Grand comme XXXIV

vois comme le poème

parle de plus en plus par voix d’arbres

et d’herbes

à l’écart des chemins imposés

à l’écart de tout ce qui se jauge sans jamais

se toucher

nous entrons dans un temps qui est le nôtre

un labyrinthe de plein gré

chaque chose prend le nom qu’on lui a inventé

et la beauté embarrassée de ses trois moissons

de la libation de son éternel mystère

a fait son lit dans la terre

nue et fertile de notre imagination

on a continué le dialogue inchangé des corps

leur tendre passion

et si le vent nous aime aujourd’hui

c’est qu’il sait à nouveau quel silence traverser

pour porter son message aux oiseaux de la nuit

afin qu’ils ne rayent pas le ciel

 

Barbara Auzou

2 réflexions sur “Grand comme XXXIV

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s