« Quand Hitler s’empara du Lapin rose » de Judith Kerr.( a partr de 11 ans)

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Classique incontournable de la littérature anglaise, Quand Hitler s’empara du lapin rose raconte l’histoire d’Anna, une jeune allemande de neuf ans, qui vit à Berlin avec ses parents et son grand frère Max. Elle aime dessiner, écrire des poèmes, les visites au zoo avec son oncle Julius.
Brusquement tout change. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’exilent pour le rejoindre en Suisse. C’est le début d’une vie de réfugiés. D’abord Zurich, puis Paris, et enfin Londres. Avec chaque fois de nouveaux usages, de nouveaux amis, une nouvelle langue.
Ce périple plein d’angoisse et d’imprévus est ensoleillé par la cohésion de cette famille qui fait front, ensemble, célébrant leur bonheur d’être libre.
Cette histoire, c’est celle de Judith Kerr. Elle signe avec Quand Hitler s’empara du lapin rose un roman autobiographique bouleversant, précieux témoignage de l’exil  et de la montée du nazisme à travers les yeux d’une enfant. Un roman inoubliable à lire à tout âge.

À partir de 11 ans.

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Éditeur : Albin Michel (02/05/2018)

Atelier Poésie/Bricolage…

La fin de l’année arrivant à grands pas, il faut préparer les expositions pour les portes ouvertes du collège qui auront lieu le samedi 16 juin, aussi les élèves volontaires ont commencé à préparer des panneaux mettant en valeur les poèmes qu’ils ont écrit sur le thème: Des rimes à remonter le temps.

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Les plus grands, eux, ont souhaité continuer à écrire…

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Je leur ai donc donné la consigne suivante: « S’il faut partir »…et j’ai écrit avec eux.

Achille et Jade ont terminé leur poème…Le mien arrivera dans un post suivant.

 

 

S’il faut partir, je partirai

Déraciné, j’errerai çà et là.

Le monde est ma maison.

Mes sons familiers la terre.

 

C’est peut-être au prix de ma paix

Aux pris des larmes, que las,

Mes pas m’emmèneront

À l’étranger

que j’étrangle

que j’aime

que j’enterre.

 

Deux envies en moi se mélangent

Celle de rester ange dans mes langes

Et celle d’envoyer voler les derniers barrages

Les derniers vestiges qui empêchent le voyage.

 

Achille, 3ème.

 

 

S’il faut partir

Sans mémoire et  sans un soupçon de tendresse

Juste ce silencieux sifflement

Parcourant les doutes et les maladresses,

Je veux laisser de doux souvenirs

Désirer l’excuse avant le mensonge

Accepter le vrai à la lueur de la lune.

 

Le vent m’enlace et m’entend

L’océan a revêtu sa toge mielleuse

Celle à aimer aveuglément.

Elle colorera mon coeur d’un avenir sirupeux.

J’en confondrai le vide pour ne pas espérer

 

S’il faut partir

Alors je ne veux plus attendre.

 

Jade, 3ème.

 

 

 

 

 

 

 

« L’Adolescence ». BD. (David Le Breton et Pochep)

L-adolescenceMal-être, conduites à risque, contrôle de son apparence, addictions, troubles alimentaires, difficultés affectives ou sociales, rites de la virilité et de l’entre-soi? L’adolescence se révèle pour certains une épreuve difficile. Vécue avec exubérance ou discrétion, elle reste un passage obligé, même si elle est ressentie de façon différente par chaque nouvelle génération. Le sociologue et anthropologue David Le Breton, professeur à l’Université de Strasbourg, revient sur ce qui caractérise l’adolescence dans notre société en perpétuel changement.

Paru le 23 mars 2018.

Atelier poésie: Cadavres exquis , la suite.

