Stefan Zweig: Adieu l’Europe.Arte mercredi 21novembre.20h55.

De 1936 à 1942, cinq instantanés du long exil qui a précédé le suicide au Brésil de l’écrivain Stefan Zweig. Une sobriété documentaire que l’acteur autrichien Josef Hader rend bouleversante.

1936, Rio de Janeiro. Voici deux ans déjà que le mondialement célèbre Stefan Zweig, mis à l’index par l’Allemagne hitlérienne, a fui l’Autriche pour s’installer provisoirement en Grande-Bretagne, habité par la certitude prémonitoire que les nazis vont s’emparer de son pays et propager la guerre en Europe. Invité au Brésil avec sa jeune épouse Lotte, qui fut sa secrétaire, pour présider un dîner de gala, il rejoint ensuite à Buenos Aires le congrès du Pen Club, où on l’attend comme un oracle. Mais alors qu’à la tribune on scande son nom parmi ceux des écrivains persécutés par le IIIe Reich, l’auteur d’Amok et de Lettre d’une inconnue refuse face aux journalistes de condamner publiquement le régime. « Tout geste de résistance qui ne comporte aucun risque et reste sans effet relève de la pure vanité« , objecte-t-il à Brainin, le jeune compatriote ulcéré qui le somme de dénoncer Hitler.

Longue nuit
« Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux« , écrira Zweig le 22 février 1942, avant de se suicider au véronal avec Lotte dans leur maison de Petrópolis, non loin de Rio. Entre les prémices de la guerre et la sauvagerie qui jour après jour, à l’autre bout du monde, détruit tout ce qui lui est cher, entre un hiver new-yorkais et les luxuriances tropicales du Brésil, Maria Schrader (dont le film s’intitule en allemand « Avant l’aurore ») met en scène avec une précision et une sobriété documentaires cinq tableaux d’une errance de plus en plus douloureuse. Sans prétendre percer le mystère d’un homme qui décrivit si finement l’âme humaine, et dont les mots portent ce film, l’acteur autrichien Josef Hader suggère de façon bouleversante la souffrance, la peur et l’épuisement qui affleurent sous l’élégance.

Réalisation :

Maria Schrader

Scénario :

Jan Schomburg
Maria Schrader

Production :

Idéal Audience
Maha Productions
Dor Film Produktionsgesellschaft
BR
WDR
ARTE France Cinéma
ORF
X Filme Creative Pool

Producteur/-trice :

Stefan Arndt
Danny Krausz
Denis Poncet
Uwe Schott
Pierre-Olivier Bardet
Kurt Stocker

Image :

Wolfgang Thaler

Montage :

Hansjörg Weissbrich

Musique :

Tobias Wagner

Avec :

Josef Hader
Barbara Sukowa
Aenne Schwarz
Matthias Brandt
Charly Hübner
André Szymanski
Lenn Kudrjawizki
Vincent Nemeth

Pays :

Allemagne
Autriche

Année : 2016.

Miro, Dans la couleur de ses rêves. (documentaire france 5 Dimanche 18 à 14h10)

La Ferme (1921-1922) huile sur toile, Washington National Gallery of Art.

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Synopsis

Focus sur les vingt premières années, décisives, pendant lesquelles Joan Miró invente son style et passe du réalisme à un système poétique de signes symboliques.

Miró ne rêvait jamais dans son sommeil, mais éveillé. Il se voyait comme un mélange d’ermite et de guerrier, se sentait comme un végétal enraciné dans sa terre de Mont-roig, à deux heures de Barcelone, son refuge, où, souvent il achevait ses toiles entamées à Paris. Prônant l’humilité par laquelle on devient grand, le Catalan, après plusieurs expositions infructueuses, fut aussi capable de déclarer : « Je ne remonterai sur le ring que pour le titre. » Et il triompha en 1928, à la galerie Bernheim, à Paris, avec quarante et une toiles, toutes vendues.

Ce documentaire, au montage très fluide, où se nouent harmonieusement le commentaire et les propos de Miró, effleure seulement la chronologie d’une vie pour mieux entrer dans le processus créateur de l’artiste, paradoxal et énigmatique : « Ma peinture peut être perçue comme humoristique et gaie, alors que je suis tragique. » La réalisation décrypte les figures et les signes de deux œuvres majeures : La Ferme (1921-1922), qui marque ses adieux à toute forme de réalisme, saluée par un très beau poème de Prévert ; et Le Carnaval (1924-1925), né d’hallucinations, qui inaugure son envolée onirique. L’importance accordée aux croquis préparatoires comble le grand manque de la rétrospective qui se tient actuellement au Grand Palais. Miró multiplie les études, les notes d’intention, les graffitis en tous genres et les heures de méditation. Car rien n’est spontané chez « le plus surréaliste des peintres » — ainsi le qualifiait André Breton.

