Billet des Corbières 42: L’abbaye de Fontfroide…

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Fondée en 1093 par quelques moines bénédictins, Fontfroide se rattache en 1145 à l’Ordre de Cîteaux et devient rapidement une des plus puissantes abbayes Cisterciennes de la Chrétienté.
L’abbaye se situe au coeur du Massif de Fontfroide constitué de 4000 hectares de nature intacte. Baigné par le ruisseau de Fontfroide, ce somptueux ensemble cistercien des XIIème et XIIIème s. est niché au coeur d’un paysage typiquement méditerranéen. Durant la Croisade contre les Albigeois, elle s’est affirmée comme un bastion de l’orthodoxie catholique face au catharisme.
Après le dernier départ des moines en 1901, Gustave et Madeleine Fayet la rachètent en 1908, la restaurent, l’embellissent. A l’intérieur, les jardins en terrasses implantés sur les collines sont ouverts à la visite. Ils sont labellisés Jardins Remarquables et refuge LPO.
L’abbaye propose une nouvelle expérience de visite sur tablette pour tous.

Une visite virtuelle:

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Billet des Corbières 41: Le château de Durban.

 

 

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Cette ruine, qui ressemble à un décor de théâtre, date du XIème siècle.

Demeure seigneuriale, le château connut quand même les événements des invasions espagnoles puis l’annexion du Languedoc à la couronne de France. Enceinte fortifiée et tours de protection en témoignent.

Vendu en 1873 et  utilisé comme carrière, on comprend son délabrement d’aujourd’hui… Propriété de la Commune, une association veille à présent sur ses vestiges.

Le château de Durban-Corbières est éclairé à la nuit tombée

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Billet des Corbières 39: Cri…

Sculpture de Jean Dupas, d’après l’orme de La Caunette…(village frontalier de Minerve..)

 

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L’arbre a revêtu l’immobilité de la pierre

sous le joug du feu négligé

et de ses signaux incompris

seule reste la souche pétrifiée

elle exhibe sa dépouille friable

aux passants déracinés

qui tanguent en tas flottants

imperméables à la brûlure

et au silence qui étouffe le cri

mais attendant encore médusés

l’improbable retour de la feuille

et l’ultime présence de l’oiseau

B.A

Billet des Corbières 38: Le Château de Termes et les gorges de l’Orbieu…

A 1 heure de Carcassonne, 1 heure de la mer Méditerranée, et à 1 heure des Pyrénées,  il faut aller voirle château de Termes, dont les vestiges sont toujours en cours de fouilles archéologique et de consolidation.
Le monument historique est juché sur un roc dominant les Gorges du Termenet. Site du Pays Cathare, Termes est le témoin d’une histoire mouvementée. Le siège de 1210, mené par Simon de Montfort et les croisés est une étape majeure de la Croisade contre les Cathares. Plus tard, le château est entièrement réaménagé en tant que forteresse royale protégeant la frontière sud du royaume de France. Ainsi reconnu parmi les « 5 fils de Carcassonne », Termes fait partie des monuments candidats à une inscription à l’UNESCO.

 

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Billet des Corbières 37 : Le Musée Charles Cros à Fabrezan.

-Le musée Charles Cros n’est peut-être pas le Louvre, mais quel charme! Situé à Fabrezan, la ville natale du poète, le musée ouvre grand ses bras aux nombreux touristes présents dans les Corbières cet été.

Grâce à la mairie et au conseil général de l’Aude, le musée a vu le jour en 1988, lors du bicentenaire de la mort du poète. Depuis, « Les Amis de Charles Cros » font vivre avec toute leur passion ce joli petit musée de province. « Créer ce musée n’a pas été une mince affaire », déclare Gabriel Tartera, président de l’association. « Le déclencheur a été un timbre postal à l’effigie de Charles Cros édité à Fabrezan. Par la suite, tous les villageois désiraient un musée Charles Cros dans la ville », ajoute t-il.

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Biographie et oeuvres de Charles CROS

Charles Cros, inventeur et poète.


Charles Cros est né en 1842 à Fabrezan dans l’Aude.

De 1850 à 1859, il accomplit ses études : langues anciennes, modernes, mathématiques, musique.

En 1860, il entreprend des études de médecine qu’il abandonnera en 1863.

En 1867, à l’Exposition universelle, Charles Cros présente un télégraphe automatique.

Le 2 décembre de la même année, il dépose à l’Académie des sciences un pli cacheté sur la reproduction des couleurs, des formes et des mouvements.

Le même jour, le 7 mai 1869, Charles Cros et Louis Ducos Du Hauron, sans se connaître et sans avoir eu la moindre relation communiquent à la Société française de photographie leur méthode pour obtenir des photographies en couleurs. S’ensuit une polémique sur l’antériorité de la découverte : Charles Cros avait déposé un pli cacheté à l’Académie des sciences le 2 décembre 1867. Louis Ducos Du Hauron quant à lui avait déposé un brevet d’invention le 28 novembre 1868.
Le 18 avril 1877, Charles Cros est à Paris. Il adresse à l’Académie des sciences un pli cacheté sur le phonographe. Le pli est accepté le 30 avril. Le 17 décembre 1878, Edison dépose une demande de brevet. Tout comme le brevet de Ducos Du Hauron, celui d’Edison constitue un choc pour Charles Cros qui repart en guerre pour faire reconnaître ses droits de propriété.


Poète :

En 1869, il publie ses premiers monologues et poésies (recueils : Le coffret de santal, Le collier de griffes).

