Atelier poésie: » Poèmes sans les noms », la suite…

Et voici la suite des poèmes sans les noms ( Moulin à Paroles)…Aujourd’hui:

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Où l’on découvre une Jade très prolifique et un Achille égal à lui-même….

 

On cessa de danser et les lumières

ne jouèrent plus tant on était attentif

à contempler les grandes étoiles

de cette immensité.

On n’entendait qu’un souffle confus.

« Ah qu’elle est belle! »

 

Jade, 3ème.

 

 

On cessa de danser et les enfants

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes images

de cette histoire.

on n’entendait qu’un bruit confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Paola, 5ème.

 

 

On cessa de danser et les souliers

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes enjambées

de cette malheureuse.

On n’entendait qu’un aboiement confus:

« Ah! qu’elle est belle! »

 

Jade, 3ème.

 

 

On cessa de danser et les tangos

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes envolées

de cette chorégraphie.

On n’entendait qu’un murmure confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Zoé, 6ème.

 

 

On cessa de danser et les paroles

ne jouèrent plus, tant on était attentif

à contempler les grandes guibolles

de cette morue.

On n’entendait qu’un brame confus:

« Ah, qu’elle est belle! »

 

Achille, 3ème.

 

 

Achille, 3ème.

 

Et le  texte original:

 

Cendrillon, de Charles Perrault

Le Fils du roi, qu’on alla avertir qu’il venait d’arriver une grande Princesse qu’on ne connaissait point, courut la recevoir. Il lui donna la main à la descente du carrosse, et la mena dans la salle où était la compagnie. Il se fit alors un grand silence. On cessa de danser et les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à contempler les grandes beautés de cette inconnue. On n’entendait qu’un bruit confus: «Ah! qu’elle est belle!» Le Roi même, tout vieux qu’il était, ne laissait pas de la regarder, et de dire tout bas à la reine qu’il y avait longtemps qu’il n’avait vu une si belle et si aimable personne.

Histoires ou contes du temps passé (1697)

 

Atelier poésie: » Poèmes sans les noms » 3 et 4.

Toujours à partir des propositions de Christian Jacomino, du site Moulins à paroles , voici les poèmes  3 et 4 accompagnés des propositions des élèves…

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Ronfle clocher

Où l’on entend tout le bruit de la cité

Coup par Coup

Où l’on entend marcher les petits pères

Où l’on entend mugir le curé amer.

 

Achille, 3ème.

 

 

 

Ronfle planète

Où l’on entend tout le souffle de la terre

Pied par Pied

Où l’on entend marcher les petits êtres

Où l’on entend mugir le vent amer.

 

Gwenaïs, 3ème.

 

 

 

Ronfle canard

Où l’on entend tout le bruit de la mare

Palme par palme

Où l’on entend marcher les petits canetons

Où l’on entend mugir les poissons amers.

 

Capucine, 4ème.

 

 

 

Ronfle Bébert

Où l’on entend tout le bruit de la terre

Respiration par respiration

Où l’on entend marcher les petits somnifères

Où l’on entend mugir le cauchemar amer.

 

Benjamin, 4ème.

 

 

 

Ronfle cimetière

Où l’on entend tout le chant de la terre

Caveau par caveau

Où l’on entend marcher les petits vers

Où l’on entend mugir le cadavre amer.

 

Mme Auzou.

Et le véritable poème:

Ronfle coquillage
Où l’on entend tout le bruit de la mer
Vague par vague
Où l’on entend marcher les petits crabes
Où l’on entend mugir le vent amer.

Ronfle coquillage
Ah ! je revois tous les bateaux de bois,
Les voiles blanches
Claires comme un matin de beau dimanche
Ailes de la joie.

Ronfle coquillage,
En toi je retrouve les beaux jours vivants,
Où les mouettes claquaient au vent
Dans un grand ciel bleu gonflé de nuages,
De nuages blancs signe du beau temps.

Ronfle coquillage.

[Dans l’anthologie Pin Pon d’or : Comptines, formulettes, berceuses, rondes, chansons, ritournelles, poésies recueillies par Armand Got, illustrées par André Hellé. Éditions Bourrelier et Cie, 1951.]

 

 

 

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Murmures des voix de mon esprit,

Derniers refuges de la folie!

À sept ans comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses psychothérapies,

Se retrouver dans sa schizophrénie.

 

Ronan, 3ème

 

 

 

Éclaircie des jours de mon errance,

Derniers souhaits de la journée!

À sept ans comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses saisons

Se retrouver dans sa félicité.

 

Jade, 3ème.

 

 

 

Bruits des ruisseaux de mon enfance,

Derniers soupirs de la vie!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses commémorations,

Se retrouver dans sa pensée.

 

Gwenaïs, 3ème.