 

Dessinées: Visages de femmes, poèmes d’amour. ZAÜ.

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Le mot de l’éditrice : Qu’elles fassent du vélo, dansent, se promènent, s’habillent ou se déshabillent, qu’elles lisent, pensent, observent, pleurent ou rient, toutes les femmes captées par le regard aimant de Zaü sont terriblement vivantes. À l’encre de Chine, à la mine de plomb, à l’acrylique, au pastel gras ou sec… peu importe la technique empruntée, le grand illustrateur les a croquées tout au long de sa vie, pour lui-même, sans rien perdre de la fulgurante beauté de ces rencontres. Dans Dessinées – Visages de femmes, poèmes d’amour, il nous ouvre son carnet intime. Pour servir d’écrin à ces instantanés de femmes, il fallait de grandes voix de la poésie contemporaine, parmi lesquelles Maram al-Masri, Tanella Boni, Ananda Devi, Hélène Dorion, Bruno Doucey, Abdellatif Laâbi, James Noël, Ernest Pépin… Mots et images d’amour tressés déplacent les frontières de l’intime pour que nous ne vivions jamais exilés de la beauté. Un pur bonheur.

Des textes de :

Maram al-Masri, Lucien Becker, Gioconda Belli, Luc Bérimont, Tanella Boni, Ananda Devi, Habiba Djahnine, Hélène Dorion, Bruno Doucey, Abdellatif Laâbi, Alexandrine Lao, Aurélia Lassaque, Rita Mestokosho, Ketty Nivyabandi, James Noël, Ernest Pépin, Pierre Seghers, Pierre Vavasseur…

Paru en octobre 2018 aux éditions Bruno Doucey.

Collection : Passage des arts 

La guerre des autres. Rumeurs sur Beyrouth. Bd.

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L’histoire :

Beyrouth, en 1974. La famille Naggar a fui les territoires palestiniens conquis par l’armée d’occupation israélienne après les guerres de 1948 et de 1967. Ils sont de souche égyptienne et sont imprégnés de la culture occidentale. Le père est un coureur de jupons. Un épicurien qui fait le bonheur de ses amis en passant sous le manteau des numéros de l’Écho des savanes, qui ne sont que quelques pépites parmi les trésors que réserve sa librairie. La mère est baba-cool mais elle tient la baraque et surtout les comptes, qui ne sont pas au beau fixe. Un peu lassée du comportement de son mari, elle est tombée amoureuse de son meilleur ami qui, malheureusement pour elle, s’avère être gay. Ils ont trois enfants qui, eux aussi, sont plein de vie et aiment les arts, en particulier le cinéma. Tous vivent paisiblement et se tiennent à l’écart des tensions religieuses et politiques qui commencent à miner le pays. Mais le propre de cette famille est d’être portée par l’espoir et de refuser la fatalité. Pourtant, le cours des événements s’accélère. Le Liban est déjà très divisé par les conflits idéologiques qui séparent les communautés chiite, sunnite, druzes et maronite. Il sert désormais de territoire refuge aux palestiniens qui ont fui la Syrie. En quelques mois, 400 000 réfugiés affluent. Parmi eux, des Palestiniens résolus à ne pas se laisser faire par l’État d’Israël, qui ne reconnaît même pas leur existence…

Bernard Boulad (Scénario)
Paul Bona (Storyboard)
Gaël Henry (Dessin)

Paru le 05 sept 2018.

Barbara en liberté. Documentaire inédit.

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Barbara, une image filtrée par le temps, un peu dénaturée, parfois sacralisée. À l’occasion des 20 ans de sa disparition, Sandrine Dumarais propose de redécouvrir les différentes facettes de la Dame en noir : à la fois mélancolique et drôle, fantaisiste et exigeante, romantique et libérée, accessible et lointaine…

Réalisation : Sandrine Dumarais (France, 2017). TV5 Monde. Lundi 12 Novembre à 16h.

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Commémorations 14-18 ou relire Apollinaire.

