« Bug » le nouveau Enki Bilal…

BugÀ paraître le 22 Novembre…

Un beau jour de 2041, rien ne va plus: il est impossible de se connecter aux réseaux sociaux! Le mal est d’ailleurs plus grave encore, puisque, comme une présentatrice l’annonce aux informations télévisées, tous les liens internet ont étrangement disparu!

S’agirait-il de l’oeuvre de mafieux basés en Afrique? de cyber -terroristes? Les autorités s’interrogent et la panique saisit alors le globe…Conséquences: certaines personnes sont coincées en blocage lévitationnel, d’autres décèdent et les banques sont attaquées…Le tout dans la nuance de bleus et de gris chère à Bilal…

 

 

« Souvenirs dormants » de Modiano…

 

Souvenirs dormants de Patrick Modiano. À paraître le 26 octobre. Gallimard.

 Entretien avec l’auteur.

Souvenirs dormants convoque des personnages parfois croisés dans vos livres précédents comme Madeleine Péraud ou Mireille Ourousov.
Des revenants, qui viennent ainsi compléter le puzzle, ou des doubles, des fantômes encore plus insaisissables ?
En effet, ces personnages, on les a croisés dans mes précédents livres… Peut-être parce qu’il s’agit d’un seul « roman » écrit de manière discontinue. Certains de ces personnages, on les voit de manière plus détaillée que dans les autres romans, mais il arrive que l’un d’eux n’ait plus le même prénom, ce qui prouve les incertitudes de la mémoire.

Vous écrivez : « J’étais sûr que, dans l’avenir, il suffirait d’inscrire sur un écran le nom d’une personne que vous aviez croisée autrefois et un point rouge indiquerait l’endroit de Paris où vous pourriez la retrouver. » Mais retrouver la trace avec certitude ne rendrait-elle pas impossible toute rêverie sur les « souvenirs dormants » du titre ?
C’est un peu ce qui se passe avec Internet, qui permet de retrouver rapidement la trace de quelqu’un. Et cela va à l’encontre de la démarche du romancier : une recherche interminable, et souvent vaine, et une rêverie. Mais heureusement, Internet ne peut répondre à toutes les questions. Ce qui laisse une marge de liberté à l’imagination et la rêverie du romancier.

Le thème de la fugue est très présent dans le texte. La fugue au sens de la fuite, et peut-être aussi la fugue au sens musical, où le thème « fuit » en permanence d’une voix à l’autre ?
Oui, ces deux thèmes qu’évoquent le mot fugue me sont proches. Ils peuvent être contradictoires : fuite, mais aussi retour, au sens musical. Je crois que, sans m’en rendre compte, mes romans successifs sont des répétitions, des redites, ou des refrains, comme en musique.

Autre thème important, celui de l’« éternel retour », à propos duquel le narrateur rêve de pouvoir revivre tout ce qu’il a déjà vécu, mais « le vivre beaucoup mieux, sans les erreurs… ». N’est-ce pas une définition possible de la littérature ?
Le terme « Éternel Retour » pourrait servir de définition à une démarche littéraire. Se retourner sur certains épisodes que vous avez vécus, au présent, dans le désordre, et leur donner, avec le recul du temps, une certaine ligne musicale.

Vous explorez une fois encore les « mystères de Paris », avec ici la dimension supplémentaire des lieux maléfiques où flottent « de mauvaises ondes ». Faut-il y voir l’influence des sciences occultes qui fascinent le narrateur, ou une réalité objective que tout un chacun peut ressentir au cours de ses déambulations parisiennes ?
Les « mystères de Paris » sont bien une réalité objective. Il suffirait, au cours de vos déambulations, de lire la ville comme un palimpseste, et de savoir quels sont les fantômes qui hantent chaque numéro de rue.

Les événements qui surviennent dans la vie du narrateur semblent placés sous le signe de la coïncidence et du hasard. Ne s’agirait-il pas d’autres noms du destin ?
Nous pouvons aussi rêver que nous avons des centaines de sosies, qui ont réalisé les multiples possibilités qu’offrait notre vie…

Vous publiez simultanément une pièce de théâtre, Nos débuts dans la vie, écrite en parallèle à Souvenirs dormants. Peut-on voir dans ces deux textes une forme de diptyque atypique ?
La publication simultanée de Souvenirs dormants et d’une pièce de théâtre n’est sans doute pas le fruit du hasard. Les mots « un début dans la vie » apparaissent dans une page de Souvenirs dormants, mais l’un des deux livres ne pouvait être écrit que sous une forme théâtrale, car c’est un texte sur le théâtre.

