Tarzan, Intégrale, Volume 2. Joe Kubert.

couv_tarzan_2

Voici enfin le deuxième volume des aventures de TARZAN qui conclut l’intégrale des histoires écrites et dessinées par le grand Joe KUBERT.

Avec ces nouvelles aventures fantastiques dans la plus pure tradition des « pulps » nous nous laissons entraîner des jungles obscures aux ruelles de Paris, ou encore des déserts d’Afrique du Nord à la mythique Cité oubliée d’Opar et nous pourrons aussi découvrir au fil des pages, KORAK, fils de TARZAN et la saga de l’Homme-Lion, féroce adversaire de l’Homme-singe dans un duel sauvage pour la suprématie dans la jungle.

Cet opus nous propose ainsi de redécouvrir de nouvelles adaptations des romans d’Edgar Rice BURROUGHS telles que « le Retour de TARZAN« , deuxième roman de la série alors adapté pour la première fois en bandes dessinées ou encore « TARZAN et L’Homme-Lion », ainsi que d’autres créations de Joe KUBERT.

Toujours aussi fidèles à l’oeuvre d’Edgar Rice BURROUGHS, ces aventures sont autant une évasion intemporelle qu’une déclaration d’amour à la nature sauvage et ses mystères.

Peu d’artistes sont capables de restituer avec autant de dynamisme et d’intensité les scènes d’action que Joe KUBERT. Au cours de son immense carrière il allait littéralement redéfinir les canons de la bande dessinée d’action et inspirer ou former lui-même dans l’école qu’il a fondée, toute une génération de dessinateurs qui allait exploser à partir des années 1980.

Alors au sommet de son art et passionné depuis son enfance des aventures de TARZAN, il signe entre 1972 et 1975 ces adaptations considérées parmi les plus fidèles de l’oeuvre d’Edgar Rice BURROUGHS. À l’occasion des rééditions de ces histoires outre-Atlantique dans les années 2000, il en a supervisé lui-même la restauration des couleurs.

SCENARIOS JOE KUBERT d’après EDGAR RICE BURROUGHS
DESSINS JOE KUBERT
TRADUCTION FRANÇOIS TRUCHAUD
336 PAGES COULEUR.

Paru en Novembre 2018 aux Editions Delirium.

Sauvage éblouie, La Poésie.

fe6d6a5aabe264ed146863e18d51645e

Pas plus au revers d’un talus

Qu’en résidence ouverte sur les grands battants du vent

Soignant les moulins déçus du silence

La poésie ne s’épanche

Sauvage éblouie  Rétive à la rectitude apaisante du roseau trop lourd d’images

Rage et verte vengeance

Dard aigu du regard qui ne voit que lorsque tout s’est tu

Elle plante sa fleur odorante et têtue que le temps ensemence

En plein jour sur l’impénétrable nuit violette du pavot

 

Barbara Auzou.

Soleil versé.

fcc3e83662dc42561d085bcf5a6180db--channel-orange-orange-orange

Revenu pour longtemps d’antalgiques promenades

Tu as versé un soleil d’éclaircies

Sur un réel aux rives instables dont les racines enfouies

jusqu’aux hanches nourrissait le sang saturé de la poésie.

Vois aujourd’hui comme l’abeille attendrie

De nos regards en des ombres incertaines

A cessé de s’enfuir et avec quelle audace incroyable

Elle s’est faite reine de la grande fleur électrique

Jaillie de la branche d’aubaine

Où se balance- énigmatique- notre orange douce.

 

 

Barbara Auzou.

« De si bons amis » de Joyce Maynard.

téléchargement (2)

Quand Ava et Swift Havilland, couple fortuné, décident de prendre sous leur aile Helen McCabe, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, Helen a perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots de serveuse et soirées à faire défiler sur son écran les profils d’hommes célibataires de la région. Après s’être réfugiée depuis l’enfance derrière des récits de vies fantasmées pour masquer sa fragilité, elle trouve auprès des Havilland ce qu’elle a toujours désiré : se sentir unique et aimée.

Dès lors, la vie d’Helen est soumise aux moindres caprices du couple — dont la perversité prend des apparences de bienveillance — les laissant même s’immiscer dans les prémices de sa relation avec Elliot, un comptable dont le quotidien simple et rangé attire le mépris de ses nouveaux amis. Jusqu’où Helen se laissera-t-elle manipuler par les Havilland, tandis qu’une seule chose compte à ses yeux : récupérer la garde d’Oliver ?

Dans ce roman à l’écriture fluide et rigoureusement construit, Joyce Maynard dresse le portrait d’une femme vulnérable et emporte le lecteur au coeur d’une angoissante prise de possession amicale. Jusqu’au moment où Helen sera placée devant un choix aussi imprévu que difficile…

Paru en janvier aux Editions Philippe Rey.

« Orange Amère « Anne Patchett.

9782330118051Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la fille d’un flic qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964. Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.
Albert et Beverly se marient  et quittent la Californie pour la Virginie. Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.
Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, Franny a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère. Devenue sa compagne, elle lui livre des confi dences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire. L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.
Conteuse hors pair, ce qui lui a valu aux États-Unis une popularité jamais démentie, Ann Patchett livre un roman poignant et tendre sur l’enfance, le mystère de la famille et la persistance des liens. Suivant sur plusieurs décennies le destin de personnages lumineux jusque dans leurs zones d’ombre, elle compose un texte intime et littéraire sur ces histoires qui n’appartiennent qu’à nous.

Actes sud. Lettres anglo-américaines.

Paru en Janvier.

Je te rencontrerai dans un rêve inversé./ Jacques Bertin.

Je te verrai, tu seras posée sur la route, loin devant
Dans la chanson des essuie-glaces jamais tout à fait en rythme et toi devant
Posée haut sur la jupe à glissière qui se fend par devant
La forêt écartée sur chaque bord et toi là-haut, devant

C’est à cette heure-là que tu rentres de tes vies secrètes, où étais-tu aller germer ?
Dis, tu m’entends ? Descends de ton matelas d’air
Y a pas de maison au bout de la route, y a la route, là devant
Des appartements qu’on investit, qu’on déserte, des couloirs comme des amours
Et la route là devant

Je te rencontrerai dans notre vie qui est toujours inverse comme un rêve
Peut-être nous nous aimerons, on n’en sait rien
Tu monteras dans la bagnole avec ton air triste et ton sexe
Ta peau blanche et tout ce qu’il faut pour le mal

Et la pluie nous recouvrira.

Symbole.

La Kermesse de campagne, 1625, David Vinckboons, Amsterdam, Rijksmuseum.

david-inckboons-kermesse-a-la-campagne

Tout nous quitta lentement.

La chaîne des causes se cassa net sur ses effets.

Et la déroute des pies dans les grands peupliers

Sonna le retour attendu du symbole dans la chose.

Alors l’on remit les grands tréteaux sur le ventre consentant de la terre

Des sourires sur la face du couchant; des guitares aux doigts des faubourgs.

On dansa gravement sur des ossements anciens

Et lavés au bleu des nuits de lin, on fit l’amour

Sur la grande artère cautérisée du vivant.

 

Barbara Auzou.

« Trouble » de Jergen Olyslaegers.

9782234084247-001-t

Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète et l’uniforme d’un policier. Tandis qu’Anvers résonne sous les bottes de l’occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix.
Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent.

Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine

Editions stock/ La cosmopolite.