6ème: Apprendre à construire une carte mentale pour appréhender l’évaluation…

J’ai consacré l’heure ce matin, et à l’approche de l’évaluation sur « le conte » à apprendre aux élèves à créer leur propre carte mentale afin de mieux les préparer à maîtriser leur cours , ses grandes lignes et ses enjeux…C’est un exercice bien moins simple qu’il n’y paraît car même s’il est évident que la couleur, l’espace sur la feuille, la clarté sont indispensables, il n’y a pas de carte mentale-modèle (ô comme ils auraient bien aimé!) et la confection de la carte suppose déjà qu’ils sont capables de hiérarchiser les informations contenues dans le cours…

Un petit rappel:

Qu’est-ce-que c’est ?

Selon Wikipédia, une carte heuristique (du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve »), appelée aussi carte des idées, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme (mind map en anglais), est un diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels.

C’est le plus souvent une représentation arborescente des données.

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Ecrire d’après un tableau en 6ème…

Tout d’abord un grand merci à Stéphanie huguenot dont j’ai découvert les oeuvres cet été et qui m’a permis d’utiliser ses tableaux pour inciter mes élèves de 6ème à l’écriture…ils correspondent parfaitement au travail que je voulais mener avec les plus jeunes…Je vais utiliser 3 de ses oeuvres. Voici la première:

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J’ai d’abord demandé aux enfants d’écrire un texte poétique sans autre forme de consignes…Et le résultat a été celui auquel je m’attendais: le premier réflexe d’un enfant face à un visuel est de décrire, ce qui évidemment réduit considérablement toute possibilité d’expression poétique. Dans un second temps, je leur ai demandé de dresser dans la marge une liste de mots qui leur venait à l’esprit quand ils regardaient le tableau. Second constat: la liste de mots est uniquement composée de noms communs et d’adjectifs (le verbe ne leur apparaît pas comme étant un « mot »)…Je leur ai demandé ensuite d’associer ces mots deux par deux (Ô la perfide qui savait très bien que le mot « feuille » serait associé à l’adjectif « vert » et qui s’en amusait à l’avance!!!)…Je leur ai demandé ensuite d’associer les mots de manière inhabituelle et surprenante (parce que ce soit dit ici la feuille ne sera jamais verte ni la mer bleue!)…La dernière étape: Expurger de leur texte toutes les choses inutiles: conjonctions, passés-simples etc…Et surtout rendre au poème son espace sur la feuille ( l’enfant jeune ignore que le poème est aussi et surtout un espace) Et voilà comment des textes purement descriptifs et un peu lourds deviennent doucement poèmes:

La femme-sang

Echouée sur un rocher rose

N’entends plus le cri des enfants

Qui fait des ronds dans les feuilles

Et retombe aux pieds

De la barque-fumée

En nuages violets

 

 

La femme sans nom

Traverse le pont aux marrons

Pour rentrer dans le bâtiment rouge

Tenant dans sa main un couteau blanc

Qu’elle essuie machinalement

Avec une feuille bleue

Sous les cris de trois inconnus

Qui ne la revirent plus

Qu’échouée sur un rocher

Aussi noir que rond

 

On va y arriver…Je poursuis le travail en demi-groupe jusqu’à la Toussaint…

 

 

 

Les brigades d’intervention poétique

Un acteur et une actrice viennent quatre fois en une semaine, dans les cinq mêmes classes, sans que les élèves ne soient prévenus. Chaque fois, ils jouent 4 poèmes différents et laissent les poèmes sous enveloppe à la classe avant de la quitter.
Un échange a lieu dans chaque classe à la fin du quatrième passage. Les poèmes interprétés peuvent répondre à une demande des enseignants (thématique, époque…)…

PIQUER LA CURIOSITÉ
« Il s’agit de faire confiance à l’enfant et au poème, de rechercher simplicité et proximité, d’instaurer un rapport vivant et sans préjugé avec la langue toujours déconcertante du poème », explique le poète Jean Pierre Siméon, à l’origine de cette idée. L’opération joue sur l’inattendu pour piquer la curiosité des élèves, sur ce registre si particulier qu’est la poésie.

Je fais appel à eux tous les deux ans et je fais suivre les moments d’interventions d’un atelier d’écriture avec l’un des artistes. C’est vraiment enrichissant pour les élèves.

Création d’une « cellule laïcité « au sein du ministère de l’éducation nationale?