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Coffret contenant le fac-similé d’Alcools aquarellé par Louis Marcoussis, 40 gravures et une étude par Jean-Marc Chatelain

Illustrations de Louis Marcoussis

Coédition Gallimard / Bibliothèque nationale de France

 

Livres d’Art, Gallimard
Parution : 25-10-2018
208 pages + 48 p. hors texte, illustrées, sous couverture illustrée.
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220px-Louis_Marcoussis,_1930s,_photograph_by_Aram_AlbanLouis Marcoussis:
Louis Marcoussis, de son vrai nom Ludwig Casimir Ladislas Markus – jusqu’en 1912 -, est né à Varsovie (Pologne) en 1878. Il abandonne (en 1901) ses études de droit à Varsovie, pour commencer des études de peinture à l’Académie des Beaux-arts de Cracovie. Il a 25 ans, lorsqu’en 1903, il vient à Paris. Il continue ses études d’art à l’Académie Julian dans l’atelier de Jules Lefebvre.
L’artiste exposera pour la première fois au Salon d’Automne de 1905. Il gagne sa vie en faisant des caricatures pour des journaux satiriques (« La Vie parisienne », « L’Assiette au beurre »). L’année 1907 est une année de crise de création : l’artiste détruit son oeuvre et abandonne la peinture pour un temps. Markus va cependant très rapidement faire partie du milieu de la bohème artistique de Montmartre et de Montparnasse en se liant à Jean Moréas, Alfred Jarry et Edgar Degas. Il fréquente les cafés où il fait la connaissance de Braque, Picasso, Apollinaire ; c’est ce dernier qui lui fera franciser son nom : il devient Louis Marcoussis. L’artiste fera naturellement partie du courant avant-gardiste de l’École de Paris (G. Apollinaire, Picasso, Juan Gris, Max Jacob, Metzinger, etc.).
Au départ impressionniste, son art ira au cubisme vers 1910. En 1912, il participe au salon Section d’Or à la Galerie La Boëtie. Il épouse Alice Halicka, une peintre polonaise, en 1913. Les années de guerre l’obligeront à retourner en Pologne pour être mobilisé ; il s’engagera par la suite dans la Légion étrangère où il servira jusqu’en 1919.
Il participe aux différents Salons parisiens (Salons d’Automne, des Indépendants et Tuileries), ainsi qu’à des manifestations collectives à l’étranger. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1925 (Galerie Pierre Chareau). Il exposera aussi chez Bernheim (1929) et Jeanne Bucher (1929). Les années 1930 vont le voir s’adonner essentiellement à la gravure, perfectionnant sa grande habilité aux techniques de l’eau-forte, de l’aquatinte et de la pointe sèche ; il enseignera l’art de la gravure à l’Académie Schläepfer (Paris). Louis Marcoussis réalisera des illustrations sur des poèmes de T. Tzara (1926, 1928), pour « Aurélie » de Gérard de Nerval et « Alcools » d’Apollinaire (1934).
Dans la période de l’entre-deux-guerres il fait plusieurs voyages: Pologne, Angleterre, Belgique, Italie et Etats-Unis ; des expositions sont organisées sur son nom. En 1940, à l’arrivée des troupes allemandes, Louis Marcoussis part pour Cusset, près de Vichy, où il décède un an plus tard. Une exposition posthume des œuvres de l’artiste sera organisée en 1964 au Musée d’Art Moderne à Paris. En 1985 des oeuvres de Louis Marcoussis feront parties de l’exposition « The Circle of Jewish Montparnasse artists in Paris » à New York. Son art est présent dans tous les plus grands musées du monde.

Clémenceau dans le jardin de Monet. Arte documentaire.

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Tout au long de leur vie, l’homme d’état Georges Clemenceau, dit le « Tigre », et le peintre Claude Monet, chef de file des impressionnistes, furent liés par une indéfectible amitié, à l’origine du legs de la série des « Nymphéas » à l’État français. Un beau film sur l’art, la politique et l’aube chaotique du XXe siècle.

