La vie modeste. Chanson de la Grande Sophie écrite pour Françoise Fabian.

Voilà qui accompagne mes trajets automobiles depuis Mai…(Cette version live n’est pas extraordinaire malheureusement…)

Paroles de la chanson La vie modeste par Françoise Fabian/ par La Grande Sophie.

La vie modeste, celle qui nous laisse
En retrait un jour
Et sans un geste, la vie moleste , nous jette aux vautours
Est-ce que tu m’attends quelque part
J’espère, j’espère
La vie gourmande qui nous veut tendre comme un petit four
Celle qui nous croque et nous escroque nous prédit l’amour

Est-ce que tu m’attends quelque part
J’espère, j’espère
Qu’est-ce qu’elle nous chante, belle arrogante
La vie alentour
Qu’est-ce qu’elle espère, elle accélère, la vie court toujours
Est-ce que tu m’attends quelque part
J’espère, j’espère
Est-ce que tu m’attends quelque part
J’espère, j’espère
La vie volage qui nous partage
Son coeur est tambour
Celle qui nous porte et nous emporte
C’est chacun son tour

Est-ce que tu m’attends quelque part
J’espère, j’espère

 

Tus ojos me recuerdan. Paco Ibanez.

Tus ojos me recuerdan
las noches de verano,
negras noches sin luna,
orilla al mar salado,
y el chispear de estrellas
del cielo negro y bajo.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano.
Y tu morena carne,
los trigos requemados,
y el suspirar de fuego
de los maduros campos.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano,
De tu morena gracia
de tu soñar gitano,
de tu mirar de sombra
quiero llenar mi vaso.
Me embriagaré una noche
de cielo negro y bajo,
para cantar contigo,
orilla al mar salado,
una canción que deje
cenizas en los labios…
De tu mirar de sombra
de los maduros campos.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano,
negras noches sin luna,
orilla al mar salado,
y el chispear de estrellas
del cielo negro y bajo.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano.
Y tu morena carne,
los trigos requemados,
y el suspirar de fuego
de los maduros campos.
Tus ojos me recuerdan
las noches de verano.

 

 

Tes yeux me rappellent

Tes yeux me rappellent
les nuits d’été
sombres nuits sans lune
bord de mer salée,
et les étincelles d’étoiles
du ciel noir et bas
tes yeux me rappellent
les nuits d’été
Et ton visage mat
Les blés rebrulés
d’un soupir de feu
des champs matures
Tes yeux me rappellent
les nuits d’été
De humour de mate
de ton rêve gitan
de ton regard d’ombrage
je veux remplir mon verre.
je m’enivrerai un soir
de ciel noir et bas,
pour chanter avec toi
bord de mer salée
une chanson qui laisse
des cendres sur les lèvres
de ton regard d’ombrage
des champs matures
Tes yeux me rappellent
les nuits d’été
Tes yeux me rappellent
les nuits d’été
Sombres nuits sans lune
bord de mer salée
et une étincelle d’étoiles
du ciel noir et bas
Tes yeux me rappellent
les nuits d’été
Et ton visage mat
Les blés rebrulés
d’un soupir de feu
des champs matures
Tes yeux me rappellent
les nuits d’été

Le « reblog » froid…

clones

Un petit coup de gueule…

J’ai hésité à enlever la possibilité de rebloguer…Je me suis dit ensuite que cela pouvait être un vrai partage d’affinités. J’ai de mon côté reblogué quelques fois et TOUJOURS en demandant l’autorisation aux rédacteurs du post. TOUJOURS aussi auprès de personnes pour lesquelles je manifeste de l’intérêt et avec qui j’ai eu des échanges électifs.

Alors le reblog pourquoi pas, mais merci d’exprimer un sentiment ou à défaut une pensée , un goût ou une émotion préalablement…au risque de se sentir pillé d’une intention qui, elle, avait une direction choisie.

Merci.

Et Paul Valéry reprend chair…Un été avec Paul Valéry sur France Inter.

Du lundi au vendredi à 7h54

par Régis Debray

Après Proust, Montaigne, Baudelaire, Hugo, Homère… France Inter continue sa série d’ « Un été avec ». Cette année, c’est Paul Valéry qui est conté par Régis Debray.

 

Paul Valéry vers 1940Paul Valéry vers 1940 © Getty / Bettmann

L’écrivain Régis Debray justifie son choix du poète Paul Valéry par une dette qu’il a envers lui lorsque, emprisonné en Bolivie en 1967, il se remémorait des bribes de ses poèmes pour ne pas sombrer. Et plus encore, son analyse prophétique du monde actuel rend Paul Valéry nécessaire à bien des égards.

