Tarzan, Intégrale, Volume 2. Joe Kubert.

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Voici enfin le deuxième volume des aventures de TARZAN qui conclut l’intégrale des histoires écrites et dessinées par le grand Joe KUBERT.

Avec ces nouvelles aventures fantastiques dans la plus pure tradition des « pulps » nous nous laissons entraîner des jungles obscures aux ruelles de Paris, ou encore des déserts d’Afrique du Nord à la mythique Cité oubliée d’Opar et nous pourrons aussi découvrir au fil des pages, KORAK, fils de TARZAN et la saga de l’Homme-Lion, féroce adversaire de l’Homme-singe dans un duel sauvage pour la suprématie dans la jungle.

Cet opus nous propose ainsi de redécouvrir de nouvelles adaptations des romans d’Edgar Rice BURROUGHS telles que « le Retour de TARZAN« , deuxième roman de la série alors adapté pour la première fois en bandes dessinées ou encore « TARZAN et L’Homme-Lion », ainsi que d’autres créations de Joe KUBERT.

Toujours aussi fidèles à l’oeuvre d’Edgar Rice BURROUGHS, ces aventures sont autant une évasion intemporelle qu’une déclaration d’amour à la nature sauvage et ses mystères.

Peu d’artistes sont capables de restituer avec autant de dynamisme et d’intensité les scènes d’action que Joe KUBERT. Au cours de son immense carrière il allait littéralement redéfinir les canons de la bande dessinée d’action et inspirer ou former lui-même dans l’école qu’il a fondée, toute une génération de dessinateurs qui allait exploser à partir des années 1980.

Alors au sommet de son art et passionné depuis son enfance des aventures de TARZAN, il signe entre 1972 et 1975 ces adaptations considérées parmi les plus fidèles de l’oeuvre d’Edgar Rice BURROUGHS. À l’occasion des rééditions de ces histoires outre-Atlantique dans les années 2000, il en a supervisé lui-même la restauration des couleurs.

SCENARIOS JOE KUBERT d’après EDGAR RICE BURROUGHS
DESSINS JOE KUBERT
TRADUCTION FRANÇOIS TRUCHAUD
336 PAGES COULEUR.

Paru en Novembre 2018 aux Editions Delirium.

Journal filmé d’un exil. Toute l’histoire/documentaire.

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Journal filmé d’un exil, de Magali Magne.

En 1936, à l’occasion de la naissance de son fils, Robert Bernas achète à Vienne sa première caméra : une Eumig 8mm. Comme la plupart des cinéastes amateurs, il fixe sur la pellicule les moments de bonheur. En mars 1938, l’Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. Robert détourne alors sa caméra du cercle familial pour la diriger sur les événements qui se déroulent sous ses yeux.

Robert ne se sépare plus de sa caméra. Il s’en sert comme d’un œil-témoin. Il filme le va-et-vient des avions, des convois allemands et fait des plans symboliques pour exprimer la peur et la tension qu’il partage avec les siens. Puis il prend le risque de camoufler sa caméra sous son manteau pour filmer les troupes nazies qui envahissent la ville, la foule qui les accueille, les bannières à croix gammées sur tous les murs de Vienne, y compris la devanture du magasin de linoléum de son beau-père.

Plus tard, il enregistre les événements que traversent les siens. Cette famille juive franco-autrichienne, contrainte à fuir Vienne puis Paris, s’exilera aux États-Unis pour revenir en France en 1947. Des images fortes, inventives, parfois joyeuses qui racontent une formidable victoire face aux menaces de l’Allemagne nazie et de ses alliés.

Devant la caméra de Magali Magne, Harry Bernas, le fils de Robert, partage aujourd’hui cette histoire.

