Ma Payse XXXVI

la sève aussi effleure le lieu

vois dans la torsion du jour

la silhouette de la tendresse

aux innombrables bras

agrandir ses cercles de patience

toujours

rassembler nos fragments

de sa bouche d’incessante lecture

et remettre la mémoire dans le ventre dur

des fontaines

et puisque je comprends

tes courbes et tes raisons

viens de veine en veine

saluer la ravine toute simple

d’où monte l’aurore entre les yeux

c’est dans les prés spongieux

couronnés d’un ciel de tête

que pousse l’impensable douceur

où se retrousse l’âme et flambe le miel

 

Barbara Auzou

2 réflexions sur “Ma Payse XXXVI

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