L’EPOQUE 2019/60: LES EAUX NEUVES I

Voici « LES EAUX NEUVES I » le soixantième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 1

L’EPOQUE 2019/60
« LES EAUX-NEUVES 1 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Tu as pris l’instinct du bon train

Comme on franchit la distance

 D’un rêve . C’était cette rosée seule

Sur les rails qui tracerait l’enclos du sang.

La chair qui se tend serait la tendre preuve

A boire tout bas et sans trêve.

Tu as vu ce sein mordu au seuil d’une calme maison

Comme le gosier rond d’un coquillage

Toi

Toi et le battoir de tes mains à me refaire un visage

D’eaux neuves.

Et la chaux blanche de nos genoux

Comme un promeneur dans les nuages

A pris la peau de nos saisons et de nos moulins.

 

Nous voyageons debout et sans témoin.

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/58: TRANSE-MIGRATION IV

Voici « TRANSE-MIGRATION IV » le cinquante-huitième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

58transe migration

L’EPOQUE 2019/58
« Transe-Migration 4 »
Niala
Acrylique s/toile 55×38

 

Le fourreau noir des yeux où le doute se fend

Ecoute chaque désir s’épeler sur l’instant

C’est le grand éboulement des croupes

L’effondrement joyeux dont le bleu

Profond assure la durée et le secret

Tiède des bords Un navire hurlant

Vire à bâbord dans la région du cœur

Guidé par le vif-argent du mystère et sa chaleur

 Les bouches scellées d’une commune

Frontière font rouler le galet de leur histoire

C’est la matrice le grand écart l’esquisse

Le reflux et le ressac le ruisseau du temps qui repart

Se remettre à l’abri dans sa fosse mythique

Avec assez d’amour pour supporter la vie

Et sa plainte magnifique sous la lune précise

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2019/56: LES VILLAGES BLANCS VI

Voici « LES VILLAGES BLANCS VI » le cinquante-sixième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

photo 56

 

L’EPOQUE 2019/56

« Les Villages Blancs »
Niala
Acrylique s/toile 60×60

 

 

 

Il aura fallu un cri

Et un paysage

Pour que bivouaque l’imaginaire roulant avec lui

L’événement puis le cadran solaire de nos partages

Vers des villages nus où les rêves se conquièrent

Au seul outil des mains.

Nous serions les locataires dignes

C’est certain d’un peu d’éternel

Puisque le vent ramenait les visages

De l’eau vers la montée acquise

Du plaisir et des serments sincères de la violette.

Vient un temps où il n’est plus nécessaire

De mériter le grain qui éclate sous la poussée de nos noms

Et l’on presse le pied de la pente vers la seule vigne

Qui sait contenir et la maison et l’ablette fidèle

De nos voyages.

Barbara Auzou

L’EPOQUE 2019/55: RÉSERVE

Voici « RÉSERVE » le cinquante-cinquième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

reserve 55

L’EPOQUE 2019/55
« Réserve »
Niala
Acrylique s/toile 70×70

 

Vois

La colline grimper sur tes yeux

Et te tendre la rose nettoyée du bout des doigts

Avec son brusque parfum

Cette clarté qui s’écoule

 Est la seule chose que tu entendes

Le seul chemin heureux vers l’acte visionnaire

La haute mer d’une langue inconnue

Que tu parcours à genoux

Labiles les humeurs de la lune

Ont tenu tête à tant de nuits

Qu’elles baguent aujourd’hui

Les herbes du lac sombre

 Et font la fortune

De la cigale pourpre de tes envies

La faim du monde

Apaisée essuie son aisselle

Laissant aux branches

L’oiseau ébloui

A sa seule pensée isocèle

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2019/53 : PASSAGE III

Voici « PASSAGE III » le cinquante-troisième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

Passage 3

L’EPOQUE 2019/53

« Passage 3 »
Niala
Acrylique sur/toile 61×46

 

On a frotté nos destins rigoureux

Sur les étagères du passé

Mené ce combat heureux

Et insensé contre la médiocrité

Nous n’en avions pas terminé

Du dialogue avec la clématite

A l’orée de ton corps je me suis déchaussé

Dans la satisfaction bleue d’un refuge

Et l’eau dénouée dans son affirmation

M’a bue dans un essaim de joie

Depuis l’or sombre de ta voix

A l’aube accordée comme un transfuge

Nous nous sommes trouvés quittes

Et plus rien n’exaspère nos pas

Nous avons conquis l’autre lenteur

Du monde et l’amour qu’on espère

A absorbé assez pour qu’on se fonde

Lavés enfin dans le matin des hommes

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/52 : PASSAGE II

Voici « PASSAGE II » le cinquante-deuxième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