Grand Prix du Jury au Festival Territoires en Images

Diffusion

Sur la chaîne Toute l’Histoire

Jeudi 17 janvier 2019, 20h45
Samedi 19 janvier 2019, 17h18
Dimanche 20 janvier 2019, 12h11
Lundi 21 jabnvier 2019, 5h26 (nuit de lundi à mardi)
Mardi 22 janvier 2019, 14h27
Mardi 22 janvier 2019, 22h31
Jeudi 24 janvier 2019, 8h32
Lundi 28 janvier 2019, 19h06
Mercredi 30 janvier 2019, 16h24
Vendredi 1er février 2019, 9h29
Samedi 2 février 2019, 19h52
Dimanche 3 février 2019, 1h24 (nuit de dimanche à lundi)
Lundi 4 février 2019, 17h14
Mardi 5 février 2019, 6h00

 

 

« La Vie Balagan de Marceline loridan-Ivens » Documentaire Arte. Mercredi 16 janvier 22h35.

Marceline Loridan-Ivens nous a quittés le 18 septembre 2018. Si les camps de la mort l’ont empêché de suivre des études, elle a su apprendre de la vie les leçons essentielles et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d’audace et de poésie. Yves Jeuland nous propose un dialogue avec la réalisatrice dans lequel elle évoque son parcours, ses engagements, et même ses contradictions.

Petite silhouette chic aux boucles carotte, Marceline Loridan-Ivens se raconte sous l’œil affectueux du réalisateur Yves Jeuland. Sur la scène du Forum des images, à Paris, en ce 30 octobre 2014, la dame, alors âgée de 86 ans, n’a rien perdu de son humour et de son tempérament de feu. Ce récit autobiographique, elle l’a précédemment couché dans « Ma vie balagan » (Robert Laffont, 2008) – le mot « balagan » signifiant en hébreu « bordélique ». Née en 1928 de parents juifs polonais qui pensaient trouver en France une société éclairée et tolérante, Marceline Loridan-Ivens est arrêtée avec son père le 29 février 1944, à 15 ans, et déportée à Auschwitz-Birkenau. « L’inhumanité commence à Bobigny dans les wagons à bestiaux », raconte-t-elle. Contrairement à elle, son père ne reviendra pas. Lorsqu’elle évoque la fois où elle l’a brièvement croisé à Auschwitz, l’émotion la submerge.

La voie du documentaire
Le témoignage de Marceline Loridan-Ivens frappe au cœur car il décrit la vie dans les camps de la mort dans sa réalité la plus quotidienne, la plus triviale, sans rien cacher des privations, des humiliations et de l’horreur : les haillons des mortes qu’il faut enfiler dès le premier jour, le pain volé à un cadavre, le sadisme des gardiennes mais aussi les copines qui vous épaulent et la dignité qu’on préserve envers et contre tout. Ce dialogue complice avec Yves Jeuland dessine le portrait d’une forte personnalité, humaniste, passionnée, provocatrice et rageuse. Après avoir jeté sa gourme dans le bouillonnant Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre, Marceline trouvera sa voie dans le documentaire et un amour indéfectible pour le cinéaste Joris Ivens, avec qui elle coréalisera dix-huit films (« Le 17e parallèle », » Une histoire de vent »…). Joyeuse et émouvante, cette soirée est jalonnée de chansons françaises et yiddish interprétées par Éric Slabiak et ses musiciens, d’archives et d’extraits de films, notamment « Chronique d’un été », chef-d’œuvre de Jean Rouch, où, âgée d’une trentaine d’années, Marceline interprète son propre rôle et adresse un discours poignant à son père.

Réalisation :

Yves Jeuland

Pays :

France

Année :

2018

Le Voyage dans La Lune de Méliès (1902) en version colorisée. (Sur Arte Dimanche 06 janvier )

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Une image a longtemps résumé le film le plus célèbre de Georges Méliès : une fusée-obus s’écrase sur l’œil de la Lune, planète-visage qui grimace de dépit. En découvrant Le Voyage dans la Lune dans des conditions optimales — restauration numérique de ses couleurs d’origine, peintes à la main —, on mesure à quel point ce plan mémorable est une idée de génie, une trouvaille limpide et poétique. Il illustre la nature duelle du travail de Méliès, appliquant au cinéma naissant ses tours de magicien professionnel : un va-et-vient permanent entre illusion et réalité. L’illusion d’une expédition de savants croquignolets sur l’astre voisin ; la réalité d’une troupe de saltimbanques, danseuses en tenue légère comprises, s’incrustant dans des décors en trompe-l’œil inspirés de Gustave Doré.

