Première liesse

entre un peu d’air et beaucoup d’absence

ce que je voulais moi c’est la grâce

comme un vivant collier

savoir composer avec l’âme

et ses cordes au bout des doigts

ma main tout entière voulait jouer

la prendre aux hanches

pour la faire voler

l’emmener là où l’ouvert la porte fière

d’une première liesse

la plonger dans son urgence

dans l’étoffe trouée du jour où danse

le pur espace dans ses belles largesses

je voulais savoir ce que la vie contient partout

d’un amour fou et le trouver

au soir je m’échoue rassemblée

dans la minute d’un au-delà

dans cette unité plus vaste déjà

que tu veilles doucement de ton mauve

silence

s’y apaisent tous ensemble

les grands lévriers de la lune

 

Barbara Auzou

5 réflexions sur “Première liesse

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