Atelier poésie: Les plus jeunes terminent leurs poèmes sur Gilgamesh, les plus grands travaillent sur l’Egypte antique…

Les sixièmes terminent leurs poèmes sur Gilgamesh…Elle avaient beaucoup de complexes au début car les plus grands avançaient plus vite…Elles sont rassurées aujourd’hui et ont pu terminer leurs premiers poèmes. Les Voici: (de même que ceux de deux élèves (4ème et 5ème) inscrites ce jour et d’un élève de troisième qui est venu pour la première fois aujourd’hui):

Eau de vie eternelle

Pour l’âme mortelle

Celui qui en boit ne peut mourir

Mais non plus rajeunir

Il se contente de vieillir

La mort n’est plus

L’ennemi c’est lui

Cruel fardeau à porter

Cruel cadeau empoisonné

Pour un esprit las

Dans un corps abîmé

C’est un poids trop lourd

Pour des épaules fatiguées

Homme maudit d’avoir bu

Cherchant une planche de salut

Achille, 3ème

 

 

Uruk ville de terres

Ville de lettres ville de fer

Où règne un roi sanguinaire

Uruk ville mystique

Ville mythologique

Où est venu l’homme sauvage

Uruk ville d’entre les âges

Uruk où a eu lieu

Un combat de Dieux

Où a eu lieu un combat de jumeaux

Jumeaux de sang

Et jumeaux de peau

Qui combattent pour les dieux

Et pour les morts

D’un règne déjà vieux

Uruk ville de glaise

Ville de braises

Achille, 3ème

 

 

 

Dans une eau

Couleur de jour

Couleur de nuit

Gilgamesh plongea

Récupérant la fleur de vie

Qui devait lui donner

L’éternelle jeunesse

Aux pétales dorés

Le souffle coupé

Mais plein de promesses

Il puisa dans ses dernières forces

Pour remonter

Transfiguré

Capucine, 4ème

 

 

 

Gilgamesh fut subjugué

Lors d’un combat qui le destinait

À l’imbattable Enkidu

Semblable à un loup

Devenus inséparables

Ils menèrent des quêtes inimaginables

Et partirent pour des expéditions

Gonflés de grandes ambitions

Ils revinrent victorieux

Et très heureux

Ce n’est que plus tard

Que Gilgamesh se refusa

À la déesse Ishtar

Elise, 5ème

 

 

 

Un homme du nom de Gilgamesh

Cherchait une fleur magique

Pour sauver son ami Enkidu

Atteint d’une maladie tragique

C’était un projet doux

Et une infructueuse pêche

Mais un beau récit héroïque

Qui devint l’épopée de Gilgamesh

Bertille, 6ème

 

 

 

C’est un roi en quête d’immortalité

Qui sur son chemin rencontra l’immortalité

Raconta t-il lui-même son épopée?

On peut en douter

Gilgamesh rencontra l’amitié

Etrangement dans un échange guerrier

Et s’il ne tua pas son ennemi

Il s’en fit un ami

Cela devint le poème d’Enkidu

L’homme au regard doux

Zoé, 6ème

 

 

 

Un combat s’impose

Entre deux ennemis

Aucun des deux

Ne remporte le terrible défi

Et ils deviennent amis

Enkidu meurt

Dans des souffrances inouïes

Gilgamesh ouvre les yeux

Sur la mort mais aussi

Sur le sens de la vie

Clara, 6ème

 

Ceux qui sont déjà bien en avance travaillent déjà sur la deuxième époque: L’Egypte antique:

 

Le temple funéraire

Accueille dans son antre

Les mystères de l’enfer

Son mythe légendaire

Conte les défunts du Caire

Par la robe d’un oiseau

Enfermée dans un tombeau

Sous des pierres polies

Empilées avec minutie

Jade, 3ème

 

 

 