P1050979

L’EPOQUE 2019/52

« PASSAGE 2 »
Niala
Acrylique s/toile 50×50

 

On a ouvert un pays d’attente

Et sans mot où les couleurs

Cherchent nos veines et le secret

Des chambres bruissantes

Laissé la plaine semer ses chevaux

Les nids sont retournés à leurs oiseaux

On a confié au chien la garde de l’ordre spirituel

À nos mains lentes l’entretien du lin sur le ciel

Ingénument s’est invitée l’étoile plurielle

Au tout loisir des yeux

Rêveusement concrète ta lèvre

Aujourd’hui et au seuil de demain

Épouse les troubles vertus du beau

Et signe la tendre dédicace du tableau

A l’ocre d’un seul chemin

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/51 : LES TERRIERS V

Voici « LES TERRIERS V » le cinquante-et-unième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

 

les terriers 5

L’EPOQUE 2019/51

« Les Terriers 5 »
Niala
Acrylique s/toile 55×46

 

Bouleversé

Peut-être

Quand je vois

Fendue au jardin

La forme de ton être

Que la paix a ravie

Je me fais le témoin

De l’infini Loin

D’une illustre conquête

Sinon un besoin d’affirmation

Un élan sauvage et surpris

A l’unisson duquel je frissonne

Comme on aboie

Le répit de l’intimité a les doigts

Tendres et il y a d’eau assez

Pour baigner un verger tout entier

Toute droite sortie de la gorge du monde

La lumière coule élargie

Toujours plus en dedans

Ronde d’un possible dénuement

Que j’embrasse et que je soustrais

Rose pareil l’enfant y boit

Nos alphabets secrets

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2019/50 : LES TERRIERS IV

Voici « LES TERRIERS IV » le cinquantième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

Les terriers 4

L’EPOQUE 2019/50
« Les Terriers 4 »
Niala
Acrylique s/toile 50×50

J’ai tourné mon regard

Sur la roue le pétale

Pourpre frotté au vent

Qui s’étonnait qu’une goutte d’eau

Fasse tout le ciel.

J’étais en retard sur l’éternel.

 

Je suis entré pieds nus

J’ai murmuré le nom des plantes

Et celui des oiseaux

Pour mieux te connaître

Ô ma changeante

 Ma paradoxale

À la fenêtre d’un sommeil ailé.

 

Et j’ai tout vu.

Et je t’ai dit à voix basse

Qu’il faisait beau aux veines de la terre

Têtue qui nous effleure.

Comme le vent secouait l’étoile légère

Qui enfanterait à nouveau

Plus loin que demain.

 

Éperdu au matin j’ai écouté

L’oracle des puits et celui des fleurs:

Ce que je t’ai donné m’a appris

Qui je suis.

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2019/49 « LES TERRIERS III »

Voici « LES TERRIERS III » le quarante-neuvième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like. (La parution de L’Epoque 2018 est en cours aux Editions Traversées. Prévision : fin novembre.)

les terriers 3

L’EPOQUE 2019/49
« Les Terriers 3 »
Niala
Acrylique s/toile 60×60

 

Du destin et de ses légendes

Descendent l’algèbre et le feu

L’amour dans l’attente de l’amour

Et les ténèbres jetés sur l’humanité

En sa terrible immanence.

Moi, j’allais pour vous attendre

Et vous toucher au-delà du possible

Quand j’ai vu dans tes yeux

Qu’il n’y avait pas une once de vérité

Dans l’amertume et qu’il me faudrait

Tailler un creux dans l’intime et à l’enclume

Pour saisir un jour la sensible

Architecture de ton épaule qui me frôle.

Ce fut facile d’endosser ce rôle

De l’enfant libre et sans âge

Devant le leitmotiv de la reconquête humaine.

Alors j’ai peint au mur à découper la veine

Du mot à jamais manquant

Celui que tu cherches depuis longtemps

Et j’ai nommé la fleur silencieuse de ton visage.

J’ai posé claires la chair et ses extravagances

Au milieu d’onduleuses branches

Et des ifs au seuil pour figurer nos seuls dieux.

 

Ensemble nous rions encore de les voir s’éprendre de tes hanches.

Barbara Auzou.