Les romans sélectionnés pour le prix Médicis…

Le jury du prix Médicis, chapeauté par Michel Braudeau, a dévoilé la liste des romans français qui ont retenu son attention, mercredi 13 septembre au soir.

Parmi les 14 titres français sélectionnés, deux premiers romans, cinq romans déjà sélectionnés par le Goncourt et une dominante Gallimard et Seuil (trois titres chacun) et quelques absents, dont Alice Zeniter (L’Art de perdre, éd. Flammarion, tout juste lauréat du prix du roman décerné par Le Monde) et Monica Sabolo (Summer, éd. JC Lattès), qui figurent dans la majorité des listes.

 

Fondé en 1958 par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux, le prix est traditionnellement remis au restaurant La Méditerrannée place de l’Odéon, autour du 9 novembre.

Parmi les auteurs qui ont reçu le prix Médicis depuis sa création, on compte Philippe Sollers (Le Parc, éd. Gallimard, 1961), Hélène Cixous (Dedans, éd. Grasset, 1969), Dominique Fernandez (Porporino ou les Mystères de Naples, éd. Grasset, 1974), Georges Perec (La Vie mode d’emploi, éd. Hachette, 1979), Sorj Chalandon (Une promesse, éd. Grasset, 2006), Maylis de Kerangal (Naissance d’un pont, éd. Verticales, 2010), Marie Darrieussecq (Il faut beaucoup aimer les hommes, 2013) et l’an dernier, Ivan Jablonka (Laëtitia et la Fin des hommes, éd. Seuil).

Le jury a annoncé sa sélection des romans étrangers en lice pour le prix Renaudot serait dévoilée le 26 septembre prochain.

La liste des 14 romans sélectionnés par le prix Médicis :

Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel (Gallimard)

Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud (Flammarion)

Un certain M. Pikielny de François-Henri Désérable (Gallimard)

Ton père de Christophe Honoré (Mercure de France)

Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas (Seuil)

L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic (L’Olivier)

Nos richesses de Kaouther Adimi (Seuil)

Une fille dans la jungle de Delphine Coulin (Grasset)

Une chance folle d’Anne Godard (Minuit)

La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (Grasset)

Sans Véronique d’Arthur Dreyfus (Gallimard)

Avant que les ombres s’effacent de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)

Fief de David Lopez (Seuil)

Grand frère de Mahir Guven (Philippe Rey)

 

 

 

 

La taille, ça compte?

La longueur d’un livre influence t-elle son destin?
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C’est l’un des poids lourds de la rentrée: Alan Moore, auteur de bandes-dessinées, fait son entrée en littérature avec un pavé de 1248 pages et 1kg2: Jérusalem. Le Dossier « M »de Grégoire Bouillet comporte quant à lui 864 pages, mais ce n’est que le premier tome! et le bien-nommé Kong de Michel Le Briz comporte 937 pages…

Pour les éditeurs, les gros livres sont objets de curiosité, de fascination mais aussi parfois de répulsion.. Lire la suite

Pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb….

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Résumé

Dans sa petite ville de province, la jolie Marie, 19 ans, ne prend du plaisir que quand les autres l’envient. Une émotion destructrice qui la gagne et la ronge lorsqu’elle l’éprouve vis-à-vis de sa première enfant. Alors que celle-ci luttera pour son bonheur, Marie cherchera la paix avec elle-même, aspirant à la rédemption.

Sous la plume d’Amélie Nothomb, une grande histoire d’amour et une fascinante étude de la jalousie.

La présence métronomique de Nothomb à chaque rentrée littéraire est fascinante, je dois dire…et j’aime beaucoup le personnage qu’est Nothomb! Toutefois, depuis quelques années j’oublie quasiment instantanément ce que je viens de lire! Trois de ses nombreux romans selon moi sortent du lot: Stupeur et tremblements, Les combustibles et Hygiène de l’assassin…

Présentation de Frappe-toi le coeur par l’auteur:

Sexe et Mensonges par Leila Slimani…

Leila Slimani, prix Goncourt 2016 pour Chanson Douce revient avec un documentaire passionnant sur les femmes marocaines.

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Sexe et Mensonges

L’écrivaine sortira le 6 septembre un premier essai Sexe et Mensonges pour lequel elle aura passé deux années de recherche pour recueillir des témoignages. Tout comme son premier roman Dans le jardin de l’ogre, qui raconte l’histoire d’une mère de famille nymphomane, cette nouvelle publication traitera aussi du sujet de la sexualité.

« À la fin de plusieurs conférences que j’ai données au Maroc, pour présenter Dans le jardin de l’ogre, j’ai discuté avec des femmes et on a été amenées à parler de sexualité », raconte-elle au HuffPost Maroc. « Elles m’ont parlé de leur propres expériences, de leur rapport à la fois au plaisir, à l’intimité, à leur corps. Mais aussi à la pression sociale qu’elles ressentaient et la difficulté d’être une femme libre aujourd’hui pouvant vivre sa sexualité de manière épanouissante », continue-t-elle.

