Fugacité CCLVI

Photo Julie / Rouen

dans les pièces de la vie

notre présence assidue connaîtra souvent ce frémissement du doute qui retourne la peau

et nous congédie ce retour d’images brèves comme un chant contenu

et c’est un oiseau qui le lâche un matin entre deux battants

qui m’a touchée me touchant?

qui t’a embrassé t’embrassant?

c’est ainsi qu’on se perd de vue devant une vitre

ou un escalier

on ne sait plus ce qu’il y avait avant on évite de penser à l’après

et l’on s’empresse dans son sang musicien d’aller converser avec la première fleur

en mettant dans son geste un amour infini

 

Barbara Auzou.

13 réflexions sur “Fugacité CCLVI

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s