Dans la cuisine de Marguerite (3):Intimité de la cuisine.

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« La salle à manger est grande parce que c’est là qu’on reçoit les invités, mais la cuisine est petite, de plus en plus petite.Mais on y mange toujours, on s’y entasse-quand l’un sort tous les autres doivent se lever mais on ne l’a pas abandonnée. On voudrait désapprendre aux gens à manger dans la cuisine et c’est là qu’ils se retrouvent, qu’ils vont tous le soir venu, c’est là qu’il fait chaud, qu’on reste avec la mère qui fait la cuisine tout en parlant » Marguerite Duras

Dans la cuisine de Marguerite (2): « je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors je fais à manger pour les autres »

images (2) Marguerite duras disait: « Je ne suis pas très expansive, mais les gens ne se trompent pas là-dessus parce que je leur donne à manger…Je ne dis pas que je les aime, je ne les embrasse pas, je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors, je fais à manger pour les autres…

Et plus loin: » À Neauphle, souvent, je faisais la cuisine au début de l’après-midi. ça se produisait quand les gens n’étaient pas là, qu’ils étaient au travail, ou en promenade aux étangs de Hollande, ou qu’ils dormaient dans les chambres.Alors, j’avais avec moi tout le rez-de-chaussée de la maison et le parc. C’était à ces moment-là de ma vie que je voyais clairement que je les aimais et que je voulais leur bien. La sorte de silence qui suivait leur départ je l’ai en mémoire. Rentrer dans ce silence, c’était comme rentrer dans la mer.C’était à la fois un bonheur et un état très précis d’abandon à une pensée en devenir, c’était une façon de penser ou de non-penser peut-être-ce n’est pas loin-et, déjà, d’écrire.Lentement, avec soin, pour que ça dure encore, je faisais la cuisine pour ces gens absents ces après-midi là…Il n’y avait plus qu’à éplucher les légumes, mettre la soupe à cuire et écrire. Rien d’autre. »

Littérature-jeunesse: Philip Pullman: L’inventeur des mondes parallèles…

Philip Pullman vit à Oxford, aux Etats-Unis, où il a enseigné.

À La croisée des mondes a rencontré un immense succès dans le monde entier. Voici quelques clés pour entrer dans ce roman qui a révolutionné la littérature de l’imaginaire:

Trilogie: À la croisée des mondes est un récit en trois partie: Les royaumes du Nord, La Tour des anges, et Le miroir d’ambre qui s’adresse à des lecteurs de tous âges.

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Dans la cuisine de Marguerite…

J’ai toujours été amusée, séduite et attirée par la manière dont Marguerite Duras maniait la langue française, à l’écrit comme à l’oral, pour exprimer humblement et avec humour, ses sentiments ,ses souvenirs et pensées intimes…

Et Marguerite Duras m’a encore une fois conquise lorsque j’ai découvert  » La cuisine de Marguerite « , un petit livre (14 x 19 x 0.5 cm, 64 pages, ISBN : 2-86744-679-1), recueil posthume de textes, d’entretiens et de photographies rassemblés par Michèle Kastner.

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L’école dans la littérature (fin): « Entre les murs  » de François Bégaudeau…

Entre les murs

Première parution en 2006

Collection Folio (n° 4523), Gallimard
Parution : 22-03-2007

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L’école dans la littérature (suite) : Le Gone du chaâba d’Azouz Begag…

Roman : Azouz BEGAG 1986

Film : Christophe RUGGIA 1997

Le Chaâba ? Un bidonville au bord du Rhône, près de Lyon, il n’y a pas si longtemps Un amas de baraques en bois, trop vite bâties par ces immigrants qui ont fui la misère algérienne. Ici comme ailleurs, les éclats de rire des enfants résonnent dès le lever du soleil. Les  » gones  » se lavent à l’eau de puits et font leurs devoirs à même la terre. Mais chaque matin, ils enfilent leurs souliers pour se rendre à l’école avec les autres Là, derrière les mots inscrits sur le cahier d’écriture, de nouveaux horizons apparaissent. Un monde de connaissances, de rêves et d’espoirs à découvrir.