En 1978, il devient l’une des figures marquantes de la bohème littéraire parisienne.

« La gloire d’un grand mort ne dépend pas autant qu’on le suppose du caprice des vivants. Un peu plus tôt, un peu plus tard, les noms qui méritent de survivre émergent de l’oubli pour s’ancrer dans la mémoire des hommes. » (Guy-Charles Cros)

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Billet des Corbières 36: Fière Minerve…

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Au détour du dernier lacet de la petite route sinueuse votre vue reste figée tellement le spectacle est beau. Ici, c’est Minerve, fièrement labellisé «L’un des plus beaux villages de France». Minerve, est situé à deux pas de l’Aude, près des Corbières et du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. Il s’agit, ni plus ni moins, de visiter un site incontournable du sud, au cœur du vignoble, AOC Minervois le village de Minerve est perché sur un promontoire.

Au Moyen Age, cette cité puissante est un refuge pour les hérétiques cathares. Les ponts naturels creusés par la Cesse et le Brian en font un site remarquable.

Pendant la période médiévale, les vicomtes de Minerve, érigent une cité puissante.

En 1210, elle est assiégée par Simon de Montfort, chef militaire de la croisade contre l’hérésie cathare. Bombardés par les catapultes, assoiffés, les Parfaits (nom donné aux Cathares) refusent d’abjurer leur foi et sont condamnés au bûcher.

Après le sac de la ville de Béziers en 1209, le siège de Minerve marque un temps fort dans la lutte menée dans tout le «pays cathare». Vous retrouverez cette histoire lors de votre visite au musée Hurepel.

La cité de Minerve est perchée sur un promontoire rocheux taillé par deux rivières la Cesse et le Brian. Grâce au travail de l’eau, des ponts naturels sont apparus. Ils prennent la forme de tunnels percés dans le calcaire du causse. Attention, grandiose!

 

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Bon, et puis aux détours des ruelles (calmes non pour un 05 Août?) une jolie petite librairie-salon de thé!

Billet des Corbières 35: Le Fumeur de souvenirs…

Loin de moi l’envie de faire l’apologie de la tauromachie mais cette trilogie m’a marquée…le_fumeur_de_souvenirs-168x263

Parution : février 2012

J’ai allumé un souvenir,
et lentement je l’ai fumé.
C’est au son de cette ranchera mexicaine qu’Alain Montcouquiol accomplit une autre étape de son voyage entamé en 1997 avec le magnifique Recouvre-le de lumière, témoignage poignant de la vie glorieuse et tragique de son frère Nimeño II, premier grand torero français.
Si l’absent, dont le deuil paraît impossible, hante ses deux premiers livres, on le trouvera encore mais différemment dans ce nouveau temps de la trilogie du souvenir, avec ces récits tendres, drôles ou insolites.
Grands noms de la tauromachie, artistes de cinéma, mais aussi et surtout héros anonymes, cabossés de la vie, rêveurs brisés, perdants admirables, se croisent, autour des arènes mais pas seulement, de Madrid à Lisbonne en passant par Nîmes et le Michoacán.

Cet ouvrage a reçu le Prix Livre & Aficíon 2013.

Extrait:

Edgar était un de ces ayudas qui se mettait à la disposition des toreros étrangers lorsqu’ils venaient toréer au Pérou. Il les orientait vers les lieux intéressants, les restaurants agréables, achetait pour eux dans l’artisanat local les cadeaux qu’ils ramèneraient en Espagne. Il leur racontait l’histoire du pays, de la ville, les coutumes, et leur évitait les pièges à touristes en même temps qu’il accomplissait son travail tauromachique consistant à brosser les capes, les recoudre, mettre en contact le valet d’épée avec les journalistes, les photographes…
Cette année-là, Christian avait été pris d’une frénésie d’achats hétéroclites : papillons, araignées, petites reproductions de sculptures en terre, bijoux… Edgar et lui étaient devenus copains. Edgar était borgne, il nous révéla un soir comment un accident l’avait obligé à se retirer des toros, car il avait voulu devenir matador.
« Ici, au Pérou, nous avait-il expliqué, c’est très difficile, il n’y a quasiment pas de novilladas. Il faut, pour s’entraîner, courir les villages et toréer n’importe quoi. La plupart du temps ce sont des zébus. Pour la fête du condor, on attache l’oiseau sur le dos d’un toro et on les lâche dans une arène de bois. Pendant longtemps, ce spectacle a été interdit, les autorités pensaient qu’il s’agissait d’un spectacle subversif, car le condor symbole du peuple andin finissait toujours par vaincre le toro qui symbolisait l’envahisseur espagnol. Bref ! Moi, j’étais au courant de toutes ces fêtes et j’y allais car je pouvais donner autant de passes que je voulais. Le toro chargeait, le condor ouvrait ses ailes, becquetait le dos du toro ! Je vous jure, parfois c’était de la folie! C’est comme ça qu’un jour en faisant une passe de cape, le condor m’a donné un coup de bec et me creva l’œil. Ce n’était pas comme un coup de corne, mais ça a détruit ma vie, matador ! »

À écouter sur France Culture…

 

 

 

Billet des Corbières 34: Le village de Lagrasse…

 Située au coeur des Corbières âpres et dures, Lagrasse repose dans un amphithéâtre où coule l’Orbieu, rivière dont les eaux claires réhaussent encore davantage la beauté minérale du site. Cette cité médiévale fut la capitale culturelle des Corbières. Célèbre pour son abbaye, la plus grande de l´Aude et son village, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, elle compte aujourd’hui près de 600 habitants.

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