 

 

 

Crimes des pensées de mon enfance,

Derniers marchés de la guerre!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses errances,

Se retrouver dans sa colère.

 

Elise, 5ème.

 

 

 

Brevet des troisièmes de mon collège,

Derniers examens de la prison!

À sept heures comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses leçons,

Se retrouver dans sa maison.

 

Benjamin, 4ème.

 

 

 

Matin des jours de mon éveil,

Derniers fruits de la cueillette!

À sept heure comme il faisait bon,

Après d’ennuyeuses siestes

Se retrouver dans sa corbeille.

 

Kimi, 4ème.

 

 

 

Tertres des jardins de mon enfance,

Dernier refuge de la raison!

À sept ans comme il faisait bon

Après d’ennuyeuses études,

Se retrouver dans sa solitude.

 

Achille, 3ème.

 

 

 

Joies des herbes de mon enfance,

Derniers soupirs de la saison!

À sept ans comme il faisait bon

après d’ennuyeuses cérémonies

Se retrouver dans sa prairie.

 

Mme Auzou (en version Laura Ingalls)

Et le véritable poème:

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
À sept ans comme il faisait bon,
Après d’ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

[Les amis d’enfance. Quatorze poèmes inédits. Préface de Jean Follain. Avec un portrait du poète par lui-même. D’après la maquette de Christian Delorme. Bourges, Maison de la Culture, 1965.
Repris dans Poésie la vie entière. Œuvres poétiques complètes, préface de Michel Manoll, Seghers, 1978, p. 358.]

 

 

Atelier poésie: « Poèmes sans les noms », la suite…

Les plus jeunes ont terminé la première proposition qui était celle -ci .j’avais déjà publié les propositions des plus grands ici. (et toujours un grand merci au site « fournisseur »: Moulins à paroles.)

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Chansons, malheureuses rimes

Aux notes violettes

Vous vous plaisez dans les interlignes

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Kimi, 4ème

 

 

Pétales, malheureuses fleurs

Aux tiges violettes

Vous vous plaisez dans les coeurs

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Bertille, 6ème

 

 

Filles, malheureuses bergères

Aux couettes violettes

Vous vous plaisez dans les airs

Et je m’y plais comme vous faites;

 

Clara, 6ème

 

Canards, malheureuses espèces

Aux plumes violettes

Vous vous plaisez dans les mares

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Capucine, 4ème

 

 

Poissons, malheureuses brochettes

Aux écailles violettes

Vous vous plaisez dans les assiettes

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Héloïse, 4ème.

 

 

Pendant ce temps était projetée aussi la seconde proposition, jugée plus compliquée car offrant moins de possibilités:

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J’ai voulu ce soir te rapporter des roses

Mais j’en ai tant pris dans mes mains closes

Que mes souvenirs trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Zoé, 6ème.

 

J’ai voulu ce jeudi te rapporter des lyres

Mais j’en avais tant pris dans mes cordes closes

Que les chants trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Kimi, 4ème.

 

J’ai voulu ce jour te rapporter des rêves

Mais j’en avais tant pris dans mes paupières closes

Que les cils trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Jade, 3ème

 

 

J’ai voulu ce matin te rapporter des fleurs

Mais j’en avais tant pris dans mes mains closes

Que les doigts trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Clara, 6ème.

 

J’ai voulu ce mois te rapporter des souvenirs

Mais j’en avais tant pris dans mes synapses closes

que les neurones trop serrés n’ont pu les contenir.

 

 

Achille, 3ème.

 

 

 

J’ai voulu ce midi te rapporter des kirs

Mais j’en avais tant pris dans mes carafes closes

Que les goulots trop serrés n’ont pu les contenir.

 

Mme Auzou.

 

Et la participation de Margot du blog Vers Antares

 

« J’ai voulu ce matin te rapporter des proses
Mais j’en avais tant pris dans mes paupières closes
Que les rideaux trop serrés n’ont pu les contenir »

 

Et maintenant la véritable strophe:

Les roses de Saadi, de Marceline Desbordes-Valmore

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

Poésies inédites (1860)

 

 

 

« Poème sans les noms numéro 2″…

Je poursuis demain midi, lors de l’atelier poésie, l’exercice ludique des « poèmes sans les noms » proposés par Christian Jacomino, du site Moulins à paroles. 

Et voici le numéro 2:

poeme à trous 2

Je ne manquerai pas de vous transmettre les « trouvailles »…Certains élèves n’ont toujours rien proposé pour le numéro 1, aussi je vais procéder à une double rétro-projection…Pour rappel, c’était celui-ci:

sans les noms 1

J’en profite au passage pour remercier et féliciter les lecteurs qui ont fait des propositions magnifiques:

Celui de L’atelier sous les feuilles:

Mycètes, malheureuses moisissures,
Aux moirures violettes,
Vous vous plaisez dans les moulures,
Et je m’y plais comme vous faites.