Entretien réalisé avec Patrick Modiano à l’occasion de la parution de Souvenirs dormants.

Mangez Libanais…

La cuisine libanaise simple et riche présentée par des cuisinières locales et des producteurs. Des recettes du quotidien accompagnées de focus techniques pour être sur de ne pas les rater : les 10 commandements du taboulé, l’art de modeler des kebbe…Le livre s’articule autour d’un voyage à travers tout le pays pour découvrir des gens, des paysages, tout un art de vivre pour profiter et se réunir autour de choses simples et conviviales.  Recettes : Grâce à ce livre, il sera facile de préparer à la maison les fameux kebbe, falafel, taboulé (le vrai) et autres houmous, mais aussi du shawarma à faire à la maison, des farcis, des ragouts, de la sauce tarator, des boulettes végétariennes au boulgour et lentilles.

« Manger Libanais », de Kamal Mouzawak (éditions Marabout).Parution le 25 octobre.

Les 40 ans de l’Imaginaire…

Antoine Gallimard en 1977 souhaite rééditer des fictions classiques contemporaines dans une collection chic et semi-poche…40 ans après l’aventure compte plus de 700 titres…

Les 40 ans de L’Imaginaire

Imaginez une collection de chefs-d’œuvre méconnus. Une collection de plus de 700 perles rares de la littérature mondiale et 300 auteurs majeurs du XXe siècle, une collection où Julio Cortázar, William Faulkner, Marguerite Yourcenar, Georges Perec et Antonin Artaud côtoient Guillaume Apollinaire, Marguerite Duras, Louis-Ferdinand Céline et Henri Michaux… Imaginez « L’Imaginaire », l’île au trésor des raretés littéraires, un pays fabuleux des inclassables. Depuis 1977, « L’Imaginaire » s’impose comme la collection de réédition par excellence, lue et approuvée par des millions de lecteurs passionnés. Pour ses quarante ans, la collection se rajeunit avec de nouvelles couvertures au graphisme élégant. Vingt titres sont à découvrir ici, et d’autres surprises, que « L’Imaginaire » vous laisse imaginer, suivront bientôt.

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Nabokov: Lettres à Véra…

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Titre Lettres à Véra
Genre Correspondance
Auteur Vladimir Nabokov
Original language russe
Editeur Fayard
Prix 36.00
Sortie Edition reliée
A travers les lettres que l’écrivain envoyait à sa femme, se dessine la complicité hors norme qui le liait à son “ange aux cheveux d’or”.

Au cœur d’Autres rivages, la merveilleuse autobiographie de Nabokov (1899-1977), dans un passage où il est tout ensemble question du poète anglais Robert Browning, de Léon-Paul Fargue et des papillons des montagnes suisses, surgit soudain un « toi et moi » (c’est précisément à la page 164 de l’édition de poche en Folio) qui laisse le lecteur pantois. C’est qu’il lui apparaît alors que, d’évidence, le livre ne lui est pas vraiment destiné, qu’il s’adresse tout entier à ce « toi » sub­repticement invoqué — « toi », Véra, l’épouse d’ailleurs dédicataire de ce récit autobiographique comme de tous les romans de l’écrivain, depuis l’inaugural Machenka (1926) jusqu’aux chefs-d’œuvre de la période américaine, Lolita (1955), Feu pâle (1962), Ada ou l’ardeur (1969). La liste est longue des rôles qu’endossa la discrète Véra Nabokov, née Slonim (1902-1991), auprès de son génie de mari, durant les quelque cinquante-cinq ans que dura leur couple : amante, épouse, mère de leur fils unique, l’adoré Dmitri, mais aussi chauffeur, cerbère et garde du corps — la légende dit qu’elle avait parfois un revolver dans la poche —, correctrice de ses manuscrits, agent de liaison avec ses éditeurs et ses traducteurs, assistante du Pr Nabokov lorsqu’il enseignait à l’université Cornell (NY), présente lors de ses cours, corrigeant les copies, suppléant à ses absences lorsqu’il tombait malade… Sans oublier qu’elle sauva des flammes le manuscrit de Lolita, que l’écrivain avait entrepris de brûler, et préserva l’inachevé Original de Laura, qu’à la veille de sa mort, en 1977, Vladimir lui avait demandé de détruire. (1)

C’est l’une des beautés des Lettres à Véra, aujourd’hui traduites chez Fayard, que d’exposer et de détailler la complicité hors norme qui unissait Vladimir et Véra — comme il aimait cette initiale commune à leurs deux prénoms, qu’il dessinait sous la forme d’ailes de papillons ! L’un et l’autre membres de la diaspora russe de Berlin, ils s’étaient rencontrés en mai 1923, lors d’un bal de charité. Lui avait 24 ans et, sous le pseudonyme de Vladimir Sirine, avait publié déjà quelques poèmes remarqués dans Soul, le quotidien en langue russe de la capitale allemande que dirigeait son père.

