La dévoration par le groupe…

c6978c657316c803d9dd5236e55cd314--le-chat-coachingJe m’interroge depuis quelques temps sur l’impitoyable désir chez nos élèves d’ appartenir à un groupe coûte que coûte et qui va pour un bon nombre d’entre eux jusqu’à l’annihilation totale de leur personnalité propre…Certes , ce n’est pas nouveau et nous l’avons tous vécu plus ou moins et cela persiste encore chez certains adultes, dans certaines sphères (pour moi c’est fini, je suis de moins en moins capable de faire semblant et je ne m’en porte que mieux…) mais depuis deux ou trois ans , j’observe , en classe, des ados dont tout l’être est soumis au moindre regard de l’autre et cela s’observe PHYSIQUEMENT…Regard circulaire à la moindre prise de parole, corps en retrait ou son contraire: hyper-conscience du corps et maîtrise absolue du corps »donné-à voir », parole uniquement dirigée vers le groupe et pas vers la question posée.  Ces élèves n’ont pas forcément le profil de l’élève isolé ou maltraité, non, beaucoup sont joyeux, ouverts, et il ne faut pas s’y tromper et observer de près…Je trouve que cette angoisse de ne pas appartenir au groupe a pris des proportions énormes et , même si cela a toujours existé, on ne prend pas assez en compte l’impact sur l’apprentissage qui me paraît vraiment évident aujourd’hui…On ne peut pas apprendre efficacement quand tout votre être a été tendu vers le désir de plaire, de se représenter, toute la journée…Et puis apprendre est un acte solitaire.

J’ai cherché des lectures…celle-ci , sans répondre à mes questions analyse le problème malgré -tout…

Qu’est-ce que l’intelligence langagière?

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Jacques Belleauhttps://neuropedagogie.wordpress.com Au terme d’une carrière de plus de vingt ans consacrée à la pédagogie au sein du réseau collégial québécois, j’ai choisi de partager mon expertise et ma passion pour les questions pédagogiques, plus particulièrement en ce qui a trait à l’intelligence (voir mon site web multintelligents.info) et plus spécifiquement sur les processus cognitifs. Cela m’a amené a m »intéresser aux neurosciences qui, au fil des découvertes, apportent aux pédagogues des informations susceptibles de faire évoluer leurs pratiques ou du moins de faire réfléchir sur celles-ci.

Entre autres articles intéressants, ceux consacrés à l’intelligence langagière se trouvent:

ici et là…

Un petit extrait…

L’INTELLIGENCE LANGAGIÈRE

Associée à l’hémisphère gauche, cette intelligence sollicite différentes zones du cerveau. Trois régions du cerveau gauche sont activés dans l’utilisation de l’intelligence langagière. Lorsqu’un enfant ne peut utiliser cet hémisphère, on note qu’il acquiert tout de même les habiletés langagières, mais qu’il a recours à d’autres fonctions propres à l’hémisphère droit.

Il y a quatre habiletés langagières : la lecture, l’écriture, l’expression orale et la compréhension. Chacune sollicite des régions différentes du cerveau, chacune correspondant à un ensemble d’opérations plus ou moins complexes.

La lecture, contrairement à la parole qui est associée à un acquis génétique[1], implique un développement au sein du cerveau. « Ainsi, l’apprentissage de la lecture reconvertit ou « recycle » un réseau de neurones dont la fonction initiale est suffisamment proche. Le cerveau n’a ni la possibilité matérielle ni le besoin de créer de nouveau une aire cérébrale aux propriétés originales. Aucune aire cérébrale n’a évolué pour la lecture. »[2]

 

Ecrire à partir de tableaux en 6ème: avant -dernière séance…

Nous sommes presqu’à la fin de cette séquence d’écriture en 6ème à partir des tableaux de Stéphanie Huguenot . Ces derniers textes ont été écrits ce lundi. Comme nous avons un certain nombre de textes, nous allons les exposer sur le palier devant la salle 128 à la rentrée de novembre et puis relier un livret…

Près des collines

La danseuse égyptienne

A ouvert ses persiennes

Sur une femme vêtue de blanc

C’est sûrement important!