Régnait sur l’Egypte un Dieu

Sage bon et vieux

Son fils était jaloux

Et le tua dans son courroux

Seth tua Osiris

Mais son épouse Isis

Réunit les morceaux

Retrouva les entrailles

Les lambeaux

Et grâce à sa magie

Créa la première momie

Osiris ressuscité

Envoya son fils Ré

Tuer son frère

Le venger

Achille, 3ème

 

 

 

Osiris souverain du royaume des morts

Fut bien rassuré sur son sort

Lorsque Seth son frère le tua

Car Isis sa femme le ressucita

Son fils Horus le vengea

En tuant Seth qui tomba

Faire tomber des dynasties

Dans l’Egypte antique

Se répétait à l’envi

Et cela n’avait rien de tragique

Ainsi on revenait à la vie

Pour retomber dans l’oubli

Kimi, 4ème

 

 

 

 

 

Ciné-Poème: pour porter un autre regard sur la poésie…

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Voici un DVD incontournable pour porter un autre regard sur la poésie! (Ce dvd est utilisable du cycle 2 jusqu’au lycée!) Le format court des films est particulièrement adapté pour qu’on puisse les exploiter facilement.C’est une autre façon de travailler la maîtrise de la langue et d’entrer en poésie!

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Primo Lévi: Bande dessinée…

« Primo Levi »:de Matteo Mastragostino et Allessandro Ranghiasci (Steinkis, 120p) parue le 06/09/2017

Quelques mois avant sa mort, Primo Levi rencontre les élèves d’une école primaire de Turin, celle-là même qu’il a fréquentée enfant. Comme il l’a fait sa vie durant, il témoigne auprès d’eux de ce qu’il a vécu.
Avec une douce fermeté, il leur parle de l’Holocauste, leur raconte comment il a réussi à survivre à l’enfer d’Auschwitz.
Question après question, les élèves ouvrent les yeux sur cette terrible page de l’histoire du XXe siècle.

Des bulles et des lettres: « Nerval, l’inconsolé « : bande dessinée…

Date de publication : 6 septembre 2017

Gérard Labrunie n’est pas encore Gérard De Nerval quand il traduit de manière presque définitive le Faust de Goethe, à seulement 19 ans.Et pourtant, le poète tourmenté est déjà pleinement là: Lire la suite

D’autres poèmes sur Gilgamesh…

Les élèves de l’atelier poésie continueront à travailler sur l’épopée de Gilgamesh encore deux ou trois semaines avant de s’attaquer à L’Odyssée…Je leur ai promis de publier ici leurs poèmes au fur et à mesure…

Taureau céleste

Dénué de grâce et de mouvements lestes

Devient jouet d’une déesse

Son corps robuste fait pour le combat

Ne survivra malheureusement pas

À la démesure d’un homme courtisé

Et à son épée aiguisée

L’odieuse princesse

Vaincue avec hardiesse

Se verra rongée par la haine

Les membres mutilés

Du taureau achevé

Se verront déposés

Aux pieds d’un Dieu écoeuré

 

Jade, 3ème

 

 

C’est parce qu’il n’y eut ni vainqueur

Ni vaincu

Pas plus Gilgamesh

Qu’Enkidu

Ensemble imparables

Devenus inséparables

Qu’ils furent l’un à l’autre arrachés

Alors commença la grande épopée

Vers la fleur d’immortalité

Quand Enkidu le foudroya encore une fois

Le serpent goba ses chances

De demeurer ici-bas..

Benjamin, 4ème

 

 

Anu, le taureau céleste

Sortit de sa sieste

Lorsque la déesse Ishtar

Se mit en pétard

Elle envoya le taureau

Pour la couper de ses maux

Mais Gilgamesh et Enkidu

En vinrent finalement à bout

Ils sauvèrent ainsi Uruk de la destruction

Ce fut hélas la damnation

Quand Enkidu jeta un membre du taureau

Au visage de la déesse en sanglots

Kimi, 4ème

 

 

