Grand comme (VII)

vois comme on égale les dieux

là parmi les arbres tapis d’enfance

qui se partagent les noyaux

et les étoiles qui dansent là-haut

en jouant avec l’anarchie montante

et descendante de nos vies

la parole décroît à mesure que grandit

le désir de lumière

à mesure que s’installe le souci de l’eau

on fait le recensement des oiseaux

dans le corps lointain

et celui des fleurs extravagantes

dans le cerveau

le silence à son tour veut mûrir

avec l’ordinaire passé sous la peau

qui prend peu à peu un parfum de lilas

seul ce qui est superflu vieillit très vite

près de toi je ne sais plus

que la tenace réalité du rêve

et de son cuivre sur les joues le matin

reste la pudeur quitte du constat

 

le temps n’est qu’une infime torsion

vécue par une autre que moi

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Grand comme (VII)

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