Leur rencontre remonte à leurs jeunes années sous le Second Empire. Georges Clemenceau, le futur tribun, se destine alors à la médecine ; Claude Monet, le solitaire contemplatif, à la peinture. Le premier lutte pour une république sociale, le second œuvre à une rupture avec l’académisme artistique. Ils se reconnaissent, se perdent de vue puis se retrouvent pour ne plus se quitter, au crépuscule du XIXe siècle. Alors que Monet, installé à Giverny, veille sur son cher jardin – petite utopie dans la modernité pressée –, Clemenceau, entre sa vie politique à éclipses et son journal, La justice, s’extasie de la « révolution sans coup de fusil » que son ami est en train d’accomplir. Le moustachu à l’humour ravageur et le barbu à la poésie rêveuse partagent en outre une même passion pour l’art japonais et l’automobile. L’affaire Dreyfus, dans laquelle ils s’engagent, les rapproche encore davantage. Ils s’écrivent, bien et beaucoup. Mais les cieux diaphanes de Monet s’obscurcissent dans le chaos de la Grande Guerre, qui verra le « Tigre » consacré en 1918 « Père la Victoire ». Pour célébrer la paix retrouvée, le peintre veut offrir à la France et à son vieux complice, désormais président du Conseil, la série de tableaux sur laquelle il travaille avec acharnement, Les nymphéas. Touché, l’homme d’État fera installer ces panneaux monumentaux dans un écrin conçu pour eux, le musée de l’Orangerie. Les larmes aux yeux, c’est lui qui l’inaugurera en 1927, sans son ami, disparu quelques mois plus tôt.

Géants
Au fil de leur tendre et drolatique correspondance et de précieuses archives, dont les seules images filmées (par Sacha Guitry) de Monet, ce film retrace avec élégance le destin parallèle et la profonde amitié de ces deux géants. Au-delà du chef-d’œuvre de l’art moderne qu’ils ont légué ensemble au public, leurs quêtes respectives, artistique et politique, auront marqué le siècle précédent.

Réalisation :

François Prodromidès

Pays :

France

Année :

2017
Dimanche 11 Novembre. 16h30. Arte documentaire.

« Peinture et poésie ». Yves Peyré.

41FSTY9EE7L._SX258_BO1,204,203,200_Peinture et poésie, le dialogue par le livre (1874-2000) met en lumière et analyse un phénomène précis, la rencontre de deux expressions avides l’une de l’autre – la peinture et la poésie – au sein d’un même espace, le livre. Yves Peyré concentre son attention sur la genèse de cette forme, depuis son origine au temps des inventeurs de l’expression poétique et picturale moderne, Mallarmé et Manet, jusqu’à l’année 2000, dernière année du XXe siècle. Il donne ici une étude rigoureuse et un bilan, s’appuyant sur les 126 plus belles réussites du genre en autant d’années. Aux livres mêmes (conservés par la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet) qui sont en soi une suite de miracles, il ajoute des contrepoints plastiques, susceptibles d’éclairer encore plus le pouvoir d’attraction entre peinture et poésie. On assiste à la rencontre captivante des artistes les plus hardis et des poètes les plus téméraires du dernier maillon de notre histoire, de Mallarmé/Manet à Butor/Alechinsky, de Tzara/Arp à Du Bouchet/Tal Coat, de Cendrars/Léger à Debord/Jorn, de Breton/Giacometti à Leiris/Miro, de Char/Staël à Beckett/Johns. Rien des divers apports, ni de la complexité des différents temps d’une invention, n’est ici passé sous silence. Le but étant de laisser le lecteur clairement participer à la jubilation qui s’empare de tout amateur de ces livres, de lui offrir en partage la grâce et l’énergie qu’ils dégagent.

 

Editions Gallimard. 2001.

Les peintres peuvent en venir autrement à la langue et même sans écrire. Il leur suffit de lire, d’accueillir la parole du poète qui tombe en eux comme la différence bienfaisante, la confirmation de soi par le tout extérieur.

C’est de correspondance qu’il faut plutôt parler ou, avec Ponge, d’ « orgasmes rigoureusement homologues » (ou encore) d’ « amitiés stellaires » selon le raccourci de Nietzsche.

Un exemple parmi tant d’autres: Blaise Cendrars et Sonia Delaunay.

Extraordinaire fusion de quatre cent quarante-cinq vers libres de Blaise Cendrars (1887-1961) et des couleurs de Sonia Delaunay (1885-1979), la Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, sorti de presse en novembre 1913 à Paris, est l’un des livres d’artistes fondateurs de la modernité du XXe siècle.

Sonia et Robert Delaunay (1885-1941) comptent déjà parmi les artistes pionniers de l’abstraction et se singularisent par leurs démarches placées sous le signe des « contrastes Simultané », quand ils rencontrent, en janvier 1913, chez Apollinaire un poète alors inconnu, Blaise Cendrars. Leur amitié complice est immédiate. Blaise Cendrars, qui a passé plusieurs années en Russie, partage avec Sonia Delaunay, d’origine russe, un imaginaire commun en même temps qu’un goût pour la recherche de nouvelles formes esthétiques. En réalisant conjointement la Prose du Transsibérien, ils ouvrent une scène de création d’une liberté inventive inédite, convoquant rythme, mouvement et couleurs.