Beaucoup avaient du mal à prononcer certains mots ou ne savaient même pas quels mots utiliser pour parler de sexualité.

Les premières recherches pour son essai ont coïncidé, comme elle le rappelle au HuffPost Maroc, avec une série de scandales au Maroc. A titre d’exemple, elle cite l’affaire d’Amina El Filali, la sortie du film « Much Loved », le lynchage de plusieurs homosexuels, ou encore l’arrestation des deux femmes d’Inzegane pour avoir porté des robes. « Je me suis demandée pourquoi la sexualité provoque une telle hystérie et des réactions tellement épidermiques au Maroc. Est-ce que les lois qui continuent à régir la question de la sexualité au Maroc sont toujours tenables? Est ce qu’on peut les appliquer? Ce sont là les questions que je pose dans cet essai ».

Dans ce travail, l’auteure a choisi de donner la parole (presque) strictement aux femmes, mis à part quelques témoignages de la gent masculine vers la fin de son essai. « Je n’ai pas exclu les hommes, mais ce sont essentiellement des femmes qui sont venues me parler, puisque très souvent dans les conférences littéraires, elles représentent la majorité », explique-t-elle au HuffPost Maroc.

« Je n’ai pas du tout stylisé ce qu’elles me disaient, précise-t-elle. « J’ai gardé leurs phrases, leurs mots, j’ai gardé même le rythme de leur discours pour montrer également que beaucoup avaient du mal à prononcer certains mots ou ne savaient même pas quels mots utiliser pour parler de sexualité ».

Si ses deux premiers romans seront adaptés au cinéma par Jacques Fieschi pour Dans le jardin de l’ogre et par Maïwenn pour Chanson Douce, ce dernier essai est également en train d’être adapté en bande-dessinée qui sortira le même jour que le livre. L’écrivain a aussi révélé au HuffPost Maroc qu’elle travaillait actuellement sur un prochain roman.

D’après un article du HuffPost Maroc.

La rentrée littéraire encore: Sur les pas de Desnos avec « Légende d’un dormeur éveillé « de Gaëlle Nohant.

ça tombe à pic après ma redécouverte de Desnos et je crois bien que je vais me l’offrir…

Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure -, sans jamais se départir de sa soif de liberté et d’amour. Pour révéler cette vie, aussi héroïque qu’engagée, Gaëlle Nohant a épousé les pas du poète, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours, à Cuba ou à Belle-Ile. Comme si elle avait écouté les battements de son coeur dans l’atelier de la rue Blomet, suivi les séances de spiritisme durant lesquelles il libérait son inconscient, s’était assise aux terrasses du Select ou de la Coupole en compagnie d’Éluard, Man Ray, Picasso ou Garcia Lorca ; avait tressailli en écoutant les anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne Georges, son étoile inaccessible, et dansé des nuits entières au Bal nègre aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault.
Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans la puissance d’évocation de la littérature, citant son oeuvre, sondant les âmes en medium et, comme lui, « parlant surréaliste ». S’identifiant à Youki, son grand amour, elle l’accompagne jusqu’au bout du voyage, au camp de Theresienstadt. (paru le 17/08/2017)

La rentrée littéraire avec le magazine Lire…

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Evidemment on a l’embarras du choix…En voici quelques-uns qui ont retenu mon attention:

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Nos vies de Marie-Hélène Lafon

« J’ai l’oeil, je n’oublie à peu près rien, ce que j’ai oublié, je l’invente.J’ai toujours fait ça, comme ça, c’était mon rôle dans la famille, jusqu’à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d’autre pour lui raconter, elle disait qu’avec moi elle voyait mieux qu’avant son attaque. » Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l’on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L’homme encore jeune qui s’obstine à venir chaque vendredi matin… Silencieusement elle dévide l’écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire. Nos vies est le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon. Il aurait pour sujet la ville et ses solitudes. »

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Jérusalem, Alan Moore
Et si une ville était la somme de toutes les villes qu’elle a été depuis sa fondation, avec en prime, errant parmi ses ruelles, cachés sous les porches de ses églises, ivres morts ou défoncés derrière ses bars, les spectres inquiets ayant pris part à sa chute et son déclin ? Il semblerait que toute une humanité déchue se soit donné rendez-vous dans le monumental roman d’Alan Moore, dont le titre – Jérusalem – devrait suffire à convaincre le lecteur qu’il a pour décor un Northampton plus grand et moins quotidien que celui où vit l’auteur. Alan Moore a conçu un récit-monde où le moindre geste, la moindre pensée, laissent une trace vivante, une empreinte mobile que chacun peut percevoir à mesure que les temps semblent se convulser. Il transforme la ville de Northampton en creuset originel, dans lequel il plonge les brûlants destins de ses nombreux personnages. Roman de la démesure et du cruellement humain.

cvt_Un-bruit-de-balancoire_7213     Christian Bobin: Un bruit de balançoire

 

 

Pour la première fois, Christian Bobin livre un texte entièrement composé de lettres. Rares et précieuses, elles sont adressées tour à tour à sa mère, à un bol, à un nuage, à un ami, à une sonate. Sous l’ombre de Ryokan, moine japonais du XIXe siècle, l’auteur compose une célébration du simple et du quotidien. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le miracle d’exister.

