Remise du prix de la nouvelle historique pour mon élève de troisième, Kimi.

La nouvelle de kimi est ici

Après ma journée de travail, j’ai emmené mon élève recevoir son prix . Elle l’a reçu des mains de l’écrivain Michel Bussi, président du jury cette année…

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Deux livres de Michel Bussi dédicacés (je lui en est offert un pour la remercier), 10 plaquettes de sa nouvelle, 3 recueils collectifs, un chèque…De beaux cadeaux…

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Kimi et Michel Bussi…

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Bon..et moi aussi j’ai eu mon cadeau..

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Après une interview sur mon atelier poésie, j’ai ramené Kimi chez elle, me suis un peu perdue dans la campagne jusqu’à ce qu’une cigogne m’indique le chemin…

Bravo encore Kimi…

 

 

Concours de nouvelles historiques du Haut-Cailly: Premier prix des moins de 18 ans pour mon Elève, Kimi.

Après Pauline l’année dernière, c’est Kimi, une de mes élèves de troisième également qui remporte le premier prix de la nouvelle historique des moins de dix-huit ans…Le sujet était: Cailly, 1919: Le Temps des retrouvailles…Je te félicite, Kimi, d’autant que je te l’ai proposé dans l’urgence…

Remise du prix le jeudi 14 Mars à 16h (mais c’est une heure de cours ça!) On s’arrangera et je t’emmènerai recevoir ton prix…

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Atelier Poésie: Les cadavres exquis, la suite.

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Préparation de la banque de mots dans les chapeaux-melons …

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Les Élèves:

 

Un autocar rempli d’artistes a été bombardé d’ovules haineux.

Suzane.

 

Un nymphéa proposa une séance d’hypocrisie à son amie mais celle-ci, exorbitée préféra son vannage.

Domitille 

 

Je suis certaine que j’ai pris un tas d’ossements pour éteindre une chandelle.

Fanette 

 

Quand le génie du coffre m’a infligé la perte du nord ,j’étais faible.

Suzane 

 

Un corps déchiqueté a été retrouvé dans une flaque d’ordures à la plage 

Fanette 

 

L’hypocrisie en embuscade, cette désolante mascarade, éteint la lumière.

Héloïse 

 

J’ai mâchonné des ordures, exploré ma bouche ,et animé des potins.

Clémence 

 

Le malade courant vers le nord est enthousiaste à l’idée de sauter dans le cercueil.

Suzane.

 


 

 

Un ovule qui veut se pendre a convenu d’un rendez-vous avec une plinthe.

Suzane.

 

Se serait-il douté que lors de ce rencart, il prendrait du salpêtre en tant que drogue et se retrouverait saltimbanque?

Kimi.

 

Un gnome à l’opéra insulta le pompage du jusqu’au-boutisme et termina sa vie en filigrane.

Domitille.

 

Il faut exploser sous la nappe et crier pour prendre la parole.

Alice.

 

La reine aménage la remarque d’un homme d’une séance de grisou.

Emma

 

Un insecte à voix suave était pourchassé par un inconnu en apesanteur qui voulait le convertir en confiture.

Héloïse.

 

Il est primordial de bombarder les ossements d’éventails haineux.

Clémence.

 

La perte de mon eye-liner n’est pas un prétexte à l’hydrogène!

Suzane.

 

Un herbivore couvert de taffetas mangea un dernier ragoût avant la mort qui viendrait le cisailler pour hérésie.

Kimi.

 

Un génie fait un clin d’oeil à un doigt recouvert de sparadrap pour qu’il prenne le coffre.

Capucine.

 

Un corps rempli d’hypocrisie  qui cherche des salamalecs se déplace dans un champ d’hellébores.

Suzanne.

 

 

« Nos éclats de miroir » de Florence Hinckel (Roman jeunesse)

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Auteur : F. Hinckel
Illustrateur : S. Maxwell
Une tranche de vie d’une ado de 15 ans,qui s’ouvre au monde grâce à l’écriture
Résumé : Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours. Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, Anne Frank. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou me bouleverse. Toutes ces choses que je n’oserais jamais dire à voix haute : le voile devant les yeux de ma mère ; ma meilleure et parfois cruelle amie Bérénice ; ma grande sœur, si forte et déterminée ; Dimitri, mon amour d’enfance perdu de vue ; la complexité du monde. Mais aussi mon reflet, si mouvant qu’il m’échappe… ou parfois se brise.
Je vais te parler de nos éclats de miroirs.
Les tiens, les miens, les leurs.
Dès 12 ans.