À chercher la belle fleur

Il s’arracha le coeur

Comme une hirondelle

Perdant ses belles ailes

L’hydre les lui arracha

Jamais il ne les retrouva

Subissant le martyre

Obligé de repartir

Toujours il s’en voulut

Toujours il pleura Enkidu

Benjamin, 4ème

 

 

La vie que renferme

Le lotus sacré

N’a plus que pour destinée

D’être arraché à ses terres

Plante de jouvence

Plante d’espérance

Son pistil enchanté

Se dresse avec insolence

Face à l’éternité

Jade, 3ème

 

Poème à quatre mains: Kimi et Benjamin:

 

Moi Enkidu

L’homme aux yeux doux

Les dieux m’ont créé

pour rétablir la pureté

Je me suis battu

Et je les ai déçus

Gilgamesh devint

Ma seconde main

Après plusieurs affronts

Ils me refusèrent leur pardon

Ils envoyèrent la maladie

Me prendre la vie

Mon ami en fut attristé

Et ne put que pleurer

 

 

 

L’école dans la littérature (suite): Les Années Douces de Hiromi Kawakami

 

  Tsukiko a 37 ans. Elle est célibataire, solitaire, pas malheureuse… juste un peu hors du monde. Un jour, elle retrouve son ancien professeur de japonais, de 30 ans son aîné. Se tisse entre eux une relation étrange, respectueuse, mais étonnamment belle et simple. Des rencontres « au hasard », sans rendez-vous, juste comme ça. Ils boivent du saké, de la bière, cueillent des champignons, vont voir des cerisiers en fleurs. Ils profitent de la présence de l’un et de l’autre pour apprécier ces moments éphémères qui rendent le quotidien magnifique dans toute sa simplicité.

Cette relation qui se bâtit doucement, sans que ce soit prévu, est tout à fait attendrissante. Lire la suite

L’école dans la littérature (suite): Jane Eyre de Charlotte Brontë…

Jane Eyre, une jeune orpheline recueillie par son oncle, aujourd’hui décédé, vit un enfer quotidien dans la riche demeure de sa tante. Celle-ci la déteste et elle est régulièrement harcelée, voire battue par son cousin John. Sa tante finit par la placer dans un pensionnat extrêmement sévère et insalubre. Malgré la dureté de la vie dans cette école, Jane y trouve une forme d’épanouissement par les études et deviendra elle-même enseignante au pensionnat. L’école rendue morose par le départ d’une de ses amies très chère, Jane tente de trouver un poste de préceptrice dans une famille. Le poste qu’elle trouvera au manoir de Thornfield changera radicalement le cours de sa vie…

Extrait:

 

« . À chaque bout se dressaient deux tables éclairées chacune par deux chandelles. Autour étaient assises sur des bancs des jeunes filles dont l’âge variait depuis dix jusqu’à vingt ans. Elles me semblèrent innombrables, quoiqu’en réalité elles ne fussent pas plus de quatre-vingts. Elles portaient toutes le même costume : des robes en étoffe brune et d’une forme étrange ; et par-dessus la robe de longs tabliers de toile. C’était l’heure de l’étude ; elles repassaient leurs leçons du lendemain, et de là provenait le murmure que j’avais entendu. Mlle Miller me fit signe de m’asseoir sur un banc près de la porte ; puis, se dirigeant vers le bout de cette longue chambre, elle s’écria :

« Monitrices, réunissez les livres de leçons et retirez-les. »

Quatre grandes filles se levèrent des différentes tables, prirent les livres et les mirent de côté.

Mlle Miller s’écria de nouveau :

« Monitrices, allez chercher le souper. »

Les quatre jeunes filles sortirent et revinrent au bout de quelques instants, portant chacune un plateau sur lequel un gâteau, que je ne reconnus pas d’abord, avait été placé et coupé par morceaux. Au milieu, je vis un gobelet et un vase plein d’eau. Les parts furent distribuées aux élèves, et celles qui avaient soif prirent un peu d’eau dans le gobelet qui servait à toutes. Quand arriva mon tour, je bus, car j’étais très altérée, mais je ne pus rien manger ; l’excitation et la fatigue du voyage m’avaient retiré l’appétit. Lorsque le plateau passa devant moi, je pus voir que le souper se composait d’un gâteau d’avoine coupé en tranches.