Ce livre-tableau se déployant sur deux mètres de long et trente-six centimètres de large suit les rails rêvés de la ligne du tout récent Transsibérien, dans une épopée fantastique, exploratrice et métaphorique, qui traverse le continent russe pour se terminer à Paris. L’expérience poétique intense proposée par Blaise Cendrars se découvre simultanément à la peinture de Sonia Delaunay, renouvelant ainsi la dynamique et le sens du voyage. Une révolution plastique et graphique est à l’œuvre, qui place les deux artistes au cœur des avant-gardes européennes dont l’année 1913 est un emblème majeur, avant l’hécatombe de la guerre.

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Sortie scolaire(II): Les photos.

Quelques photos et vidéos de la sortie scolaire à la fondation Vuitton et à l’atelier des lumières d’hier.

Arrivée à la fondation Vuitton après trois heures de car et sous un beau soleil.

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La conférencière explique l’architecture de la fondation et retrace le passé du jardin d’acclimatation. (Les élèves apprennent au passage que s’il n’y a pas de pigeons sur le monument c’est que chaque semaine des buses sont lâchées pour les faire fuir!)

J’ai vraiment apprécié cette visite. Les élèves aussi.

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La conférencière les fait ensuite s’asseoir devant quelques œuvres de Basquiat et leur raconte la vie intense et brève de l’artiste.

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À mon grand regret, nous ne verrons les œuvres de Schiele que de loin…

Une pause déjeuner et quartier libre au jardin d’acclimatation avant de rejoindre l’Atelier des lumières.

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Arrivée l’après-midi à l’atelier des Lumières. Les élèves y passeront une heure trente.

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Les élèves étaient dans l’ensemble ravis de leur journée. Nous aurions alors 4h de trajet pour rentrer sur Rouen suite à un accrochage du car avec une ambulance et l’établissement d’un constat qui ferait dépasser les horaires de conduite de notre chauffeur, nous obligeant à en changer sur la route…Mais ça c’est une autre histoire…

 

Le Marin de Gibraltar. Marguerite Duras.

Je le dis, quand quelqu’un n’a plus peur, il fait du tort à tous les pouvoirs

Le Marin de Gibraltar.

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Résumé

Le livre commence par une chaleur extrême que l’on appelle de plus en plus souvent Canicule, parfois à tort. Faut-il définir une canicule ou laisser faire l’auteur, qui nous la décrit, étouffante, agressant les bronches, la peau ? Nous sommes en Italie, pays où le héros du livre et son amie de l’époque, Jacqueline, décide de passer leurs vacances. Lui est fonctionnaire au Ministère des Colonies, s’attelant à un travail fort peu stimulant, celui de recopier des actes d’état-civil. Ayant passé toute son enfance en outre-mer, il maitrise les codes de ses contrées lointaines mais si proches de l’auteur. C’est en faisant ce travail qu’il a rencontré Jacqueline. Mariés, ils suivent une vie simple, sans vraiment d’extravagances. La visite de l’Italie est elle aussi sans extravagances : Florence, Gênes et Milan s’enchainent, jusqu’à ce qu’un chauffeur, ayant discuté un temps ensemble, le pousse à se rendre à Rocca, une petite station balnéaire. Sur place, il délaisse Jacqueline et part « à l’aventure », du moins c’est sa motivation. Il se prend alors de passion pour Anna, une riche américaine dont le yacht à l’ancre attendait cette rencontre.

Anna est une fille surprenante, son parcours est similaire à celui de notre héros. Tombé éperdument amoureuse d’un marin qu’elle pense être de Gibraltar, initialement à son service, mais qu’il abandonnera à Shangaï pour un motif inconnu. Et commence une recherche de longue haleine la menant de port en port. Le problème ? Il est simple : Anna et notre héros tombe amoureux. Marguerite Duras va alors monter un roman triangulaire entre les trois protagonistes, l’absent entrant de plein pied dans la relation pourtant intime et forte. Que signifie donc cette situation ? Peut-on considérer notre héros comme un instrument qui permettra la découverte du marin disparu ? Quel place ce dernier tient-il réellement pour chacun des deux protagonistes ? Au fil du temps, la relation s’épaissit, se solidifie, et les relations humaines font un maelstrom de sentiments divergeants.

Le Marin de Gibraltar (The Sailor from Gibraltar) est  aussi un film britannique réalisé par tony Richardson, sorti en 1967 avec Jeanne Moreau.

Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras, publié en 1952.