Appartenance XXVIII

ce rose-là

j’invente parfois que c’est toi qui l’a posé

pour renouveler mon jardin

et la peinture complaisante de ce que l’on est

marche en dehors de moi sur ses hanches étroites

pour revenir vivre les choses vraiment

sur ce bout de terrain nu

pour bousculer la somme de l’installé

d’une douceur cérémonielle

le temps s’est couché sur le temps

des fleurs têtues de sororité reniflent

l’âme de ma constance

dans l’ombre des fenêtres des oiseaux

revenus du pays de l’enfance

se glissent entre ma peau accidentelle

et ma part voulue

et me proclament belle pour encore cent ans

 

Barbara Auzou.

12 réflexions sur “Appartenance XXVIII

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