Extraits:

« – Azouz! Vous savez comment on dit « le Maroc » en arabe? me demande tout à coup M. Loubon alors qu’il était en train d’écrire au tableau quelques phrases de style conjuguées au subjonctif.

La question je me surprend pas. Depuis maintenant de longs mois, le prof a pris l’habitude de me faire parler en classe, de moi, de ma famille, de cette Algérie que je ne connais pas mais que je découvre de jour en jour avec lui.

À la maison, l’arabe que nous parlons ferait certainement rougir de colère un habitant de la Mecque. Savez-vous comment on dit les allumettes chez nous, par exemple? Li zalimite. C’est simple et tout le monde comprend. Et une automobile? La taumobile. Et un chiffon? Le chiffoun. Vous voyez, c’est un dialecte particulier qu’on peut assimiler aisément lorsque l’oreille est suffisamment entraînée. Le Maroc? Mes parents ont toujours dit el-Marroc, en accentuant sur le o. »

Le gone du Chaâba, Azouz Begag, page 213 éditions du Seuil

La bande-annonce du film:

 

Soleil au-dessus de « Quai-des-livres « Rouen 2017…

C’était inespéré ces rayons (absents depuis 15 jours…) sur les quais de Rouen aujourd’hui…Et pourtant:

J’ai donc pu en profiter et faire quelques (!) achats livresques! (pour 32 euros…)

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J’ai acheté deux vieux magazines littéraires (Un sur Ponge, un sur Simone de Beauvoir)…à mon ancien Prof de fac Yvan Leclerc! Je ne l’ai reconnu qu’en relevant la tête et nous avons discuté un peu…Il est à la retraite maintenant mais toujours très actif au sein des « Amis de Flaubert »…J’ai découvert dans le magazine sur Ponge un tas d’article de presse qu’il avait découpé à sa mort en 1988, l’année-même où je suivais avec lui un cours passionnant sur les procès de 1857, Flaubert et Baudelaire…

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Et puis, le petit dernier, il n’est pas chez moi.C’est Mon copain Pierrick qui me l’a acheté ce matin et il m’attend chez lui! (Merci beaucoup!)

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Maintenant il faut ranger tout ça…Ou pas!

Des bulles et des lettres: « Nerval, l’inconsolé « : bande dessinée…

Date de publication : 6 septembre 2017

Gérard Labrunie n’est pas encore Gérard De Nerval quand il traduit de manière presque définitive le Faust de Goethe, à seulement 19 ans.Et pourtant, le poète tourmenté est déjà pleinement là: Lire la suite

L’école dans la littérature (suite): Chagrin d’école de Daniel Pennac.

Ce récit  a pour figure centrale, le cancre, le mauvais élève. Figure déclinée à la 1° personne quand l’auteur évoque sa longue cancrerie, n’hésitant pas à passer à la 3° personne comme pour se mettre à distance, objectiver le portrait, permettre l’identification par autrui.
L’auteur n’est plus le cancre qu’il fut. De cancre à professeur puis écrivain populaire, voilà une métamorphose  peu banale qui doit beaucoup, l’essentiel,  à l’amour.
Mais le cancre n’est pas mort avec le professeur ou l’écrivain. Lire la suite

L’école dans la littérature (suite): » Le temps des amours » de Marcel Pagnol.

Quatrième tome des « SOUVENIRS D’ENFANCE », composés de trois autres volumes (« LA GLOIRE DE MON PÈRE », « LE CHÂTEAU DE MA MÈRE », « LE TEMPS DES SECRETS »).

Malgré son titre « le temps des amours », ce livre comprend seulement un chapitre intitulé « les amours de Lagneau » où il est question d’amours et de sentiments. Les autres sont basés sur la scolarité de Marcel. S’enchaînent ensuite à un rythme effréné les « années collège » avec les bêtises, les blagues douteuses dans le dos des professeurs, les heures de colle le jeudi, et bien sûr, chose importante pour Marcel, l’amitié!!! On y découvre également les premiers émois de Marcel pour la poésie et l’écriture. Lire la suite