Grand comme (XVIII)

quoi qu’il se passe dans nos vies

et puisque nos chairs sont ainsi faites

de ce surplus d’histoire qui tient

tant à la répétition et au fantôme assis

de toutes les fleurs

puisque me voila brunie

au corsage d’un soleil qui titube

et fait l’inventaire des horizons

et de leurs périls

puisqu’il me reste l’avantage de ce sourire

ouvert comme un oui

dans un bouquet fortuit

je serai là

de la luzerne levée à la luzerne fanée

avec mon commerce simple qui t’enchante d’être

avec mon désir d’herbages dans une nouvelle durée

qui monte aux lèvres équitables

et devant le vol sec des éperviers

qui traversent un feu qui tourne de l’œil je te promets

de pincer longtemps la juste note d’une vie traversière

qui jette son jour et son simple à nos fenêtres

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Grand comme (XVIII)

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