J’aime particulièrement Christian Bobin:

Les 11 titres de la sélection du Prix littéraire du Monde 2017

Le quotidien Le Monde révèle la sélection de son prix littéraire qui sera décerné le 8 septembre.

Rendue publique dans Le Monde des livres daté du vendredi 14 juillet, la liste des ouvrages en lice pour le Prix littéraire du Monde réunit 11 romans de la rentrée littéraire. Le lauréat sera connu le 8 septembre, lors de la cérémonie de remise à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, à Paris.

La sélection :
L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic (L’Olivier)
Le jour d’avant de Sorj Chalandon (Grasset)
Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq (P.O.L)
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable (Gallimard)
Taba-Taba de Patrick Deville (Seuil)
L’invention des corps de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
Une chance folle d’Anne Godard (Minuit)
La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens (Stock)
Summer de Monica Sabolo (JC Lattès)
Encore vivant de Pierre Souchon (Rouergue), premier roman
L’art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion)

L’année dernière, le prix a été décerné à Ivan Jablonka pour Laëtitia ou la fin des hommes, paru au Seuil.

Présentation de L’invention des corps de Pierre Ducrozet par lui-même:

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« À QUOI ÇA POURRAIT RESSEMBLER, un roman du XXIe siècle ? En quoi ça serait différent d’un roman du XIXe, par exemple ? Parfois, dans les bars, le soir, on se pose des questions de ce genre.
J’ai imaginé alors un roman sans centre, fait de plis et de passages, de liens, d’hypertextes, qui dédoublerait le mouvement du monde contemporain, en adoptant Internet comme sujet et comme forme.
Je suis parti au Mexique et en Californie, et j’ai écrit ce livre.
L’invention des corps tresse des liens entre les hackers d’Anonymous et les transhumanistes de la Silicon Valley, la violence du monde et son envers aseptisé, les cellules souches et Hiroshima, Google et le lsd, la peau et l’infini.
Je voulais des ordinateurs mais aussi des routes, de la terre, la poésie des tubes et des nerfs.
Je voulais écrire une histoire des corps contemporains, observer comment l’époque les sculpte et les déforme, je voulais les regarder de près pour savoir ce qu’ils nous disent. Tous les personnages vont éprouver leur corps, le pousser plus avant, le redéfinir, et en premier lieu Álvaro, qui vient d’une société où la mort rôde et débarque dans une autre qui veut l’éra-diquer, sans que l’on puisse dire laquelle est la plus humaine.
Face aux transhumanistes, savants fous qui souhaitent l’avènement d’un homme nouveau, va se dresser une bande de pirates du XXIe siècle. Née de l’utopie d’Internet, cette génération d’électrons libres, transnationale et autoformée, va petit à petit prendre les commandes du livre, et du monde.
La littérature (comme l’alcool, d’ailleurs) mène finalement à ça : essayer de répondre à des questions qu’on ne vous a pas posées. »

ITALIE :Le prix Strega 2017 couronne Paolo Cognetti pour son roman » Les huit montagnes » à paraître le 23 Août en france

 

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Son premier roman, Les huit montagnes, à paraître le 23 août en France chez Stock, a été distingué par le « Goncourt italien ». L’auteur avait déjà été distingué par le Strega Giovani en juin.

Le 71e Prix Strega, l’équivalent du Goncourt en Italie, a récompensé le 6 juillet l’auteur italien Paolo Cognetti pour son premier roman Le Otto montagne, à paraître le 23 août en France chez Stock sous le titre Les huit montagnes.

Paolo Cognetti a largement remporté le prix par 208 voix (sur 545 votes) pour son roman paru chez Einaudi. L’auteur a reçu 5000 euros. Il a devancé Teresa Ciabatti (La più amata 119 voix), Wanda Marasco (La compagnia delle anime finte, 87 voix), Matteo Nucci (È giusto obbedire alla notte, 79 voix) et Alberto Rollo (Un’educazione milanese, 52 voix).

Dans Les huit montagnes, Paolo Cognetti relate l’histoire de Pietro, 11 ans, un jeune garçon solitaire. Il vit à Milan avec sa mère, qui travaille dans une clinique en banlieue, et son père, chimiste. Des parents unis par une passion commune, fondatrice: les montagnes, où ils se sont rencontrés et mariés. Le jeune garçon passe ses vacances d’été à Grana, un village dans le Val d’Aoste, où il rencontre Bruno, un jeune vacher, et parcourt avec lui les paysages du Grenon. Commence alors un été d’exploration et de découverte parmi les maisons abandonnées et les sentiers secrets de la montagne.

En juin, Paolo Cognetti a été couronné par le Strega Giovani, composé d’un jury de 400 jeunes âgés de 16 à 18 ans et considéré comme l’équivalent italien du Goncourt des lycéens.

D’après Livres hebdo