Avant de partir en vacances…

L’académie de Rouen est la première zone à être en vacances d’hiver ce 08 février..Une aberration après 5 semaines de cours seulement (le minimum était de 6 semaines il y a encore peu de temps)…Mais cela permet l’étalement de la saison de ski jusqu’en Mars!!!…Il paraît que le rythme de l’enfant est primordial, si, si il paraît…

Alors ce matin, les quatrièmes ont accroché leurs « Fake News » dans les couloirs:

Et les troisièmes ont bénéficié à nouveau de deux heures d’initiation théâtrale: un Shakespeare très..revisité!

Atelier Poésie d’avant-vacances. Cadavres exquis et distribution des livrets…

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Quelques-uns:

 

Une nébuleuse invaincue se retrouve face à un garçon trop gâté.

Alice.

En altitude, le minus nourrit sa géographie avec modération.

Suzane.

Ma réflexion est d’attaquer un blaireau en altitude car il m’a négligée.

Fanette.

C’est fou comme un artiste inconstant peut faire des choses sucrées lors des festivités.

Clémence.

J’ai attaqué le textile harmonieusement sur sa monture. Les gens m’ont prise pour une folle.

Clémence.

Je ne nie pas que c’est déplaisant de commencer à encastrer l’Atlantique.

Fanette.

Un musicien ébouillanté se met à jouer dans un Boui-Boui de Côte d’Ivoire.

Emma.

J’ai emboîté  cet entêtant manoir avec ton joyeux sommier mais j’en ai négligé une partie!

Héloïse.

Un major ébouillante une sculpture dans un festival vaporeux.

Fanette.

Un homme s’esclaffe de la fermeture inopinée du baragouin et le nie.

Emma.

Tout a commencé dans les festivités quand un brachycéphale a posté une encyclique.

Suzane.

 

J’ai enfin pu offrir un livret à chacun des 16 élèves!

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Le Marchand de Venise: 4ème heure d’initiation pour les élèves de Troisième…

 

Rémi, le comédien, avait demandé aux élèves de faire le portrait physique et moral de leur personnage pour aujourd’hui, tel qu’il l’imaginait EUX…

Certains les avaient dessinés:

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Chacun, à tour de rôle, est ensuite venu incarner son personnage devant les autres. Le maître-mot étant l’exagération.

Valentin a choisi d’incarner une Portia Ch’ti et nous a fait beaucoup rire…

Les textes doivent être sus pour la séance du jeudi 07 février…

La confection du livret poésie des élèves est terminée…mais.

J’ai terminé aujourd’hui la mise en page du livret poésie pour les élèves de l’atelier…Il comporte finalement 52 pages, bien plus que je ne pensais…

Voici les premières pages…Je ne parviens plus à me satisfaire esthétiquement de la reliure avec boudins-spirales format A4…Mon souhait serait un format A5 agraffé…Aussi je me tourne vers vous. Quelqu’un connaît-il un service d’imprimerie en ligne en mesure de réaliser 18 livrets de 52 pages pour un moindre coût sachant qu’au delà de 100 euros le collège ne prendra plus en charge? Merci de m’apporter vos lumières!

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Atelier poésie: Dernière séance avant la mise en page du livret.

C’était ce midi la dernière séance d’Atelier poésie consacrée au thème des poètes du 20ème siècle. L’atelier reprendra dans 15 jours avec un thème nouveau et  j’espère pouvoir offrir à chacun des élèves un livret  collectif et relié des  poèmes écrits depuis septembre.

Le dernier poème:  Plein ciel, de Jules Supervielle.

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 J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Et je m’enfonçais

Dans le jour ardent.

Rien ne m’arrêtait.

  J’allais sans savoir

  C’était un navire

  Plutôt qu’un cheval.

  C’était un désir

  Plutôt  qu’un navire.

   C’était un cheval

   Comme on n’en voit pas.

   Tête de coursier

   Robe de délire

   Un vent qui hennit

   En se répandant.

   Je  montais toujours

   Et faisais des signes.

  …Suivez mon chemin,

   Vous pouvez venir

   Mes meilleurs amis

   La route est sereine

   Le ciel est ouvert.

   Mais qui parle ainsi?

   Je me perds de vue

   Dans cette altitude.