Le propos de l’écrivain, Régis Debray, consiste, au long de ces chroniques d’été, à restituer le chemin d’une vie mais aussi celui d’une pensée, celle du poète et écrivain Paul Valéry, né à l’automne 1871 à Sète et décédé à l’été 1945 à Paris.

Les poètes, par temps de détresse, sont plus secourables qu’on ne croit.

Détenu dans les geôles boliviennes, voué à l’angoisse et l’ennui, le jeune Régis Debray avait soif de littérature et se rappelait ces vers de Paul Valéry, extraits de son chef-d’œuvre poétique, Le Cimetière Marin :

Ils ont fondu dans une absence épaisse,

L’argile rouge a bu la blanche espèce,

Le don de vivre a passé dans les fleurs.

La diversité de l’œuvre, comme sa profondeur, rendent son approche captivante puisque, selon Régis Debray : « chaque année qui passe lui donne un coup de jeune ».

Elle est si touchante. Jacques Higelin.

Elle est si touchante
Qu’autour d’elle tout chante
L’amour de la vie
Si belle et si charmante
Qu’autour d’elle tout s’enchante

Elle est si sensuelle
Que mâle et femelle tombent en extase
Se pâment et se pavanent
Devant sa caravane

Elle est si jolie,
Craquante et sexy,
Que ces fans adorent
Qu’elle rugisse et qu’elle ose
Suggérer par ses poses
La danse du lion

Qu’est-ce qui l’a fait bondir
Sauter et rugir
De colère ou de joie
De rage ou de plaisir

Comme un arc bouté
Entre terre et ciel
Qui fait vibrer ses ailes
Rebelles, rebelles

Elle est si touchante
Qu’autour d’elle tout chante
La nuit comme le jour
Et parfois si cruelle
Qu’on se flinguerait pour elle

Elle est si vivante,
Drôle et désarmante qu’on toucherait du doigt
Ce qui vibre en elle
La toute petite parcelle de l’âme
universelle

Elle est si sublime
que c’est presque un crime
De vouloir l’enfermer
parfois entre mes bras

Elle est si volage
Si libre et sauvage
Que la mettre en cage
est juste impensable

Moi je l’aime comme elle est
Comme je la crois
Comme je la sais

 

Jacques Higelin.

 

Après quoi courions-nous? Françoise Fabian.

Après quoi courions-nous
Sous le vent la poussière
De ces chemins de terre
Glissant sur des cailloux
Ecorchés et sincères
Après quoi courions-nous
Avions-nous mieux à faire
Ce galop nécessaire
Comme des chevaux fous
Indomptables et fiers
Après quoi courions-nous
Sur le sable vers la mer
Dans la lumière floue
Des stations balnéaires
Après quoi courions-nous
Dans les parcs en hiver
Le soleil pas l’éclair
Les traces dans la boue

Les coureurs solitaires
Après quoi courions-nous
Comme courent les émissaires
Les batailles légendaires
En ignorant qu’au bout
Après quoi courions-nous
Quand le souffle se perd
On repense à hier
Aux battements de nos pouls
A cette question amère
Après quoi courions-nous
Depuis tôt le matin
Jusqu’au crépuscule roux
D’un automne incertain
Après quoi courions-nous
Qu’est-ce donc qui pressait tant
Pour gagner rien du tout
Nous courions pour du vent

 

 

Tant de nuits. Alain Bashung.

 

Tant de nuits

Mon ange je t’ai haï
je t’ai laissé aimer
d’autres que moi
un peu plus loin qu’ici
Mon ange je t’ai trahi
tant de nuits, alité
que mon coeur a cessé
de me donner la vie
Si loin de moi
si loin de moi
si loin de moi
Des armées insolites
et des ombres équivoques
des fils dont on se moque
et des femmes que l’on quitte
Des tristesses surannées
des malheurs qu’on oublie
des ongles un peu noircis
des ongles un peu noircis
Mon ange je t’ai puni
à tant me sacrifier
icône idolâtrée
immondice à la nuit
Mon ange je t’ai haï
je t’ai laissé tuer
nos jeunesses ébauchées
le reste de nos vies
Si loin de moi
si loin de moi
si loin de moi
si loin de moi
Des armées insolites
et des ombres équivoques
des fils dont on se moque,
et des femmes que l’on quitte
Des tristesses surannées
des malheurs qu’on oublie
des ongles un peu noircis
des ongles un peu noircis
Mon ange je t’ai haï
mon ange je t’ai haï.