Au pied d’un seul arbre LXIX

par jeu patient

les mains soulevées vers

l’ultime soleil

et vers l’acidité des baies

fais moi du ciel

ou quelque chose en suspension

une âme une lampe un oiseau

ou une maison

la pensée à peine formée d’une mer

qui serait venue jusqu’ici autrefois

comme une grande femme timide

avant de mourir d’essaims dans sa robe d’été

dis-moi qu’un pont de fer a replié son tablier

sur le temps

que nous dormons dedans d’un sommeil facile

malgré la vie toujours un peu au-dessus

de ses moyens

malgré ses rêves apatrides qui tremblent

au-dessus des toits

si j’avais été moins fragile

il me semble que j’aurais eu peur de moi

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre LXIX

    • Tu me touches beaucoup Julien…
      J’essaie d’être quelqu’un de bien , ooh pas une béni-oui-oui non, mais je tends à me ressembler davantage avec l’âge…
      Et puis surtout je suis profondément heureuse quand j’écris…
      Je t’embrasse fort

      J’aime

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