Derrière le pelage du monde XII

voilà tout se tient bien tranquille

j’ai mis du temps à comprendre

que la nuit n’était pas le contraire du jour

pareils l’espace que nous battons d’une seule tempe

le timbre délicat du silence dans l’enfant illimité

que l’on appelle l’amour

et je sais qu’il faut être grave sans mélodrame

achever chaque soir la tâche du matin

dans le lacis fébrile des veines

bravement puisqu’un rêve l’accompagne

qu’il faut atteindre le sol sauvage où la ronce fleurit

contre la bête craquante

s’endormir dans son lit de mains familières

et coucher contre son flanc des prémices de douceur

et des étoiles de rémission

 

Barbara Auzou

7 réflexions sur “Derrière le pelage du monde XII

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