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Jean-Michel Blanquer envisage de créer une « cellule laïcité » au sein du ministère de l’Education nationale pour répondre aux besoins des enseignants confrontés à des « dérives » religieuses, dit-il dans une interview publiée mardi sur le site de L’express.

« Aucun professeur ne doit se sentir seul. Il doit pouvoir signaler ces situations à son chef d’établissement, il doit exister une unité des adultes au sein de l’établissement pour regarder en face ce type de phénomène et y réagir de façon appropriée. Mais si une certaine impuissance se manifeste localement, l’ensemble de l’institution se mobilisera », a affirmé M. Blanquer.

« C’est pour cela que j’envisage de créer une cellule laïcité au sein du ministère de l’Education nationale pour répondre à tous les cas qui se présentent via les rectorats », a poursuivi le ministre.

Cette « petite équipe constituée de juristes, d’experts disciplinaires » aiderait les communautés éducatives à « trouver les meilleures solutions afin que les valeurs de la République soient pleinement respectées », a-t-il ajouté.

Un ex-principal de collèges sensibles de Marseille, Bernard Ravet, a suscité début septembre le débat en dénonçant, dans un livre intitulé « Principal de collège ou imam de la République », la « loi du silence » qu’il dit avoir affrontée face à « l’emprise » de l’islamisme en milieu scolaire.

L’auteur, dont le constat a été jugé alarmiste et dépassé par le rectorat et une partie de ses anciens collègues, y raconte notamment la découverte qu’un surveillant se livrait au prosélytisme, la lutte autour de « la grille » – que de plus en plus d’élèves tentent de franchir voilées – ou encore l’antisémitisme.

« Ce livre ne m’a pas complètement surpris », a souligné Jean-Michel Blanquer, qui s’est dit au courant de « certaines dérives, sur certains de nos territoires ».

« Ces dérives, la République et l’école doivent les regarder en face. Nous devons réaffirmer le projet républicain, qui se résume à ces quatre mots: liberté, égalité, fraternité, laïcité », a-t-il lancé.

Pour que « personne ne se (sente) obligé de croire ou de ne pas croire », le ministre a également insisté sur « l’importance de l’enseignement de la philosophie et du fait religieux ».

« Il ne faut admettre aucun phénomène de prosélytisme ni aucune pression », a-t-il dit, louant la loi de 2004 sur l’interdiction du port de signes religieux à l’école, un texte « simple et clair » qui doit être « appliqué ».

Les devoirs, comment ça se passe ailleurs?

C’est le dossier de la semaine du JDE…

Un petit tour du monde de ces fameux « devoirs » qui provoquent tant de débats…Ce sont les élèves chinois qui ont le plus de devoirs avec 13,8h/semaine, suivis des russes avec 9h/semaine puis des italiens avec 8h/semaine…En France, c’est plus raisonnable avec 5,2h/semaine…Pourtant les devoirs provoquent bien des discussions.En donner ou pas, telle est la question!

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D’après le JDE Du 07 septembre.

 

 

 

Le Petit Robert fête ses cinquante ans…

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UNE ÉDITION CINQUANTENAIRE EXCEPTIONNELLE

Pour ses 50 ans, Le Petit Robert s’illumine de 22 œuvres originales de l’artiste Fabienne Verdier.

22 tableaux originaux de Fabienne Verdier commentés par Alain Rey

 

  • Une préface d’Alain Rey sur l’histoire du Petit Robert et l’édition anniversaire
  • Un cahier de 8 pages sur l’échange artistique et littéraire entre le lexicographe et l’artiste
  • Une nouvelle édition avec de nombreux mots et sens nouveaux, de nouvelles expressions, locutions et citations littéraires
  • Et toujours, une description inégalée de la langue française :300 000 mots et sens, 35 000 citations littéraires, 150 000 synonymes et contraires, 75 000 étymologies

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L’école dans la littérature (suite): les épreuves du brevet supérieur dans Claudine à l’école…

J’avais déjà évoqué les problèmes mathématiques dans Claudine à l’école de Colette, je vous propose aujourd’hui un petit tour d’horizon des épreuves du brevet!!!

Résumé :

 
Dotée d’une intelligence et d’une verve féroces, Claudine, quinze ans, indomptable, passe une année scolaire mouvementée dans son cher village de Montigny. La nouvelle institutrice, la bien nommée Mademoiselle Sergent, lui déplaît autant que sa relation ambiguë avec la jolie assistante. Mais heureusement celle-ci a une soeur, Luce, que Claudine se fera un plaisir pervers de martyriser. Quant aux messieurs, ils s’intéressent un peu trop à elle, mais ce n’est pas entièrement pour lui déplaire ! Avec tout ça, il faudrait quand même penser à préparer le brevet.