   Me distinguez-vous?

   Je suis celui qui

   Parlait tout à l’heure

   Suis-je encore celui

   Qui parle à présent?

   Vous-même, amis

   Etes-vous les mêmes?

   L’un efface l’autre

   Et change en montant. 

Les élèves:

 

J’ai rêvé

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

La crinière flottant au vent

Il galopait sur les nuages

Et buvait les rayons du soleil

Et quand lui s’assoupissait

Je me réveillais en tremblant

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

 

Suzane, 6ème

 

 

Le marchand de sable était passé

Par les vagues du rêve dans le quel j’étais.

Je fus bercée.

J’étais loin au-dessus du monde.

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Et rien n’égalait cette merveille

Ah cette sensation de voler

Entre les nuages illuminés

Par les rayons dorés

D’un soleil embrasant l’horizon

Et le monde était nouveau

À mes yeux

Brûlants de mille feux.

Kimi, 3ème.

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Le vent déployait son arsenal

À côté une hirondelle

Se battait de son mieux

Mais se cogna à un arbre creux

Elle tomba par terre

Je restais dans la course

J’avançais sur la pierre

La fourrure de mon cheval était douce

Le vent me poussait

Mais je restais

La force me quittait

Et mon espoir demeurait

 

Fanette, 6ème.

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Galopant sur les nuages

S’abreuvant dans la pluie

Équidé céleste

Hennit sous la foudre écrasante

Ricochets des vents

Tornades imprévisibles changements

Animal fantastique

Fuyant sur terre

Entre les rochers celtiques

D’un lieu sacré

Où personne n’a posé le pied

Protecteur de ces endroits

Même si aucun être vivant ne le voit

La pureté de son cœur

N’est rien d’autre que la fraîcheur

De la liberté et du bonheur

Kimi, 3ème.

 

 

Une fois là-bas

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

La vie était parfaite

Dans la nuée éternelle

Mais ce n’était qu’un rêve

Mes yeux se réveillèrent

Là où j’étais resté

Devant un poney éclairé

Sur des heures trop brèves

 

Enzo, 6ème

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Il était un peu pâle

J’ai crié au vent

Pour ne pas qu’il s’en aille

Sur un nuage éblouissant

Et me redonne l’envie

De champs fleuris

En aval du ciel

 

Clémence, 3ème.

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Nous jouions près du canal

Un moment éternel

Mais à minuit

Il s’évaporait dans l’eau

Pourtant il revenait chaque nuit

Et m’offrait un petit bateau

Que l’on posait sur la rivière

Il avançait avec la complicité de l’air

C’était notre secret

On le partageait comme du miel

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

 

 

Fanette, 6ème.

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Ce n’était pas un nuage

Ce n’était pas un soleil

C’était plutôt une éclaircie

Comme une étoile éternelle

J’aurais préféré avoir un chat

Et la douceur d’un fil de soie

Mais j’avais un cheval

Un cheval comme on n’en voit pas

Avec des yeux d’étincelles

 

Capucine, 3ème.

 

 

J’avais un espoir

dans un champ d’effroi

Une larme gelée

Par temps brûlant

Venant à son tour

me délier les doigts.

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Où poussaient des étoiles.

Parfois elles se décrochaient

Charriant dans le vent

Le malheur

Pour laisser derrière elles

Des poussières de bonheur.

 

 

Domitille, 3ème.

 

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel.

Quand je le montais

Je me sentais belle.

Il éclairait le jour

De rayons de soleil

Et protégeait mes nuits

Des cauchemars éternels.

J’avais une vache

Dans un océan de nuages

Elle était peureuse et lâche

Et pourtant très sage.

Elle était noire

Mais pleine d’espoir

Souriait le jour

Et pleurait la nuit.

Mon cheval et ma vache

Étaient le yin et le yang

De ma jeune vie.

 

Héloïse, 3ème.

Concours de nouvelles historiques du Haut-Cailly: c’est reparti.

J’avais l’année dernière présenté Pauline, élève de troisième, qui avait remporté le premier prix des moins de 18 ans. (c’est ici ) Cette année c’est Kimi (élève de troisième) aussi qui s’y est collé! Je la félicite d’autant plus que je me suis décidée très tard et qu’elle a , de ce fait, bénéficié de peu de temps pour écrire son texte.

Le thème cette année était : Cailly, 1919: Les retrouvailles.

Voici son texte:

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