Les élèves ont souhaité ardemment continuer à composer des cadavres exquis ce mardi…Les voici:

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Les étoiles dansent le swing sur le coucher de marmelade. (Marie)

J’ai croisé un étranger très énergique qui tenait à la main une corde. (Bertille)

Maman lit un livre sur la classification des complexes qui éclaboussent. (Bertille)

Le gang composé d’une dizaine d’opticiens, après une dure sélection, se fait massacrer. (GwenaIs)

Outre la réunion qui nous a usurpés, ma mère a fait cuire des carottes sur la mezzanine. (Gwenaïs)

L’hécatombe de la paresse et la suie du baby-foot se sont déshydratées. (Gwenaïs)

Les esquisses du peintre fléchissaient vantées par l’odeur du Saint -Nectaire. (Capucine)

Les chevreuils purifiés par du phosphate ne reçurent pas leur solde. (Capucine)

J’ai embaumé avec du curry les grosses tentacules gluantes et humides de notre cher papy mourant. (Ronan)

Je dus franchir la douane pour assister à une scène de nudisme. Cela me donna des haut-le coeur et je m’en retournai poussif. Plus tard, j’appris que j’avais la toxoplasmose. (Domitille)

Le cocher s’étira jusqu’à la rupture des ligaments. j’en riais tellement que les larmes ruisselaient. (Domitille)

Le naufragé fut vainqueur face à l’enseignement chinois. (Zoé)

Une grande monarchie, gouvernée par un revenant cornu, avait pour seule passion de faire des mouillettes. (Gwenaïs)

Une sourdine insolente fut envoyée au pénitencier pour avoir détruit une berceuse. (Gwenaïs)

Des chasseurs en shorts garances pourchassaient des animaux détériorés de leurs sagaies à pois. (Gwenaïs)

La confidence d’un intrus sur le passeport d’un plafond triomphe sans écourter la sentence du dindon. (Jade)

Ce fut la stupeur quand on comprit que l’homologue du continent voisin se servait d’un foulard pour devenir astronaute. (Jade)

Les inattendus pomélos s’exposent en énarques réversibles. ( Jade)

La femme de Crésus eut beaucoup de difficultés à remonter son maillot sur son corps en révolution. (Domitille)

L’étable mène à un carrosse en tabatière et le percepteur n’a qu’un mannequin pour miroiter. (Jade)

Déterminé, le tourmenté coupe le minéral avec un ciseau. (Achille)

L’innocente raie du rondouillard s’agita, rejetant de facto un tract en faveur des sanitaires. (Achille)

Atelier poésie: Coupure de courant et cadavres exquis.

Exemple du Cadavre Exquis Graphic par Marc M. Gustà, Bernat M. Gustà & Irene Alcón, 2011.

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 Comme nous étions privés de courant pendant la pause méridienne, je n’ai pu projeter comme prévu les fameux poèmes à trous. Aussi , j’ai proposé le jeu des cadavres exquis aux jeunes de l’atelier. (il faut bien s’adapter…)…Sans en suivre les règles toutefois puisque c’est moi qui donnait une série de mots à la volée à chacun d’eux…(Madame, Madame, vous me donnez encore des mots??!! . ça tombe bien, moi j’aime bien donner des mots…)

En voici quelques un:

À la foire, j’ai vu un bébé pleurer dans son landau. Quelqu’un lui avait jeté du persil orange en pleine poire. (Paola)

 

Dissèque les rêveries du fond des mers

Surfe sur la jonquille aux plis des merveilles. (Jade)

 

La machine à coudre se révéla parfaite pour doter de lunettes une chenille.(Zoé)

 

Les palmipèdes audacieux entraient dans les jupons citronnés de la grotte mystérieuse. (Achille)

 

Mouchez mitaines! Tant que le gosier devenu chignon ne sera! (Jade)

 

La table ondulée à coup de chevrotine sert de paravent aux cadavres. (Domitille)

 

Dans les trous de l‘espace dentelé s’avançaient des dromadaires et nous, dans nos cabanes, nous tremblions de peur.(Achille)

 

La permission en interdit , les bonbons de mon enfance tel un rouage de merveilles. (Gwenaïs)

 

La nuit passée, le père Noël , version haute-couture, s’est écrasé sur la mousse de mon toit et a fini en cascades sur le mur. (Ronan)

 

Chaque saison Minerve planque les cacahuètes de l’apéro en ses mouchoirs. (Capucine)

 

J’ai vu un daltonien manigancer, parapluie multicolore à la main et moulures dentaires en poche. (Héloïse)

 

La bougie du camion ralluma le rapace évanoui. (Paola)

 

Des bigoudis se jettent sur un marin qui retombe frisé sur une pelote rouge. (Paola)

 

Cette calamité fantasmagorique préparait une substance à base de laine effilochée (Héloïse).

 

Le parfum d’endive sur un lit déposé

agrémente d’un bleu endormi le vieux parchemin. (Jade)

 

Le train s’arrête à un aiguillage; j’ouvre mon livre de fantastique et une myrtille encapuchonnée s’écrase en un coulis sur ma page. (Achille)

 

Le cuir de la bicyclette a fait naufrage au large de l’église. (Clara.)