Et celui de La fille de l’écrit:

Pieuvres, malheureuses prédatrices
Aux ventouses violettes
Vous vous plaisez dans les abysses,
Et je m’y plais comme vous faites.

Atelier Poésie: « Sans les noms »(1)

Comme je l’avais déjà dit, le travail à l’atelier poésie a pris une forme un peu différente de d’habitude puisque nous jouons à compléter les « poèmes à trous » proposés par Christian Jacomino du site Moulins à Paroles.

Le poème à trou donné hier:

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Justement, ce qui nous intéresse nous, c’est de TRANSFORMER le texte…!!! Nous avons imposé la rime croisée mais nous avons, pour l’instant, supprimé la consigne du nombre de lettres dans les mots, trop difficile pour les plus jeunes. Nous réintroduirons la consigne plus tard…

Quelques propositions:

Créatures, malheureuses chimères

Aux écailles violettes

Vous vous plaisez dans les têtes

Et je m’y plais comme vous faites.

 

 

Gwenaïs, 3ème

 

Tulipes, malheureuses corolles

Aux robes violettes

Vous vous plaisez dans les entresols

Et je m’y plais comme vous faites.

 

 

Kimi, 4ème

 

Goules, malheureuses créatures

Aux lanternes violettes

Vous vous plaisez dans les sépultures

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Achille, 3ème

 

 

Reines, malheureuses déesses 

Aux robes violettes

Vous vous plaisez dans les ivresses

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Jade, 3ème.

 

 

Poulettes, malheureuses gallinacées

Aux plumes violettes

Vous vous plaisez dans les poulaillers

Et je m’y plais comme vous faites.

 

Achille,3ème

 

Et le mien, parce que je joue avec eux!

 

Rombières, malheureuses guenons

Aux parures violettes

Vous vous plaisez dans les salons

Et je m’y plais comme vous faites.

 

 

Mme Auzou.

 

Les plus jeunes trouvent l’exercice très difficile..et c’est vrai qu’il l’est…

Ah oui, et maintenant la « VRAIE » strophe!:

 

La Méduse, de Guillaume Apollinaire:

Méduses, malheureuses têtes
Aux chevelures violettes
Vous vous plaisez dans les tempêtes,
Et je m’y plais comme vous faites.

Le bestiaire ou Cortège d’Orphée (1911)

 

 

 

Un beau cadeau pour l’atelier poésie…

Ce midi chacun des élèves de l’atelier s’est vu remettre un beau recueil contenant tous les poèmes écrits depuis septembre. Ils étaient très heureux car c’était une réelle surprise…

Pour moi aussi d’ailleurs car la confection de ces recueils a été assurée par un admirateur de leur travail, qui tient à rester anonyme, et qui me les a envoyés par voie postale...Alors UN GRAND MERCI!!! de la part de nous tous...et quelques photos! Je suis extrêmement touchée de l’intérêt que beaucoup d’entre vous portent à cet atelier!

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Et puis Jade (3ème) a formé les plus jeunes au maniement de la relieuse …Cinq exemplaires dont l’un pour le concours de l’Amopa, un autre pour notre généreux mécène et trois pour l’établissement ont donc été confectionnés également ce midi…

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Résultats du concours en Mai!

Atelier Poésie: nouvelles activités.

Ce mardi c’est reliure des livrets d’après le travail effectué depuis septembre…Mais la suite est prête…Avec l’accord de Christian Jacomino du blog Moulins à paroles, mes élèves vont pouvoir s’exercer à un travail poétique d’un genre différent…Il s’agira de compléter des poèmes à trous, célèbres. Je me régale à l’avance des « trouvailles » de certains!

Voici quelques propositions. Je fournirai en captures d’écran les propositions des élèves à l’issue de chaque séance, les mardis et les jeudis…

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Atelier poésie: Fin.

Voici donc les derniers poèmes de l’aventure: « Rimes à remonter le temps. »..De Gilgamesh …aux téléphones portables…Je consacrerai pas mal de temps pendant les vacances de noël à concevoir le recueil des élèves…

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Pourquoi avoir planté

Un drapeau sur la lune?

Elle n’appartient à personne

Le soir lorsqu’elle brille

À travers la brume

Une lune

Un drapeau

Un nouveau monde

S’ouvrant sur un tableau

Une propriété cambriolée

Par un américain bouche-bée.