La suite de l’article est à lire ici.

Susan Sontag ou la fureur d’écrire…

 

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Susan Sontag, Par Béatrice Mousli

  • 27 Septembre 2017 à paraître.
  • Pour redécouvrir cette immense artiste qui dès la fin des années soixante s’engagea dans une carrière qui mêla toujours commentaires et action.Cinéphile, elle réalisa quatre films, entre 1969 et 1983. Critique littéraire merveilleuse, elle publia plusieurs romans et des recueils de nouvelles. Passionnée de théâtre, elle écrivit aussi plusieurs pièces. Continuellement intéressée par le pouvoir des images, elle fait le tour de la question dans six essais décisifs regroupés dans son livre le plus connu: « Sur la photographie » (1977)…
  • Entrelacée d’intime, la biographie que lui consacre Béatrice Mousli prend le parti de s’attacher principalement à la Sontag publique, exploitant les milliers de pages écrites par, pour et sur elle, afin de dresser une histoire critique de la trajectoire de cette critique tout-terrain. Dans la presse américaine, chaque mot signé Sontag entraînait exégèses, emportements, adhésion ou dénonciation. les ennemis ne manquaient pas, s’offusquant de tant d’arrogance chez ce personnage de pythie hautaine, qui jugeait l’actualité de la pensée et du monde.Analyste acharnée du réel, Sontag habitait avec maestria ce monde de la pensée, incarné par la mythique bibliothèque qui occupait les murs de ses appartements successifs, et que les journalistes, invités à faire son portrait décrivent avec gourmandise.

 

Avec Marguerite Duras, en 1969:

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Les romans sélectionnés pour le prix Médicis…

Le jury du prix Médicis, chapeauté par Michel Braudeau, a dévoilé la liste des romans français qui ont retenu son attention, mercredi 13 septembre au soir.

Parmi les 14 titres français sélectionnés, deux premiers romans, cinq romans déjà sélectionnés par le Goncourt et une dominante Gallimard et Seuil (trois titres chacun) et quelques absents, dont Alice Zeniter (L’Art de perdre, éd. Flammarion, tout juste lauréat du prix du roman décerné par Le Monde) et Monica Sabolo (Summer, éd. JC Lattès), qui figurent dans la majorité des listes.

 

Fondé en 1958 par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux, le prix est traditionnellement remis au restaurant La Méditerrannée place de l’Odéon, autour du 9 novembre.

Parmi les auteurs qui ont reçu le prix Médicis depuis sa création, on compte Philippe Sollers (Le Parc, éd. Gallimard, 1961), Hélène Cixous (Dedans, éd. Grasset, 1969), Dominique Fernandez (Porporino ou les Mystères de Naples, éd. Grasset, 1974), Georges Perec (La Vie mode d’emploi, éd. Hachette, 1979), Sorj Chalandon (Une promesse, éd. Grasset, 2006), Maylis de Kerangal (Naissance d’un pont, éd. Verticales, 2010), Marie Darrieussecq (Il faut beaucoup aimer les hommes, 2013) et l’an dernier, Ivan Jablonka (Laëtitia et la Fin des hommes, éd. Seuil).

Le jury a annoncé sa sélection des romans étrangers en lice pour le prix Renaudot serait dévoilée le 26 septembre prochain.

La liste des 14 romans sélectionnés par le prix Médicis :

Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel (Gallimard)

Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud (Flammarion)

Un certain M. Pikielny de François-Henri Désérable (Gallimard)

Ton père de Christophe Honoré (Mercure de France)

Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas (Seuil)

L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic (L’Olivier)

Nos richesses de Kaouther Adimi (Seuil)

Une fille dans la jungle de Delphine Coulin (Grasset)

Une chance folle d’Anne Godard (Minuit)

La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (Grasset)

Sans Véronique d’Arthur Dreyfus (Gallimard)

Avant que les ombres s’effacent de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)

Fief de David Lopez (Seuil)

Grand frère de Mahir Guven (Philippe Rey)

 

 

 

 

La taille, ça compte?

