Ma Payse XXXVI

j’ai lu

dans les yeux d’une lune d’argile

en plein ciel

les prémonitions d’une vie

et tous ses raccourcis fiévreux

entre intime et universel

et je me suis arrêtée là

un feuillage plus tard

prête à revêtir le tablier cérémoniel

d’une tendre intimité

pour une vie qui nous va

qui prend soin de nous

pour un soupçon de romarin

sur les cœurs confiants

pour un phare sur nos nuits noires

pour l’enfance encore sur nos genoux

vois comme le soleil déjà

a redressé sa marge d’erreur

et retrouvé sa pointure animalière

il est temps de rendre la lumière

à nos mains nues

et de signer la quotidienne première page

d’un cahier de verdure

du poème de l’après-pays

 

Barbara Auzou

6 réflexions sur “Ma Payse XXXVI

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