 

Atelier poésie: » Poèmes sans les noms », la suite…

Et voici la suite des poèmes sans les noms ( Moulin à Paroles)…Aujourd’hui:

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Où l’on découvre une Jade très prolifique et un Achille égal à lui-même….

 

On cessa de danser et les lumières

ne jouèrent plus tant on était attentif

à contempler les grandes étoiles

de cette immensité.

On n’entendait qu’un souffle confus.

« Ah qu’elle est belle! »

 

Jade, 3ème.

 

 

On cessa de danser et les enfants

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes images

de cette histoire.

on n’entendait qu’un bruit confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Paola, 5ème.

 

 

On cessa de danser et les souliers

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes enjambées

de cette malheureuse.

On n’entendait qu’un aboiement confus:

« Ah! qu’elle est belle! »

 

Jade, 3ème.

 

 

On cessa de danser et les tangos

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes envolées

de cette chorégraphie.

On n’entendait qu’un murmure confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Zoé, 6ème.

 

 

On cessa de danser et les paroles

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes guibolles

de cette morue.

On n’entendait qu’un brame confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Achille, 3ème.

 

 

Achille, 3ème.

 

Et le  texte original:

 

Cendrillon, de Charles Perrault

Le Fils du roi, qu’on alla avertir qu’il venait d’arriver une grande Princesse qu’on ne connaissait point, courut la recevoir. Il lui donna la main à la descente du carrosse, et la mena dans la salle où était la compagnie. Il se fit alors un grand silence. On cessa de danser et les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à contempler les grandes beautés de cette inconnue. On n’entendait qu’un bruit confus: «Ah! qu’elle est belle!» Le Roi même, tout vieux qu’il était, ne laissait pas de la regarder, et de dire tout bas à la reine qu’il y avait longtemps qu’il n’avait vu une si belle et si aimable personne.

Histoires ou contes du temps passé (1697)

 

Atelier poésie: » Poèmes sans les noms » 3 et 4.

Toujours à partir des propositions de Christian Jacomino, du site Moulins à paroles , voici les poèmes  3 et 4 accompagnés des propositions des élèves…

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Ronfle clocher

Où l’on entend tout le bruit de la cité

Coup par Coup

Où l’on entend marcher les petits pères

Où l’on entend mugir le curé amer.

 

Achille, 3ème.

 

 

 

Ronfle planète

Où l’on entend tout le souffle de la terre

Pied par Pied

Où l’on entend marcher les petits êtres

Où l’on entend mugir le vent amer.

 

Gwenaïs, 3ème.

 

 

 

Ronfle canard

Où l’on entend tout le bruit de la mare

Palme par palme

Où l’on entend marcher les petits canetons

Où l’on entend mugir les poissons amers.

 

Capucine, 4ème.

 

 

 

Ronfle Bébert

Où l’on entend tout le bruit de la terre

Respiration par respiration

Où l’on entend marcher les petits somnifères

Où l’on entend mugir le cauchemar amer.

 

Benjamin, 4ème.

 

 

 

Ronfle cimetière

Où l’on entend tout le chant de la terre

Caveau par caveau

Où l’on entend marcher les petits vers

Où l’on entend mugir le cadavre amer.

 

Mme Auzou.

Et le véritable poème:

Ronfle coquillage
Où l’on entend tout le bruit de la mer
Vague par vague
Où l’on entend marcher les petits crabes
Où l’on entend mugir le vent amer.

Ronfle coquillage
Ah ! je revois tous les bateaux de bois,
Les voiles blanches
Claires comme un matin de beau dimanche
Ailes de la joie.

Ronfle coquillage,
En toi je retrouve les beaux jours vivants,
Où les mouettes claquaient au vent
Dans un grand ciel bleu gonflé de nuages,
De nuages blancs signe du beau temps.

Ronfle coquillage.

[Dans l’anthologie Pin Pon d’or : Comptines, formulettes, berceuses, rondes, chansons, ritournelles, poésies recueillies par Armand Got, illustrées par André Hellé. Éditions Bourrelier et Cie, 1951.]

 

 

 

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Murmures des voix de mon esprit,

Derniers refuges de la folie!

À sept ans comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses psychothérapies,

Se retrouver dans sa schizophrénie.