La longueur d’un livre influence t-elle son destin?
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C’est l’un des poids lourds de la rentrée: Alan Moore, auteur de bandes-dessinées, fait son entrée en littérature avec un pavé de 1248 pages et 1kg2: Jérusalem. Le Dossier « M »de Grégoire Bouillet comporte quant à lui 864 pages, mais ce n’est que le premier tome! et le bien-nommé Kong de Michel Le Briz comporte 937 pages…

Pour les éditeurs, les gros livres sont objets de curiosité, de fascination mais aussi parfois de répulsion.. Lire la suite

Pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb….

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Résumé

Dans sa petite ville de province, la jolie Marie, 19 ans, ne prend du plaisir que quand les autres l’envient. Une émotion destructrice qui la gagne et la ronge lorsqu’elle l’éprouve vis-à-vis de sa première enfant. Alors que celle-ci luttera pour son bonheur, Marie cherchera la paix avec elle-même, aspirant à la rédemption.

Sous la plume d’Amélie Nothomb, une grande histoire d’amour et une fascinante étude de la jalousie.

La présence métronomique de Nothomb à chaque rentrée littéraire est fascinante, je dois dire…et j’aime beaucoup le personnage qu’est Nothomb! Toutefois, depuis quelques années j’oublie quasiment instantanément ce que je viens de lire! Trois de ses nombreux romans selon moi sortent du lot: Stupeur et tremblements, Les combustibles et Hygiène de l’assassin…

Présentation de Frappe-toi le coeur par l’auteur:

Sexe et Mensonges par Leila Slimani…

Leila Slimani, prix Goncourt 2016 pour Chanson Douce revient avec un documentaire passionnant sur les femmes marocaines.

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Sexe et Mensonges

L’écrivaine sortira le 6 septembre un premier essai Sexe et Mensonges pour lequel elle aura passé deux années de recherche pour recueillir des témoignages. Tout comme son premier roman Dans le jardin de l’ogre, qui raconte l’histoire d’une mère de famille nymphomane, cette nouvelle publication traitera aussi du sujet de la sexualité.

« À la fin de plusieurs conférences que j’ai données au Maroc, pour présenter Dans le jardin de l’ogre, j’ai discuté avec des femmes et on a été amenées à parler de sexualité », raconte-elle au HuffPost Maroc. « Elles m’ont parlé de leur propres expériences, de leur rapport à la fois au plaisir, à l’intimité, à leur corps. Mais aussi à la pression sociale qu’elles ressentaient et la difficulté d’être une femme libre aujourd’hui pouvant vivre sa sexualité de manière épanouissante », continue-t-elle.

Beaucoup avaient du mal à prononcer certains mots ou ne savaient même pas quels mots utiliser pour parler de sexualité.

Les premières recherches pour son essai ont coïncidé, comme elle le rappelle au HuffPost Maroc, avec une série de scandales au Maroc. A titre d’exemple, elle cite l’affaire d’Amina El Filali, la sortie du film « Much Loved », le lynchage de plusieurs homosexuels, ou encore l’arrestation des deux femmes d’Inzegane pour avoir porté des robes. « Je me suis demandée pourquoi la sexualité provoque une telle hystérie et des réactions tellement épidermiques au Maroc. Est-ce que les lois qui continuent à régir la question de la sexualité au Maroc sont toujours tenables? Est ce qu’on peut les appliquer? Ce sont là les questions que je pose dans cet essai ».

Dans ce travail, l’auteure a choisi de donner la parole (presque) strictement aux femmes, mis à part quelques témoignages de la gent masculine vers la fin de son essai. « Je n’ai pas exclu les hommes, mais ce sont essentiellement des femmes qui sont venues me parler, puisque très souvent dans les conférences littéraires, elles représentent la majorité », explique-t-elle au HuffPost Maroc.

« Je n’ai pas du tout stylisé ce qu’elles me disaient, précise-t-elle. « J’ai gardé leurs phrases, leurs mots, j’ai gardé même le rythme de leur discours pour montrer également que beaucoup avaient du mal à prononcer certains mots ou ne savaient même pas quels mots utiliser pour parler de sexualité ».

Si ses deux premiers romans seront adaptés au cinéma par Jacques Fieschi pour Dans le jardin de l’ogre et par Maïwenn pour Chanson Douce, ce dernier essai est également en train d’être adapté en bande-dessinée qui sortira le même jour que le livre. L’écrivain a aussi révélé au HuffPost Maroc qu’elle travaillait actuellement sur un prochain roman.

D’après un article du HuffPost Maroc.