Habilement, sa plume se moque, tourne en dérision et rit de plus belle de tout ce monde qui gravite autour d’elle, des instituteurs comme des camarades de banc (la grande Anaïs et Marie Belhomme, « bêbête, mais si gaie! »). Sur un ton réjouissant mais toujours recherché, elle enchaîne leurs descriptions, mordantes et désopilantes, arrachant au passage plus d’éclats de rire qu’aucun autre livre dont j’ai le souvenir. Pourtant, malgré toutes les pointes dont elle pique ses sujets, il y a aussi une affection cachée. Jamais elle n’en parle de front, cela aurait été mièvre et ridicule, mais on ressent bien la nostalgie douce-amère avec laquelle lui reviennent ses années d’école. Et on s’y retrouve aussi. Il y a beau avoir cent ans d’écart entre ses souvenirs et les nôtres, le chahut de la classe, les professeurs distraits, la préparation du brevet, sont des passages qui seront familiers à bien des anciens élèves:

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Un vieux film sur l’école: L’école Buissonnière (1949)

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L’École Buissonnière (film de  Jean-Paul Le Chanois.)

Synopsis

En 1920, après des années de dur labeur au service de la grande école laïque et républicaine, monsieur Arnaud, l’instituteur traditionaliste d’un village provençal, prend sa retraite. Pascal Laurent, son remplaçant, s’inspire de la fameuse pédagogie élaborée par Célestin Freinet. Il tente d’éveiller l’intérêt des enfants en les intégrant dans leur environnement, mais éprouve des difficultés avec Albert, le cancre du village. Les parents d’élèves s’insurgent contre ses méthodes très inhabituelles. Ils exigent de l’instituteur que tous les enfants obtiennent leur certificat d’études. Pascal Laurent est déterminé à relever ce défi…

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Maria Montessori, La Marche de l’Histoire sur France Inter…

L ‘émission du 5 septembre est à réécouter sur France inter

Montessori rejoint une préoccupation contemporaine : ne dit-on pas que nos régimes d’attention, soumis à toutes sortes de sollicitations immédiates, sont en train de se dégrader ?

Il faut mettre l’enfant au-dessus de la politique, déclarait Maria Montessori quand elle reçut la Légion d’honneur en 1947…

Aujourd’hui, soixante-dix ans plus tard, le nouveau ministre de l’Education nationale explique que le meilleur moyen de dépasser les idéologies est de suivre les pistes ouvertes par les neurosciences quand elles observent les mécanismes d’apprentissage à l’œuvre dans le cerveau.

Maria Montessori, née en Italie en 1870, et bien qu’elle fût une des premières femmes médecins du continent, ne disposait pas de ces connaissances mais elle avait observé de près le jeune enfant. Son regard qui fixe intensément les adultes, la vraie joie qu’il éprouve à comprendre comment se combinent les êtres et les choses autour de lui. Avant les découvertes des neurosciences, Montessori se demandait comment l’esprit absorbant des enfants devenait un esprit comprenant.

Sa première création dans un faubourg pauvre de Rome en 1906 fut nommée : la Maison des enfants. Une maison plus encore qu’une école, un environnement approprié où l’enfant pouvait concentrer ses énergies mentales afin de s’ouvrir lui-même un monde nouveau, prolifique, plein de merveilles. Pour cela, il lui fallait concentre ses énergies mentales. Là encore, Montessori rejoint une préoccupation contemporaine : ne dit-on pas que nos régimes d’attention, soumis à toutes sortes de sollicitations immédiates, sont en train de se dégrader ?

Autour de Montessori, s’est constitué un mouvement qui concernait, dès avant la Première Guerre, trois continents. Aujourd’hui, 22 000 écoles se réclament d’elle. En France, où le « développement personnel » est prôné pour tous les âges, les méthodes Montessori ont plutôt le vent en poupe mais la tendance est aussi à la critique du pédagogisme. Là encore, faisons référence au ministre Blanquer. Il distingue une sous-discipline universitaire, jargonnante et sûre d’elle-même, le « pédagogisme » et le souci de la pédagogie que tous devraient partager. Montessori le définissait ainsi : donner et faire juste ce qu’il faut pour que l’enfant puisse agir par et pour lui-même.

Site de l’Association Montessori de France

Références: