Derrière le pelage du monde ( XXIII)

je vois mieux chacun

des oiseaux levés dans cet été de stupeur

j’entends mieux l’animale inquiétude

qu’ils colportent à l’extrême bord

de tout ce qui veut enclore les cœurs

et je pose mes mains sur le ventre de la terre

en pensant à ce que ta main dévêtue a comblé

quand tu m’as touchée d’une exception

toute fraîche encore d’enfance

cette année l’automne en avance

prépare ses feux sur des feux anciens

encore chauds

il faudra bien que la paix éclate quelque part

sur des bouquets de tessitures sincères

sur des sourires radieux où se presse

la foule contenue de mots nouveaux

prends-moi par la taille de la vie

et interdis moi pour toujours le moindre négoce

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Derrière le pelage du monde ( XXIII)

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