La partition écrite par le duo électro Air dynamise ces images d’un autre âge. Elle contribue à la grande pagaille temporelle du film : se mêlent théâtre du xixe, art cinématographique du siècle suivant, tempos électriques d’aujourd’hui. Le déplacement dans l’espace devient ainsi un voyage dans le temps. Un objet vieux de plus d’un siècle peut en mettre plein les yeux autant que la plus sophistiquée des images numériques.

Fiche technique

Synopsis

Le professeur Barbenfouillis, (Méliès) président du Club des astronomes, décide d’entreprendre une expédition sur la Lune. Accompagné de six savants, il monte dans un gigantesque obus tiré par un énorme canon. Arrivés sans encombre, les scientifiques découvrent le «clair de Terre», affrontent une tempête de neige et rencontrent d’étranges anthropoïdes qui les font prisonniers…

 

Court-métrage de Georges Méliès (1902) d’après Jules verne et H.G Wells.

Musique: Air

Muet. 20mn.

« Plus un chat », de Nicolas Vial et Didier Decoin.

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Dessinateur(s)
Nicolas Vial
Auteur(s)
Didier Decoin

Poétique ou imaginaire, laissez-vous séduire par une autre Venise, celle des chats de Nicolas Vial dont les dessins aux couleurs généreuses ont inspiré la plume de Didier Decoin.

La plupart des chats ont disparu des ruelles de Venise et  beaucoup le regrettent. Depuis l’époque de la République, les habitants de la Sérénissime respectent ces félins, redoutables remparts contre les nuisibles à moustaches. Au fil des pages, le lecteur suivra le parcours d’une armada de chats déambulant dans le dédale des célèbres canaux. Le périple dans cette Venise pittoresque, parfois imaginaire, s’achève au crépuscule quand la silhouette de la ville se confond avec la ligne d’horizon.

Au fil des pages, Nicolas Vial met en scène des chats vagabondant dans les ruelles, pilotant un Riva ou somnolant au bord des canaux. Inspiré par cette vision ludique et poétique de Venise, le romancier Didier Decoin, accompagne de sa plume ces félins partis à la conquête de la ville.

« Swan » de Néjib. Roman Graphique.

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Dans le Paris du XIXe siècle, les aspirants peintres sont légion et la compétition fait rage. En un passionnant feuilleton graphique, dont le tome I vient de paraître chez Gallimard, Néjib retrace l’histoire de l’impressionnisme dans une capitale effervescente.

Paris, 1859. Chamboulée par les grands travaux du baron Haussmann, la capitale française l’est aussi par l’explosion des vocations artistiques. Les aspirants peintres, les « rapins », sont partout et des ateliers privés aux sacro-saints Beaux-Arts, travaillent d’arrache-pied pour sortir du lot. La compétition est féroce et le terreau fertile à l’émergence d’un nouveau mouvement, l’impressionnisme. Sous la forme d’un ambitieux et foisonnant feuilleton digne des grands romans de Balzac ou de Zola, Néjib montre à travers le destin de Swan, une peintre américaine, la gestation puis la naissance de l’art moderne. Quand la fiction révèle la réalité. Passionnant.

