Ma Payse XVI

dans la rencontre tiède

de la chair et du bois

l’étreinte de la respiration

fait son nid

l’oiseau subtil du grand ailleurs

y chante le mystère quotidien

qui enclot la feuille et le poème parfois

dans sa ronde

c’est un instant ténu qui serre

l’herbe autour de la maison

comme on replace un sein sur le coeur

la douceur me saisit par la nuque

une à une montent les odeurs

de ce qui reste fragile

je tiens ton ombre claire

encore éclaboussée de rires et de gel

par la main

et j’engrange sous des tréteaux

des moissons de silence

une paix nue et sans victoire

que je pose sur le pivot aléatoire

du monde

en prévision de la gravité finale

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Ma Payse XVI

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