Au carrefour des vents

quand tu lavais à grandes eaux

ton enfance

et la membrane particulière de ses mots

dans la mer courageuse

quand tu accrochais au cabestan

le grand projet pour la peau

et serrais dans tes mains la fable bleue

des oiseaux

savais-tu alors

que tu ne renoncerais pas aux images

avais-tu pressenti que l’on ne donne à entendre

que ce qui crie en silence

savais-tu qu’un grand soleil sur ses reins

sur les fuseaux lourds de sa durée

t’attendait

pour s’ouvrir les veines

pour te consoler du chagrin des siècles

en te laissant au carrefour des vents

et à la possibilité d’un amour?

 

Barbara Auzou

5 réflexions sur “Au carrefour des vents

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