Réflexe du vent

Illustration : « Mon-hôte -est-ras-de-quat-sous » Niala (2018)

reflexe du vent

Pour Alain en ce jour particulier

Pour la vie que nous brassons à pleines mains…

 

C’est réflexe du vent que de prendre acte de la rencontre programmée des grandes bêtes circulaires se pénétrant dans les tempêtes

Et qui promènent leur peau à cru jusqu’à trouver le nid où se loger éternellement

C’est réflexe du vent que d’admettre le bonheur nu dans le contexte du vivant aux lunes trop courtes pour asseoir le croissant de son éternité

Je te parle de vagues creusées sur les seins pour te consoler d’être petit dans l’écart lancinant entre l’eau et la plaie

Et pour que l’oiseau lève l’onde et le sel sur le chagrin des corps demeurés seuls loin du banquet

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/64: LES EAUX NEUVES V

Voici « LES EAUX NEUVES V » le soixante-quatrième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 5

L’EPOQUE 2019/64

« LES EAUX-NEUVES 5 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Il y a mon amour

Partout dans les branches

Des regards qui nous attendent

Secoués de fièvre blanche

Dans les miroirs d’eaux

Des meurtres d’oiseaux

Et de tout ce qui a des ailes

Proférés par les locataires

Inconstants du beau

Privés de leur matière exploitée

Qui ignorent que le ciel

Fait le duvet des réponses

L’éclatante rudesse

De la raison pure avance

Attendant son heure pour frapper

Aux portes Mes seins touchent l’onde

A distance idéale entre le duel

Et le silence éloignant pour longtemps

Le retour du chaos et l’hégémonie

De ce peu de sang liquide qui nous entoure

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2019/63: LES EAUX-NEUVES IV

Voici « LES EAUX NEUVES IV » le soixante-troisième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 4

L’EPOQUE 2019/63
« LES EAUX-NEUVES 4 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Tu baguenaudes dans les greniers de l’enfance

 

Où tes ombres se dénouent sur des citadelles

 

Endormies Et moi je suis cet arbre creusé

 

Par chaque mot de ta bouche torrentielle

 

Qui recompose l’écheveau des chimères

 

À genoux dans l’eau chaude de leur lit.

 

Bateau-berceau  sur le sentier marin de la lutte

 

Je te goutte de sel et de terre réunie

 

Comme on lève les eaux neuves d’une naissance

 

Au râle roux et ému d’une flûte providentielle

 

Comme un galop serré sur la haute-mer.

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/62: LES EAUX-NEUVES III

Voici « LES EAUX NEUVES III » le soixante-deuxième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 3

 L’EPOQUE 2019/62

« LES EAUX-NEUVES 3 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Donne-moi

Une fontaine proche de la forêt

Où baigner notre précieuse désinvolture

Dans l’algue couronnée d’un lit furtif

Et comme on a franchi les murs

Nous franchirons les eaux

Aux pas détrempés pétris d’oiseaux

Qui font déborder le ciel

Maintenant que nous sommes seuls

Pour provoquer demain

Et la mémoire froide des stèles

J’écris au canif ma paresse rose

Tremblant d’enfance

Sur ce miroir sans fond

Et je monte à cru ce temps ravi qui ose

Et puis ruisselle

 

 

Barbara Auzou.

 

 

L’exposition  L’Epoque 2019 se poursuit Salle Marvaud, Couvent des Récollets à Cognac.

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expo 2

 

 

 

L’EPOQUE 2019/ 61: LES EAUX-NEUVES II

Voici « LES EAUX NEUVES II » le soixante-et-unième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 2

 

  L’EPOQUE 2019/61

« LES EAUX-NEUVES 2 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

 

On a dérangé tant de silences

Que la rosée avait dissimulé

Le tracé du chemin Ce lieu

Nous l’avons ouvert avec les yeux

Avec un poing blanc ganté de rousseur

C’est qu’il fallait tirer à soi plus de douceur

 La tige longue des joncs sur la ligne de vie

Et c’est une débandade de blocs adoucis

Qui a roulé vers l’aiguille de notre sang

Passés en pluie sur une peau d’herbes plissées

Lentes comme l’étirement d’un col de cygne

Nous avons conquis le vert de la durée

Et l’œil embué d’une sérénité

Que peu d’ombre ponctue

 

 

Barbara Auzou.

 

 

Couvent des Récollets

Rue d’Angoulème – 16100 COGNAC

Salle Marvaud

P1050890

NIALA

 

« L’EPOQUE 2019 »

Du 21 Octobre au 2 Novembre 2019

(Fermé Vendredi de Toussaint)

Vernissage le Mardi 22 Octobre à partir de 18 heures

Ouvert sans interruption de 9h30 à 19 heures

 

L’EPOQUE 2019/60: LES EAUX NEUVES I

Voici « LES EAUX NEUVES I » le soixantième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 1

L’EPOQUE 2019/60
« LES EAUX-NEUVES 1 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Tu as pris l’instinct du bon train

Comme on franchit la distance

 D’un rêve . C’était cette rosée seule

Sur les rails qui tracerait l’enclos du sang.

La chair qui se tend serait la tendre preuve

A boire tout bas et sans trêve.

Tu as vu ce sein mordu au seuil d’une calme maison

Comme le gosier rond d’un coquillage

Toi

Toi et le battoir de tes mains à me refaire un visage

D’eaux neuves.

Et la chaux blanche de nos genoux

Comme un promeneur dans les nuages

A pris la peau de nos saisons et de nos moulins.

 

Nous voyageons debout et sans témoin.

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2019/58: TRANSE-MIGRATION IV

Voici « TRANSE-MIGRATION IV » le cinquante-huitième de cette nouvelle Epoque 2019 avec le peintre Niala.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

58transe migration

L’EPOQUE 2019/58
« Transe-Migration 4 »
Niala
Acrylique s/toile 55×38

 

Le fourreau noir des yeux où le doute se fend

Ecoute chaque désir s’épeler sur l’instant

C’est le grand éboulement des croupes

L’effondrement joyeux dont le bleu

Profond assure la durée et le secret

Tiède des bords Un navire hurlant

Vire à bâbord dans la région du cœur

Guidé par le vif-argent du mystère et sa chaleur

 Les bouches scellées d’une commune

Frontière font rouler le galet de leur histoire

C’est la matrice le grand écart l’esquisse

Le reflux et le ressac le ruisseau du temps qui repart

Se remettre à l’abri dans sa fosse mythique

Avec assez d’amour pour supporter la vie

Et sa plainte magnifique sous la lune précise

 

 

Barbara Auzou.