Vous prendrez-bien une petite scène de ménage? Le Médecin malgré-lui, Acte 1, scène 1 par mes élèves de sixième.

Un matin de scènes de ménage et de coups de bâton au collège….Bravo à eux! Ils connaissaient tous parfaitement leur texte!

Elles sont floues (ma vue? les reflets nombreux dans ma salle?) néanmoins on peut apprécier le jeu des élèves quand-même…

 

 

 

Atelier poésie: dernières séances…

Voilà, les panneaux pour les portes ouvertes du collège sont achevés.  j’ai demandé aux élèves de retrouver la chronologie de ces rimes à remonter le temps…Un sans faute.

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Le bricolage terminé, nous nous sommes remis à écrire. J’ai demandé aux élèves de partir de l’idée d’un « tabouret bas »…

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Le texte de Marie:

 

Un village

une cafétéria

sur un tabouret bas,

une personne

assise devant une table

immaculée.

Une tasse de café

Une tristesse passagère

couleur ébène.

 

Le texte d  ‘ Elise

 

Je m’assieds sur un tabouret bas,

je prends ma plus belle plume

et je fais le premier pas.

J’ouvre grands mes yeux

et jette mes regrets au feu.

 

 

Le texte de Kimi:

 

Sur un tabouret bas,

tu m’as laissée là.

Alors que je ne suis rien sans toi.

Mais que sais-tu de moi?

Je t’ai attendu.

N’es-tu jamais venu?

Je me suis endormie,

glissant petit à petit dans un oubli

où personne après moi n’entrerait.

 

et le mien:

 

 

J’ai attrapé la rage

à la gorge de son galop

furieux et l’ai enfermée

dans les couloirs d’un chant ordinaire

sur un tabouret bas et frileux

l’obligeant à laver l’insulte

faite aux coquelicots.

 

Alors, la mémoire s’est redressée

surprise devant la frêle fleur de l’absolu.

 

MME Auzou.

 

 

 

Atelier Poésie : remise des prix cet après-midi…Ou comment clore en beauté cette vingtième année d’existence d’un atelier dont je ne me suis jamais lassée…

 Eh bien voilà, c’est terminé officiellement pour l’atelier poésie cette année (mais nous allons continuer à nous retrouver les mardis et jeudis midi encore un peu…)

L’atelier a remporté ce prix pour la septième année consécutive avec le livret collectif « Des rimes à remonter le temps » et les membres du jury se sont dits impressionnés par cette remontée du temps, de Gilgamesh à une réflexion finale sur l’éternité. Alors je remercie chaleureusement les élèves qui me donnent à penser que la poésie est bien vivante . De mon côté, j’espère leur avoir montré qu’elle était présence choisie au monde et art de vivre,  acte de résistance aussi.

Beaucoup des élèves qui m’accompagnent depuis quatre ans maintenant vont partir vers d’autres horizons. Alors, Achille, Ronan, Jade, Gwenaïs, Marie, Marie, Lucie, Emma…J’espère que la poésie accompagnera votre vie.

Bravo à vous tous.

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Mes cadeaux personnels!

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Le président de l’Amopa, appelant les Lauréats…

Et une petite partie de mes poètes:

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Bravo à vous. Vous m’avez donné de bien beaux moments de poésie….

 

« Quand Hitler s’empara du Lapin rose » de Judith Kerr.( a partr de 11 ans)

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Classique incontournable de la littérature anglaise, Quand Hitler s’empara du lapin rose raconte l’histoire d’Anna, une jeune allemande de neuf ans, qui vit à Berlin avec ses parents et son grand frère Max. Elle aime dessiner, écrire des poèmes, les visites au zoo avec son oncle Julius.
Brusquement tout change. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’exilent pour le rejoindre en Suisse. C’est le début d’une vie de réfugiés. D’abord Zurich, puis Paris, et enfin Londres. Avec chaque fois de nouveaux usages, de nouveaux amis, une nouvelle langue.
Ce périple plein d’angoisse et d’imprévus est ensoleillé par la cohésion de cette famille qui fait front, ensemble, célébrant leur bonheur d’être libre.
Cette histoire, c’est celle de Judith Kerr. Elle signe avec Quand Hitler s’empara du lapin rose un roman autobiographique bouleversant, précieux témoignage de l’exil  et de la montée du nazisme à travers les yeux d’une enfant. Un roman inoubliable à lire à tout âge.

À partir de 11 ans.

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Éditeur : Albin Michel (02/05/2018)

Atelier Poésie/Bricolage…

La fin de l’année arrivant à grands pas, il faut préparer les expositions pour les portes ouvertes du collège qui auront lieu le samedi 16 juin, aussi les élèves volontaires ont commencé à préparer des panneaux mettant en valeur les poèmes qu’ils ont écrit sur le thème: Des rimes à remonter le temps.

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Les plus grands, eux, ont souhaité continuer à écrire…

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Je leur ai donc donné la consigne suivante: « S’il faut partir »…et j’ai écrit avec eux.

Achille et Jade ont terminé leur poème…Le mien arrivera dans un post suivant.

 

 

S’il faut partir, je partirai

Déraciné, j’errerai çà et là.

Le monde est ma maison.

Mes sons familiers la terre.

 

C’est peut-être au prix de ma paix

Aux pris des larmes, que las,

Mes pas m’emmèneront

À l’étranger

que j’étrangle

que j’aime

que j’enterre.

 

Deux envies en moi se mélangent

Celle de rester ange dans mes langes

Et celle d’envoyer voler les derniers barrages

Les derniers vestiges qui empêchent le voyage.

 

Achille, 3ème.

 

 

S’il faut partir

Sans mémoire et  sans un soupçon de tendresse

Juste ce silencieux sifflement

Parcourant les doutes et les maladresses,

Je veux laisser de doux souvenirs

Désirer l’excuse avant le mensonge

Accepter le vrai à la lueur de la lune.

 

Le vent m’enlace et m’entend

L’océan a revêtu sa toge mielleuse

Celle à aimer aveuglément.

Elle colorera mon coeur d’un avenir sirupeux.

J’en confondrai le vide pour ne pas espérer

 

S’il faut partir

Alors je ne veux plus attendre.

 

Jade, 3ème.

 

 

 

 

 

 

 

« L’Adolescence ». BD. (David Le Breton et Pochep)

L-adolescenceMal-être, conduites à risque, contrôle de son apparence, addictions, troubles alimentaires, difficultés affectives ou sociales, rites de la virilité et de l’entre-soi? L’adolescence se révèle pour certains une épreuve difficile. Vécue avec exubérance ou discrétion, elle reste un passage obligé, même si elle est ressentie de façon différente par chaque nouvelle génération. Le sociologue et anthropologue David Le Breton, professeur à l’Université de Strasbourg, revient sur ce qui caractérise l’adolescence dans notre société en perpétuel changement.

Paru le 23 mars 2018.