapis volant

les bras venus pour nous ceindre

n’auront pas relâché non plus

leur étreinte de thym d’ancolies

et d’oiseaux

je n’ai plus peur des lunes froides

depuis que je suis assise devant toi

comme un gibier surpris par les flancs

frais

d’une liberté que rien n’aura pu

enfreindre

et la morsure est à réinventer

dans le muscle d’un seul mot

qui vibre sans relâche

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Appartenance XIX

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