Grand comme XXXVI

tu vois

j’ai fait de mon mieux

avec le grand chien de la nuit

que je devinais encore

tout tremblant d’enfance

mais la lumière sans fenêtre

qui caresse la confiance

qui ouvre des aurores

d’églantines extraites

des plus hautes futaies

c’est toi

c’est toi parce que l’eau méditative

de tes yeux

dans laquelle je dors

sait tout des ruses de la soif

des insectes doux le cristal

silencieux

c’est toi parce que ton corps

de tous les jours serré haut

sur ses hanches

accueille tout à la fois fleurs

et oiseaux

dans un seul songe de sang

parfume déchire et puis se tait

je te regarde

et mon âme en vol s’allège de ses séjours

dans le temps dissipé

 

Barbara Auzou

4 réflexions sur “Grand comme XXXVI

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