Les parodies du monologue de Don Diegue en 4ème.

Quelques copies d’élèves…

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Par Esteban:

Ô rage! Ô désespoir! Ô travail ennemi!

N’ai-je donc tant vécu que pour gagner ma vie

Et ne suis-je aigri dans les travaux scolaires

Que pour voir en un jour éclater tant de colère?

Mon travail qu’avec respect toute la classe admire

Mon travail tant de fois signé Esteban Lemire

Tant de fois pourtant  me fit perdre espoir

trahi par les professeurs et leurs âmes noires?

Ô cruel souvenir de mes exposés ratés!

Contrôles inutiles  à jamais enragés!

Nouvelle année fatale à mon bonheur

Précipice élevé d’où tombe ma candeur!

Faut-il de mon état voir triompher les soucis

Et mourir sans travail ou vivre puni?

 

Par Léïa:

 

Ô rage, Ô désespoir, Ô choux de Bruxelles ennemis!

N’ai-je donc tant vécu que pour cette tromperie

Et ne me suis blanchie dans les travaux jardiniers

Que pour voir en un jour mûrir ces billes sur leurs pieds?

Mon bras qu’avec respect tout le voisinage admire

Mon bras qui tant de fois du potager a fait un empire

Trahit donc mes dégoûts jusqu’à me faire vomir?

Ô cruel légume de mon jardin affublé!

Récoltes de tant de jours en un jour périmées!

Nouvel aliment fatal à mon estomac

Haute pousse d’où je tombe bien bas!

Faut-il par votre odeur voir plisser mon nez

Et mourir sur l’heure ou vivre empoisonné?

 

Par Titouan...

Parodie du monologue de Don Diegue

 

Année scolaire 2018-2019.

Je m’apprête à faire ma 26ème rentrée en tant qu’enseignante…Mais ma 47ème en tout…Vous me direz, ce n’est qu’une question de place par rapport au bureau et pourtant non, je suis rarement derrière le bureau, plus d’estrade et des îlots de travail dans ma salle de classe et puis un autre look qu’à 4 ans…Terminé les chaussettes jaunes sur les mollets grassouillets et les couettes coupées depuis très longtemps! Ce qui perdure finalement ce doit-être le même genre de sourire de rentrée scolaire….

barbaraCette année, pas de changement par rapport à l’année dernière, sauf bouleversement de dernière minute: j’aurai  donc une sixième, deux quatrièmes et une troisième

Aussi mes préparations sont bien rodées pour l’essentiel même si chaque année j’y apporte quelques changements et que je fais de nouvelles tentatives. Je publierai demain mes progressions pour les trois niveaux car mon tableau de bord wordpress m’indique depuis quelques jours que le pédagogique est à nouveau consulté, la rentrée approchant…Toutefois, je tenais à signaler ce blog fabuleux pour les enseignants de français: Le Fil de Laure.

Les projets:

En 6ème:

Cette année mon établissement accueille une quinzaine d’enfants de l’IME d’un village voisin. Une salle leur est dédiée, tout près  de ma propre salle 128. Ils s’adapteront à leur nouvel environnement et les échanges devraient s’installer progressivement entre ces enfants porteurs de handicaps et nos élèves. J’ai évidemment très envie qu’ils viennent dans ma classe de sixième et de pouvoir susciter le lien et le partage. À suivre donc, pour des échanges théâtraux sans doute.

En 4ème: Je reprends l’idée de mon ami Pierrick et je vais faire rédiger aux élèves des journaux intimes de personnages fictifs pendant la révolution.

En 3ème: j’ai rempilé avec la compagnie Naxos théâtre .

J’avais travaillé sur l’adaptation du journal d’Anne Frank l’année dernière avec eux et beaucoup apprécié leurs interventions. Ils interviendront cette année auprès de ma classe de troisième pour une adaptation du Marchand de Venise de Shakespeare.

CaptureJe tiendrai donc une chronique de cette expérience sur ce blog. Cette initiation théâtrale sera intensive puisqu’elle s’étalera sur sept semaines seulement. Mais cette année je ne suis pas seule! Ma jeune collègue d’anglais s’intégrant au projet, cela devrait permettre une plus grande souplesse pour les horaires d’intervention.