« Swan et son frère Scottie sont venus à Paris pour devenir peintres, mais tous deux incarnent des dynamiques différentes.  Elle va explorer les ateliers privés et tout ce que Paris propose d’alternatif, lui en revanche va suivre la voie institutionnelle. Leurs chemins ne vont pas cesser évidemment de s’entrecroiser. Toute la problématique de la peinture et de l’art en France, c’est un ping-pong entre les Beaux-Arts tenus par l’Institut, une émanation de l’Etat qui dicte l’esthétique de l’époque, décide de ce que doit être le goût national et les ateliers privés, périphériques, où s’est développée une plus grande liberté. Swan et Scottie sont les deux faces contraires, mais complémentaires d’une même entité. J’ai voulu qu’ils soient Américains pour plusieurs raisons. D’abord parce que, dans mes récits, je souhaite que le lecteur puisse se mettre à la place du personnage principal ; ici, il s’agissait de découvrir le Paris de 1859 à travers le regard de deux étrangers qui s’y rendent pour la première fois. Il se trouve que depuis les années 1830-40, beaucoup de jeunes Américains faisaient un voyage initiatique en Europe, notamment à Paris pour découvrir la “grande” culture, la civilisation, etc… Beaucoup d’héritiers de la haute bourgeoisie se rendent en France, vont copier au Louvre, suivent des cours de dessin, c’est une façon de montrer qu’ils appartiennent bien à la bonne société new-yorkaise ou bostonienne. Certains entament même une véritable carrière comme Mary Cassatt. Les Américains ont l’œil frais, historiquement ce sont les premiers grands clients de l’impressionnisme, ils n’ont pas la rigidité française par rapport au goût ou à l’académisme. Ils ont ainsi constitué des collections immenses. Quand le grand marchand d’art français Paul Durand-Ruel se met à vendre de l’art moderne, les acheteurs français le boudent, en revanche, il trouve un excellent accueil outre-Atlantique où les toiles de Degas notamment sont très vite appréciées. »

D’après un article Télérama.fr

« Le Passager clandestin ». Roman illustré. Georges Simenon et Loustal.

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Le Passager clandestin

par Simenon, illustrations de Loustal. Omnibus, 208 p., 29 €.

 

Vingt ans que ces deux-là font la paire, depuis Touriste de bananes, en 1998. Et quelle paire ! La preuve encore, avec ce quatrième « roman américain » de Georges Simenon qu’illustre le génial Loustal. Les retrouvailles sont d’autant plus heureuses que Le Passager clandestin, écrit en 1947, se situe de nouveau à Tahiti, comme Touriste de bananes, rédigé dix ans plus tôt. Une contrée exotique où l’écrivain liégeois avait fait escale deux mois durant, lors d’un grand périple autour du monde dans les années 1934-1935. Le dessinateur la connaît bien lui aussi, globe-trotteur invétéré dont témoignent ses nombreux carnets de voyage.

Alors que Simenon signe une formidable intrigue à plusieurs bandes, qui commence à bord du cargo l’Aramisavant de se dérouler à Papeete, Loustal joue à merveille de son trait noir et ombré. Il fait surtout la part belle aux couleurs pour restituer le « vert sombre des arbres, le bleu du ciel, la pourpre du sol, le rouge plus vif d’une gamine qui pass[e] à vélo, le blanc des costumes coloniaux », ce « feu d’artifice dans le soleil » que décrit Simenon. Mieux encore, son crayon vigoureux capte avec brio une atmosphère sensuelle, une ambiance des plus interlopes, et cette langueur qui le dispute aux rapports de force. Ils opposent le major Philip Owen, le fugitif Alfred Mougins et la danseuse Lotte, beau brin de blonde – c’est elle, le passager clandestin.

Tous trois ont fait le voyage afin de retrouver René Maréchal, fils naturel d’un magnat de l’industrie cinématographique récemment décédé, histoire de rafler une partie de son héritage. Du pont de l’Aramis au Yacht Club, en passant par l’English Bar, où s’enchaînent les soirées bien arrosées, la cinquantaine d’illustrations met en valeur un texte étonnamment moderne, des dialogues au cordeau, des protagonistes en froid avec la morale. « On s’amuse fameusement », comme dit un personnage. D.P.

Une critique L’Express.