 

Ronan, 3ème

 

 

 

Éclaircie des jours de mon errance,

Derniers souhaits de la journée!

À sept ans comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses saisons

Se retrouver dans sa félicité.

 

Jade, 3ème.

 

 

 

Bruits des ruisseaux de mon enfance,

Derniers soupirs de la vie!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses commémorations,

Se retrouver dans sa pensée.

 

Gwenaïs, 3ème.

 

 

 

Crimes des pensées de mon enfance,

Derniers marchés de la guerre!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses errances,

Se retrouver dans sa colère.

 

Elise, 5ème.

 

 

 

Brevet des troisièmes de mon collège,

Derniers examens de la prison!

À sept heures comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses leçons,

Se retrouver dans sa maison.

 

Benjamin, 4ème.

 

 

 

Matin des jours de mon éveil,

Derniers fruits de la cueillette!

À sept heure comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses siestes

Se retrouver dans sa corbeille.

 

Kimi, 4ème.

 

 

 

Tertres des jardins de mon enfance,

Dernier refuge de la raison!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses études,

Se retrouver dans sa solitude.

 

Achille, 3ème.

 

 

 

Joies des herbes de mon enfance,

Derniers soupirs de la saison!

À sept ans comme il faisait bon

après d’ennuyeuses cérémonies

Se retrouver dans sa prairie.

 

Mme Auzou (en version Laura Ingalls)

Et le véritable poème:

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
À sept ans comme il faisait bon,
Après d’ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

[Les amis d’enfance. Quatorze poèmes inédits. Préface de Jean Follain. Avec un portrait du poète par lui-même. D’après la maquette de Christian Delorme. Bourges, Maison de la Culture, 1965.
Repris dans Poésie la vie entière. Œuvres poétiques complètes, préface de Michel Manoll, Seghers, 1978, p. 358.]

 

 

Atelier poésie: « Poèmes sans les noms », la suite…

Les plus jeunes ont terminé la première proposition qui était celle -ci .j’avais déjà publié les propositions des plus grands ici. (et toujours un grand merci au site « fournisseur »: Moulins à paroles.)

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Chansons, malheureuses rimes

Aux notes violettes

Vous vous plaisez dans les interlignes

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Kimi, 4ème

 

 

Pétales, malheureuses fleurs

Aux tiges violettes

Vous vous plaisez dans les coeurs

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Bertille, 6ème

 

 

Filles, malheureuses bergères

Aux couettes violettes

Vous vous plaisez dans les airs

Et je m’y plais comme vous faites;

 

Clara, 6ème

 

Canards, malheureuses espèces

Aux plumes violettes

Vous vous plaisez dans les mares

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Capucine, 4ème

 

 

Poissons, malheureuses brochettes

Aux écailles violettes

Vous vous plaisez dans les assiettes

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Héloïse, 4ème.

 

 

Pendant ce temps était projetée aussi la seconde proposition, jugée plus compliquée car offrant moins de possibilités:

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J’ai voulu ce soir te rapporter des roses

Mais j’en ai tant pris dans mes mains closes

Que mes souvenirs trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Zoé, 6ème.

 

J’ai voulu ce jeudi te rapporter des lyres

Mais j’en avais tant pris dans mes cordes closes

Que les chants trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Kimi, 4ème.

 

J’ai voulu ce jour te rapporter des rêves

Mais j’en avais tant pris dans mes paupières closes

Que les cils trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Jade, 3ème

 

 

J’ai voulu ce matin te rapporter des fleurs

Mais j’en avais tant pris dans mes mains closes

Que les doigts trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Clara, 6ème.

 

J’ai voulu ce mois te rapporter des souvenirs

Mais j’en avais tant pris dans mes synapses closes

que les neurones trop serrés n’ont pu les contenir.

 

 

Achille, 3ème.

 

 

 

J’ai voulu ce midi te rapporter des kirs

Mais j’en avais tant pris dans mes carafes closes

Que les goulots trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Mme Auzou.

 

Et la participation de Margot du blog Vers Antares

 

« J’ai voulu ce matin te rapporter des proses
Mais j’en avais tant pris dans mes paupières closes
Que les rideaux trop serrés n’ont pu les contenir »

 

Et maintenant la véritable strophe:

Les roses de Saadi, de Marceline Desbordes-Valmore

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

Poésies inédites (1860)