Des mots étranges/ Isabelle Mayereau

J’voudrais te dire des mots étranges
Des mots qu’t’as jamais entendus
Des mots parfumés à l’orange
Des mots comme on n’en écrit plus

J’voudrais te dire des mots très tendres
Des mots comme l’on n’en dit plus
Des mots parfumés au gingembre
Des mots comme on n’en trouve plus

J’voudrais te dire des mots silence
Des silences comme on n’en fait plus
Du style vent doux qui se balance
Sur les fonds bleus d’Honolulu

J’voudrais qu’on me dise des mots tendres
Des mots comme je n’en écris plus
Des mots parfumés au gingembre
Des mots qu’j’ai jamais entendus

J’voudrais te dire des mots fragiles
Des mots comme il n’y en a plus
Des mots légers ronds et subtils
Des mots pour rêver un peu plus

Melocoton/ Catherine Ribeiro/ Colette Magny

Melocoton, où elle est maman ?
– J’en sais rien !
Viens, donne-moi la main
– Pour aller où ?
– J’en sais rien !
Viens !
– Papa il a une grosse voix
Tu crois qu’on saura parler comme ça ?
– J’en sais rien !
Viens, donne-moi la main
– Melocoton, Mémé elle rit souvent
Tu crois qu’elle est toujours contente ?
– J’en sais rien !
Viens, donne-moi la main
– Perrine elle est grande presque comme maman
Pourquoi elle joue pas avec moi ?
– J’en sais rien !
Viens, donne-moi la main
– Christophe il est grand mais pas comme papa
Pourquoi…
– J’en sais rien !
Viens, donne-moi la main
– Dis Melocoton, tu crois qu’ils nous aiment ?
– Ma p’t**e Boule d’Or, j’en sais rien !
Viens, donne-moi la main…

Amoureuse de vous/ Isabelle Mayereau

Dans les jardins sans lune
Où je m’endors
Où j’ai la voix cassée
Où l’âme se consume
Juste au bord de l’ivresse
Dans la jungle insolente où je ressasse
Mes ténébreuses pensées
Je vous attends et je me glace
Mais viendrez-vous jamais
Amoureuse de vous

Le long du précipice où je m’égare
Où j’aime à m’attarder
Je plonge avec délice dans vos regards
Pour exister
Les baisers libertins les valses brunes
Je les ai oubliés
Enterrés dans les dunes les dunes les dunes
Pour mieux recommencer

Amoureuse de vous

Dans les vapeurs d’alcool
Où je me perds où je me sens dériver
Quand vos lenteurs créoles
Me troublent m’apaisent je voudrais
De plaisirs clandestins en flammes rouges
Enfin vous enivrer
Faire tomber les défenses défenses défenses
Pour mieux vous avouer

Amoureuse de vous

Et quand l’heure des nuits chaudes voluptueuses
Aura enfin sonné
Que la torture délicieuse
De l’attente du baiser
Ne sera plus un mirage mirage mirage
Je vous aurai trouvé
Déchirés les nuages nuages nuages

Je pourrai vous aimer
Amoureuse de vous

Qu’est-ce que t’en dis? /Cabrel

Nos pas dans les mêmes empreintes
Vers les mêmes lendemains
Nos habits sur les mêmes cintres
Qu’est-ce que t’en dis?Nos couverts sur la même table
Nos corps dans le même bain
Nos châteaux dans le même sable
Qu’est-ce que t’en dis?

Deux âmes jumelles
Parallèles, assorties
Ça peut paraître sommaire ou banal
Oh, l’ordinaire parcours
Et si c’était au contraire, au final

Nos héros sur la même estrade
Nos laisses sur le même chien
Nos portraits dans le même cadre
Qu’est-ce que t’en dis?

Nos hivers derrière la même porte
Et de qui aurions-nous besoin?
Chacun dans la chaleur de l’autre
Qu’est-ce que t’en dis?

Deux cœurs ordinaires
Locataires, à crédit
Ça peut paraître sommaire ou banal
Oh, l’ordinaire parcours
Et si c’était au contraire, au final
De l’amour?

Dans nos passés tout cabossés
Dans nos petits cœurs d’occase
Lorsque se seront effacées les ardoises
On pourra s’offrir un répit
Un tapis de laine épaisse
Et en dessous ensemble enfouir nos éternelles promesses
Qu’est-ce que t’en dis?

Et quand le monde devra disparaître
Vendu, fendu, mal en point
On nous aura oublié peut-être
Qu’est-ce que t’en dis?
Alors nos pas dans les mêmes empreintes
Vers les mêmes lendemains
Nos habits sur les mêmes cintres
Qu’est-ce que t’en dis?

Deux âmes jumelles
Parallèles, assorties
Ça peut paraître sommaire ou banal
Oh, l’ordinaire parcours
Et si c’était au contraire, au final
De l’amour?

Qu’est-ce que t’en dis?
Ça peut paraître sommaire ou banal
Oh, l’ordinaire parcours
Et si c’était au contraire, au final
Et si c’était de l’amour?
Qu’est-ce que t’en dis?
Ça peut paraître sommaire ou banal
Qu’est-ce que t’en dis de l’amour?
Qu’est-ce que t’en dis?
Et si c’était au contraire, au final
De l’amour?

Toi / Barbara

Tu me fais des nuits et des jours

Et des jours et des nuits d’amour.

Toi, je le sais, tu pourrais même

M’ensoleiller sous la pluie même

. Avant toi, d’autres sont venu

Que je n’ai jamais reconnus.

Pour toi, je ne suis pas la même.

Toi, ce n’est pas pareil, je t’aime,

Je t’aime.

Tu me fais des nuits et des jours

Et des jours et des nuits d’amour.

Tu me fais la mer et les dunes

Et des plages au clair de la lune.

Avec ta gueule de Jésus, Tu es venu,

oh bien venu

Et tu m’as griffée, en douceur,

Là, juste à la pointe du cœur,

A la pointe du cœur.

Tu me fais des nuits et des jours

Et des jours et des nuits d’amour

Et dans tes bras, je fais naufrage

Sans même quitter le rivage.

J’ai beau connaître mon affaire

Du boy scout jusqu’au légionnaire,

Devant toi, j’étais vraiment nue,

Le jour où tu m’as dévêtue.

Tu m’as faite, au premier matin,

Timide et vierge, vierge et catin.

Pour toi, je ne suis plus la même.

Toi, ce n’est pas pareil, je t’aime…