Le soleil sur l’œil vacant

la vie ne cesse de faire le mur

pour emperler l’aurore

aidée par l’arbre des clartés

son dos délibérément à notre disposition

pour passer la saison dure

épouser chaudement la maison

j’entends l’oiseau des matins anfractueux

chanter encore

dans les orées les plus obscures

c’est un merle messager de l’heure blanche

et bientôt tu berceras à ma hanche

le papillon ajourné de l’apaisement

tu lui imposeras la cadence du vent

avant de le lancer vers l’horizon

léger de sa joie honnête

c’est l’heure blanche le rideau

s’ouvre sur la fenêtre

et le temps n’existe plus qu’à mi-chemin

tout est remis à la paume de sa place

le soleil sur l’œil vacant

l’étamine sur le bouquet absent

plus poignant me dis-tu

que tout ce qui se voit

 

Barbara Auzou

2 réflexions sur “Le soleil sur l’œil vacant

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