 

 

Clara, 6ème

 

 

 

Ce sont des milliards de dollars empilés

Qu’on a envoyé en l’air

Et une petite pierre

A tout fait exploser

Ces bouts de tôle plaqués or

Avec des joints en billets

Et du carburant de pièces dorées

Font avancer la fusée

Les Russes, deux pieds sur terre

Terres gelées et glacées

Ont accepté le désastre de leur condor

Et leurs rêves de conquistadors

S’est évanoui en fumée.

 

 

Achille, 3ème

 

 

 

Le monde a surgi de cette porte

Que l’on nomme le temps

Il se hâte, se presse dans l’instant

Des mains souillées l’exhorte

Ce n’est que le commencement

À peine entend-t-on une légère mélodie

s’échapper du tumulte

Elle caresse l’espoir au passage et souffle

Une morne plainte

Elle se languit de ce déchaînement délié

De cet abîme d’où naît le momentané

Elle songe, l’insouciante

En ce déluge éveillé.

Jade, 3ème

 

 

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Ce son grêle et aigu

Qui traîne dans les rues

Téléphones du futur

Qui transmettent leurs ondes

Scandant le rythme

Du nouveau monde

Tissant les fils de l’abus.

 

Capucine, 4ème

 

 

 

Perle

Téléphone sans pile

Fil ininterrompu

De la conversation

Mobile

De péril

En péril

Réseau amovible.

 

 

Bertille, 6ème

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Atelier poésie: suite et presque fin des poèmes sur l’époque contemporaine…

C’est presque terminé pour ce livret poésie qui devrait comporter une soixantaine de pages et plus de 100 poèmes d’élèves…Restera à le mettre en forme le plus esthétiquement possible…(Au moins je sais à quoi l’entre-deux fêtes sera consacré!) puis photocopier, relier et envoyer au concours…L’atelier ne cessera pas pour autant.De nouvelles explorations sont prévues….

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Tant d’espoir expié

Et de temps mal réparti

Pour les soldats incompris

Affaiblis, rien devant leurs adversaires

À genoux dans la boue contre leur gré

Laissant femmes et enfants contrariés

Souffrant dans le froid incessant

C’est toujours que les corps essaient

De se frayer un chemin, en vain.

Lucie, 3ème

 

 

 

C’était l’une des guerres les plus meurtrières

Qu’est-ce que la force psychologique

Dans un monde sans logique

Au milieu de toutes ces balles qui sifflent

Et de ces cadavres qui tombent

Comme on renifle?

Ronan, 3ème.

 

Les premières vacances

Cette année ont pris de l’avance

Belle famille au visage recomposé

Vivent les congés payés

La légèreté aux pieds

Pour la première fois

Se sentir roi

Écrire des légendes en pagaille

Avant de reprendre le travail!

Zoé, 6ème

 

 

Mille neuf cent trente six

Le temps est propice

Il est temps de se fabriquer des images

Une plage et des coquillages

Un désert défiant la terre

Prendre une allure fière

Et planer au-dessus de la mer

Tel un homme solitaire

C’est un rêve éveillé

Pour la première fois en congé.

Elisa, 4ème

 

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Noyé en la noire torpeur

Le rêve cisaille les deux yeux martyrs

Des souvenirs épris du malheur

Jouet de la naïve plaisance

Et de l’esprit hilare du vice

La panique cède au mythe

Enchaîne le feu entaille le coeur

L’espoir s’effondre de crainte

Fuyant sous le rictus animalier

la clarté piège le traumatisme

Pour le songe s’émerveillant à croire

C’est la boursouflure humaine

Une raison ensanglantée

Ruisselante de jalousie

 

 

Jade, 3ème

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Atelier poésie: derniers poèmes sur l’époque moderne et suite des poèmes sur l’époque contemporaine…

Époque moderne:

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L’Amérique, continent si éloigné

Et bientôt confondu

avec une contrée recherchée

Peuplée de tribus

Tous mis à genoux

Par ce peuple inconnu

Pâles dieux méconnus

Qui les firent travailler

Dans la boue

 

Ronan, 3ème

 

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Marie-Antoinette

Poupée d’argent désenchantée

Repose dans l’herbe folle, écroulée

Le rouge qui autrefois

Colorait ses douces lèvres

Gît désormais sans foi

Sur l’arête d’un caillou mièvre

Sa belle perruque grisonnante

Parfait le teint blême

D’une silhouette papillonnante

Les scintillants bijoux qu’elle aime

La peau déjà cireuse

Son corps abusé s’endort

Admirant la nuit d’une pupille vitreuse

Elle connaît l’inexorable sort

 

Jade, 3ème

 

Époque contemporaine:

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Ô pétales d’astrance

Danse danse

Que le vent te fouette

Ils te disent belle

Comme l’hirondelle

Dans le vol d’encens

Fleur du mal

Fleur d’hirondelle

Fleur de la discorde

Au poète tu tends

La corde

 

Benjamin, 4ème.

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