Derrière le pelage du monde (XXII)

il faudra couper le filet

où se débattent sauvages mille chevaux

encore encore rattraper mon âme au lasso

de crainte qu’elle s’en aille

dans une brève rafale de l’esprit

qui ressemblerait à s’y méprendre

à un rythme ou à un pouls de lumière

garder mon coeur ouvert

avant que le temps ne l’altère

et que l’eau hâtive de toutes nos nuits

protège longtemps ses odeurs d’herbes

et de bétail

ailleurs tout est vieux ailleurs tout s’abrège

fais la ronde autour de mes souliers

pour me garder l’impétuosité au chaud

le regard des pierres s’est retourné

vers le dedans

prêt à l’ombilic d’or et à l’oxygène total

je veux un demain zébré de bonjours

et sur l’orange centrale de mes seins

le sourire de tes yeux

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Derrière le pelage du monde (XXII)

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