Et puis toujours et pour la 21ème année: 

Je reprends l’atelier poésie sur la plage méridienne. Mais deux heures seulement au lieu de quatre l’année dernière car c’était vraiment très lourd. Je n’ai pas encore prévu le thème car beaucoup de nouveaux élèves plus jeunes devraient s’inscrire cette année. Une pensée pour mes grands qui m’ont suivie quatre années consécutives et qui feront leur entrée au lycée… (Achille, Gwenaïs, Jade, Lucie, Marie, Ronan…)

Et comme chaque année je m’autorise à être une « découvreuse de talents » et à proposer des écrits à des concours de langue française…

C’est parti. Ci-dessous le t.Shirt de foot (ils ont beaucoup d’humour!!!) que les élèves m’ont offert il y a deux ans et qui m’attend accroché au tableau…

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Peppo De Séverine Vidal.(roman ado.)

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Séverine Vidal est née en 1969. Après des études de lettres, elle devient professeur des écoles. Depuis la rentrée 2011, elle se consacre à l’écriture à plein temps. Son premier livre jeunesse est paru en 2010 chez Talents Hauts. Elle écrit des romans pour adolescents (Le Rouergue, Grasset, Oskar), des BD, des albums (Sarbacane, Frimousse) et des textes pour la presse. Elle est l’auteure de « Nos coeurs tordus » (prix Gulli 2017), écrit avec Manu Causse, et paru chez Bayard en mars 2017.

Description

Salut mon frère
Je pars à La Jonquera.
Occupe-toi des petits.
Je reviendrai.

Elle a déconné, Frida.
J’ai déjà du mal à m’en sortir quand j’ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul.

Je sais même pas comment on chauffe un biberon.
Mettre une couche dans le bon sens.
D’ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo t’as pas de bon sens.

Je suis coincé.
Pëppo, mon gars, t’es coincé. Gravement.
Et tout ce que tu vas faire, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au retour de Frida, tu le feras deux mômes sur les bras.
Ou dessous.
Je sais même pas comment ça se porte des bébés.

Il y a de la grâce dans cette comédie douce-amère, irrésistible de drôlerie. Un art de la légèreté et de la gravité mêlées, une singulière fantaisie, une poésie de la déglingue quand tout se barre en sucette mais que la vie est là, malgré tout, et la tendresse, et l’amour. ­Séverine Vidal construit un monde en quelques phrases, un camping à la ramasse, du côté des laissés-pour-compte. Quelques traits suffisent pour faire vibrer les personnages. Et puis il y a Pëppo, qu’on appelle « le piaf », cervelle d’oiseau et cœur d’artichaut, toujours un peu à côté, sur sa branche. Inoubliable. Abandonné depuis longtemps par ses parents, le jeune ado se trouve brusquement en charge des jumeaux de sa sœur, des bébés dont il n’a pas le mode d’emploi. En l’espace de quinze jours, sa vie va exploser. Le lecteur s’amuse, le texte court, ajusté au millimètre, mais l’histoire petit à petit se resserre, les émotions se bousculent. Et l’on referme le livre les larmes aux yeux, bouleversé, ébloui par ce petit miracle de justesse et d’équilibre.

A partir de 13 ans.

Ed. Bayard, 176 p.

 

 

| Dès 14 ans, éd. Bayard, 176 p.,

 

Rester debout de Fabrice Colin.

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1933 : en Allemagne, Hitler accède au pouvoir. Petit à petit, la menace se précise et des rumeurs circulent, auxquelles aucun Juif ne veut croire. Puis c’est la guerre, les premières rafles – et, à cet instant, il est déjà trop tard. Internée à Auschwitz-Birkenau avec sa mère et sa sœur aînée, Simone doit se battre, pour elle et pour les autres. Bientôt, son courage, sa force, sa volonté serviront d’exemples à travers le monde. À jamais survivante, définitivement libre, elle sera prête, alors, à livrer d’autres combats.

Rester debout, c’est l’histoire de la femme la plus populaire de France qui, à la veille de sa mort, se remémore, à travers les brumes d’une longue rêverie féconde, ses premières années. Mais c’est d’abord la chronique d’années tendres et heureuses, le récit d’une enfance qui, malgré la crise et les préjugés, commence sous le signe de l’harmonie familiale – avant, insidieusement, de basculer vers le drame.

À partir de 13 ans.

Paru le 28/03/2018 aux Editions Armand Colin.