Le repas achevé, Mlle Miller lut la prière, et les jeunes filles montèrent l’escalier deux par deux. Épuisée par la fatigue, je fis peu d’attention au dortoir ; cependant il me parut très long, comme la salle d’étude. »

Les devoirs, comment ça se passe ailleurs?

C’est le dossier de la semaine du JDE…

Un petit tour du monde de ces fameux « devoirs » qui provoquent tant de débats…Ce sont les élèves chinois qui ont le plus de devoirs avec 13,8h/semaine, suivis des russes avec 9h/semaine puis des italiens avec 8h/semaine…En France, c’est plus raisonnable avec 5,2h/semaine…Pourtant les devoirs provoquent bien des discussions.En donner ou pas, telle est la question!

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D’après le JDE Du 07 septembre.

 

 

 

L ‘atelier poésie a ré-ouvert ses portes aujourd’hui…

L’atelier poésie a ré-ouvert ses portes aujourd’hui. À ce jour dix-sept élèves sont inscrits, de la sixième à la troisième…Le thème pour ce premier semestre est : Des rimes à remonter le temps. Nous allons donc travailler par grandes époques (Antiquité, Moyen-âge, Renaissance…Etc…). Nous avons commencé aujourd’hui avec l’épopée de Gilgamesh…La difficulté était pour moi de bien accompagner les élèves à travers ce thème difficile et surtout les sixièmes qui viennent d’arriver et qui sont mélangés aux grands dont c’est la quatrième année de participation à l’atelier…Il fallait donc rendre la chose attractive.Nous avons donc commencé par une petite vidéo (merci au passage à Pierrick qui me l’a conseillée…), puis nous avons beaucoup discuté…

 

Les premiers poèmes:

Il voulait être immortel

Ne pas mourir comme son ami

De colère ou de maladie

Et c’est la pensée triste

Qu’il partit chercher un oasis

Il y trouva la fleur de vie

Et de quoi noyer son ennui

Marie, 3ème

 

 

 

Vieux de cinq mille ans

Cet ancien tyran

De son palais

Les martyrisaient

Avec Enkidu

Son ami aux yeux doux

Ils partirent pour une épopée

Qui devait un jour rester gravée

Victorieux ils ont vaincu

Humbaba n’a pas survécu

Mais Enkidu ne se releva pas

Quelque chose de plus fort le tua

La maladie impensable

La maladie incurable

Qui plongerait Gilgamesh

Dans un chagrin durable

Benjamin, 4ème

 

 

 

Allant tuer Humbaba

Ils furent pris de désarroi

Quand ils le virent sortir de tout côté

Alors ils devinrent enragés

Gilgamesh fut acclamé

Par un peuple émerveillé

Mais Enkidu était tombé

Et Gilgamesh était effondré

La maladie quelle folie

Lui avait ravi son ami

C’était un bien cher prix

Pour pouvoir rentrer chez lui

Kimi, 4ème

 

 

 

 Gilgamesh, pauvre hirondelle

Cherchait les secrets de la vie éternelle

Parvenu au bout du monde

Ignorant encore que la terre était ronde

Son coeur brisé gravait dans la pierre

Les traces de sa longue épopée

Fourbu et plein de tristesse

Il rentra avec paresse

Alors que son peuple l’acclamait

Tout bas il pleurait

Regrettant son ancien ami

Arraché soudainement à lui

Benjamin, 4ème

 

 

Si c’était parmi les cèdres

Que j’étais destiné à te perdre

J’aurais gravé sur ton torse

Mon pouvoir et ma force

Toi mon égal enrichi

Toi mon meilleur ami

Je n’ai eu pour destinée

Que d’affirmer nos liens entremêlés

 Et c ‘est de notre amitié

Que l’on fit une épopée

Jade, 3ème