Ma payse XXVIII

dors

on peut désormais se replier dedans

maintenant que l’on a vu comment

c’était dehors

le poème peut commencer

son travail souterrain

maintenant que l’on sait

que seul l’amour prend hauteur d’éternité

qu’il installe quelque chose de muet

et d’utile

un visage réinventé doucement

dans le réseau des doigts

l’égale lumière qui fait l’étreinte

est un défi tranquille

une présence ronde que traversent

les oiseaux de nuit avec l’or de tous leurs voyages

et la chair se penche pour les bercer mieux

pour que d’un passage ils conçoivent le lieu

d’un éternel retour

 

Barbara Auzou.

12 réflexions sur “Ma payse XXVIII

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