Près du fleuve

Un homme fait sa cueillette

Plus rien ne l’inquiète

Il offre un coquelicot rouge

Au bel oiseau égaré

Sur le bras de la mariée

Bertille.

 

 

L’âne gris

Aujourd’hui se marie

Avec la bénédiction

De la montagne rose

Et la chèvre boit dans la carafe

Sous l’oeil amusé de l’égyptienne

Qui nourrit son bouc

De fruits rouges

Plus loin la sorcière violette

Replie son éventail

Et saute dans le lac

Clara.

 

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Ecrire un conte avec la Bnf: les résultats…

J’avais indiqué ici il y a quelques jours l’application de la Bnf permettant aux élèves d’écrire leur propre conte. Mes sixièmes m’ont rendu leur copie (avec impression de « leurs choix » sur la Bnf) et je suis très contente du résultat! Plus de 80 pour cent des élèves de ma classe de sixième a fourni un travail de qualité et des récits plutôt longs et bien écrits…

Petit échantillon: (fiche de choix plus texte):

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conte 2

conte 4

conte 3

6ème: Apprendre à construire une carte mentale pour appréhender l’évaluation…

J’ai consacré l’heure ce matin, et à l’approche de l’évaluation sur « le conte » à apprendre aux élèves à créer leur propre carte mentale afin de mieux les préparer à maîtriser leur cours , ses grandes lignes et ses enjeux…C’est un exercice bien moins simple qu’il n’y paraît car même s’il est évident que la couleur, l’espace sur la feuille, la clarté sont indispensables, il n’y a pas de carte mentale-modèle (ô comme ils auraient bien aimé!) et la confection de la carte suppose déjà qu’ils sont capables de hiérarchiser les informations contenues dans le cours…

Un petit rappel:

Qu’est-ce-que c’est ?

Selon Wikipédia, une carte heuristique (du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve »), appelée aussi carte des idées, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme (mind map en anglais), est un diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels.

C’est le plus souvent une représentation arborescente des données.

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Ecrire d’après un tableau en 6ème…

Tout d’abord un grand merci à Stéphanie huguenot dont j’ai découvert les oeuvres cet été et qui m’a permis d’utiliser ses tableaux pour inciter mes élèves de 6ème à l’écriture…ils correspondent parfaitement au travail que je voulais mener avec les plus jeunes…Je vais utiliser 3 de ses oeuvres. Voici la première:

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J’ai d’abord demandé aux enfants d’écrire un texte poétique sans autre forme de consignes…Et le résultat a été celui auquel je m’attendais: le premier réflexe d’un enfant face à un visuel est de décrire, ce qui évidemment réduit considérablement toute possibilité d’expression poétique. Dans un second temps, je leur ai demandé de dresser dans la marge une liste de mots qui leur venait à l’esprit quand ils regardaient le tableau. Second constat: la liste de mots est uniquement composée de noms communs et d’adjectifs (le verbe ne leur apparaît pas comme étant un « mot »)…Je leur ai demandé ensuite d’associer ces mots deux par deux (Ô la perfide qui savait très bien que le mot « feuille » serait associé à l’adjectif « vert » et qui s’en amusait à l’avance!!!)…Je leur ai demandé ensuite d’associer les mots de manière inhabituelle et surprenante (parce que ce soit dit ici la feuille ne sera jamais verte ni la mer bleue!)…La dernière étape: Expurger de leur texte toutes les choses inutiles: conjonctions, passés-simples etc…Et surtout rendre au poème son espace sur la feuille ( l’enfant jeune ignore que le poème est aussi et surtout un espace) Et voilà comment des textes purement descriptifs et un peu lourds deviennent doucement poèmes:

La femme-sang

Echouée sur un rocher rose

N’entends plus le cri des enfants

Qui fait des ronds dans les feuilles

Et retombe aux pieds

De la barque-fumée

En nuages violets

 

 

La femme sans nom

Traverse le pont aux marrons

Pour rentrer dans le bâtiment rouge

Tenant dans sa main un couteau blanc

Qu’elle essuie machinalement

Avec une feuille bleue

Sous les cris de trois inconnus

Qui ne la revirent plus

Qu’échouée sur un rocher

Aussi noir que rond

 

Capucine

 

On va y arriver…Je poursuis le travail en demi-groupe jusqu’à la Toussaint…