Remise du prix de la jeune nouvelle historique.

J’accompagnais cet après-midi mon élève, Pauline, à la remise de son premier prix pour la jeune nouvelle historique. Pour rappel, son texte « Et pourtant on avait l’espérance » est ici. Elle a reçu un chèque une bande dessinée historique dédicacée, plusieurs exemplaires de sa nouvelle et plusieurs recueils collectifs regroupant les nouvelles adultes et la sienne dans la catégorie des moins de  dix-huit ans…Et un autre cadeau que j’ai trouvé extraordinaire pour ma part…

Quatre lauréats dans la catégorie adulte, venant d’autres régions pour trois d’entre eux:

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Et puis Pauline est appelée.

Et la présidente du jury lui demande comment elle est venue à l’écriture. Je lui envoie mes yeux implorants mais trop tard, me voilà dix secondes plus tard auprès d’elle à répondre aux questions et à poser pour les journaux. (je m’aperçois seulement à cet instant que j’ai toujours mes sabots bleus aux pieds..)..Mais le cadeau extraordinaire le voici:

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Le boulanger est un artiste et lui offre un pain géant qui porte le titre de sa nouvelle!

Je repars moi aussi avec un exemplaire de sa nouvelle et un recueil collectif:

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Je me suis éclipsée discrètement pendant le pot (suis sauvage…) après que l’on m’ait demandé si je voulais devenir juré littéraire (euh non) et si j’étais intéressée pour animer un atelier de réhabilitation scolaire par l’écriture (c’est une belle idée mais ..). J’ai fini par dire avec le sourire qu’il fallait que je rentre parce que j’avais un poème sur le feu…

En tout cas, Bravo à toi Pauline. La sensibilité dont ton texte fait preuve a largement creusé la différence.

Florida de Jean Dytar.(Roman graphique.)

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Résumé

Après les miniatures persanes et la peinture du quattrocento, Jean Dytar cède à la magie de la cartographie et ses promesses de découvertes. Il saisit l’occasion pour présenter avec subtilité sa carte de l’âme humaine.

Fin du XVIe siècle. Jacques Le Moyne, jeune cartographe, intègre une expédition française

 pour la Floride. Le projet, initié par les Huguenots, est un échec. Une fois installé à Londres avec sa famille, Jacques ne confie son expérience à personne, pas même à son épouse. Mais de nobles anglais rêvent d’un avenir colonial pour l’Angleterre et sont prêts à toutes les manipulations pour y parvenir

 

 

 

Rester debout de Fabrice Colin.

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1933 : en Allemagne, Hitler accède au pouvoir. Petit à petit, la menace se précise et des rumeurs circulent, auxquelles aucun Juif ne veut croire. Puis c’est la guerre, les premières rafles – et, à cet instant, il est déjà trop tard. Internée à Auschwitz-Birkenau avec sa mère et sa sœur aînée, Simone doit se battre, pour elle et pour les autres. Bientôt, son courage, sa force, sa volonté serviront d’exemples à travers le monde. À jamais survivante, définitivement libre, elle sera prête, alors, à livrer d’autres combats.

Rester debout, c’est l’histoire de la femme la plus populaire de France qui, à la veille de sa mort, se remémore, à travers les brumes d’une longue rêverie féconde, ses premières années. Mais c’est d’abord la chronique d’années tendres et heureuses, le récit d’une enfance qui, malgré la crise et les préjugés, commence sous le signe de l’harmonie familiale – avant, insidieusement, de basculer vers le drame.

À partir de 13 ans.

Paru le 28/03/2018 aux Editions Armand Colin.

 

La peau de mon tambour de Marie Sellier (15 ans et +)

CVT_La-peau-de-mon-tambour_6909Le titre indique déjà l’idée de tension et de vibration. La Peau de mon tambour dit la trajectoire de zoé, adolescente fragile, d’un été à l’autre. De la brûlure du premier à l’éclat du second.Traversée de turbulences entre l’enfant qu’elle n’est plus et l’adulte qu’elle n’est pas encore, bousculée par une mère à la dérive, injuste et agressive. Comment se construire lorsqu’on est constamment dévalorisée? Zoé voit son univers se transformer autour d’elle-sa grand-mère adorée lui semble soudain vieillie, son cousin lui échappe. Alors elle fond, se dilue, s’évapore. Marie Sellier la regarde de loin comme au plus intime, passant de la deuxième à la troisième personne du singulier, longue et courte focale constamment mêlées. son roman est physique, attentif aux sons et aux odeurs, au plus près des corps, pour mieux approcher l’âme.L’ambition littéraire et poétique de ce roman, son exigence, mais aussi son incarnation puissante, transcendent ainsi la rudesse du sujet. Au bout du compte, c’est la lumière qui l’emporte.

D’après un article Télérama-livres.

paru le 21/03/2018.

Atelier poésie: dernières séances…

Voilà, les panneaux pour les portes ouvertes du collège sont achevés.  j’ai demandé aux élèves de retrouver la chronologie de ces rimes à remonter le temps…Un sans faute.

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Le bricolage terminé, nous nous sommes remis à écrire. J’ai demandé aux élèves de partir de l’idée d’un « tabouret bas »…

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Le texte de Marie:

 

Un village

une cafétéria

sur un tabouret bas,

une personne

assise devant une table

immaculée.

Une tasse de café

Une tristesse passagère

couleur ébène.

 

Le texte d  ‘ Elise

 

Je m’assieds sur un tabouret bas,

je prends ma plus belle plume

et je fais le premier pas.

J’ouvre grands mes yeux

et jette mes regrets au feu.

 

 

Le texte de Kimi:

 

Sur un tabouret bas,

tu m’as laissée là.

Alors que je ne suis rien sans toi.

Mais que sais-tu de moi?

Je t’ai attendu.

N’es-tu jamais venu?

Je me suis endormie,

glissant petit à petit dans un oubli

où personne après moi n’entrerait.

 

et le mien:

 

 

J’ai attrapé la rage

à la gorge de son galop

furieux et l’ai enfermée

dans les couloirs d’un chant ordinaire

sur un tabouret bas et frileux

l’obligeant à laver l’insulte

faite aux coquelicots.

 

Alors, la mémoire s’est redressée

surprise devant la frêle fleur de l’absolu.

 

MME Auzou.

 

 

 

Atelier Poésie : remise des prix cet après-midi…Ou comment clore en beauté cette vingtième année d’existence d’un atelier dont je ne me suis jamais lassée…

 Eh bien voilà, c’est terminé officiellement pour l’atelier poésie cette année (mais nous allons continuer à nous retrouver les mardis et jeudis midi encore un peu…)

L’atelier a remporté ce prix pour la septième année consécutive avec le livret collectif « Des rimes à remonter le temps » et les membres du jury se sont dits impressionnés par cette remontée du temps, de Gilgamesh à une réflexion finale sur l’éternité. Alors je remercie chaleureusement les élèves qui me donnent à penser que la poésie est bien vivante . De mon côté, j’espère leur avoir montré qu’elle était présence choisie au monde et art de vivre,  acte de résistance aussi.

Beaucoup des élèves qui m’accompagnent depuis quatre ans maintenant vont partir vers d’autres horizons. Alors, Achille, Ronan, Jade, Gwenaïs, Marie, Marie, Lucie, Emma…J’espère que la poésie accompagnera votre vie.

Bravo à vous tous.

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Mes cadeaux personnels!

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Le président de l’Amopa, appelant les Lauréats…

Et une petite partie de mes poètes:

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Bravo à vous. Vous m’avez donné de bien beaux moments de poésie….