L’oreille de la nuit / Lucien Becker

L’oreille très fine de la nuit
n’entend que la flottaison des étoiles
que le bruit d’étoffe des baisers sur les cuisses cossues
sur la voilure des seins
sur le coquillage incrusté dans le golfe des ventres
et toi si près de moi que l’air s’absente entre nous
tu fais sourire le battement de tes paupières
et je me rends
aux plantes de tendresse qui lèvent de ton corps
immenses et douces comme des vallées

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