L’EPOQUE 2020 / AUTOMNALE 4

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : AUTOMNALE 4  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/47″Automnale 4
Niala
Acrylique s/toile 50×50

 

Je te couronne d’un arbre allumé au mitan de ton destin

Et tes pensées crêtées de roux ont des flambeaux pour parfum

De tête des feux incandescents pour  chemins

Ressuscitant de lui-même le caramel de l’instant fond

Dans un heurt de lumière bouclée derrière tes fenêtres

Ta présence têtue sur toutes les brèches n’a pas de fin

Tu désarmes le cuivre des saisons

 Tu pousses les globes des moissons

Terrestres dans une scandaleuse discrétion

Qui n’a d’égale que la brûlure

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/46: AUTOMNALE 3

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-sixième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : AUTOMNALE 3  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/46″Atomnale 3″
Niala
Acrylique s/toile 20×20

 

Un enfant erre dans son sourire

Comme on ordonne un univers

Insensé et c’est l’appel d’un fauve qui voudrait

Mordre à pleines dents l’orange frisson

Laissé par un sillage de lumière

C’est l’espoir retrouvé qui s’élance dans ses ors

Pour bercer l’automne de ce qui demeure inconsolable

Les mots prennent un goût de feux de grange

 La couleur recommencée encore dans un ciel instable

Se souvient que c’est elle qui brûle les éclisses du cœur

Et tangente l’enclos

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/45: AUTOMNALE 2

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : AUTOMNALE 2  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/45″Automnale 2″ Niala Acrylique s/toile 73×60

 

Ce n’est qu’ainsi

Abandonnant parfois le mouvement

Que la pensée debout sur ses eaux palpe le monde

Et avec elle la joie folle d’avoir une ombre

De la voir tourner encore sur l’axe d’un Mai intérieur

Qui va où l’ouvert le porte

Le tout de la branche a passé entre mes doigts

C’est un arbre tombé d’un fruit orange

L’arrêt d’une fleur éclose

Sur la muette origine de la parole

A des mémoires de chaux

Des désirs de bouquets

Qu’une seule main émonde

Qu’un seul baiser transporte

Dans un drap étiré où respirent ensemble

Le dedans et le dehors

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/44: AUTOMNALE I

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : AUTOMNALE I  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’ÉPOQUE 2020/44« Automnale 1 » Niala  Acrylique s/toile 65×54

Arrange-moi avec toi-même

Et puis avec le temps

Pour la tempe de nos hivers

Qui tourne meule attendrie

Pour nos paumes qui font et défont les chemins

Il y a dans ta voix des modulations de forets obstinées

Qui roulent les feuilles d’un absolu féminin

Et le mystère actif de tes seins simples comme la terre

Joueurs comme une portée de jeunes chiens

Et si je ne peux tenir en laisse le velours orange

De tes yeux qui lâchent leur loutre de feu

Permets-moi au moins de te nourrir un peu

De ces fruits métronomes à dévorer vivants

Ils te rendront la monnaie de ta pièce qui craint tant

L‘automnale mélancolie

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/ 43: LES TREMIERES

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-troisième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LES TREMIERES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/43″Les Trémières » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

Voici les contours de mon corps

Pour le plaisir de celui qui me nomme

J’étage des bonheurs presqu’étrangers

Je suis la gitane l’inavouée

L’absente de tous bouquets

Qui sème ses moineaux ailleurs

Que dans des draps d’effets

Et si j’ai noué un pacte avec le vent

C’est que je ne crains ni l’espace trop grand

Ni de l’acier obstiné l’oraison lente

Je suis baie ouverte sur mer vivante

Ma simplicité dans vos grands vases de confusion

gagne du champ sur la génèse droite de moi-même

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/42: LES ENFANTS DE GAÏA 7

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-deuxième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LES ENFANTS DE GAÏA 7  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/42″Les enfants de Gaïa 7″
Niala
Acrylique s/toile 73×60

 

L’oiseau seul savait

Combien j’étais excès

Tellement tendu vers l’ailleurs

Dans ce monde de peu que j’entendais

Battre le cœur des maisons au bout des corridors glacés

Et ce ne peut être que lui qui me posa ce vert de croupe

Dans les yeux pour que je m’allonge dans ta sieste inspirée

Toi tu étais rose bousculée tendre et dure comme un tambour

Corps vivant poussé sur un arbre de métamorphoses et d’amour

Iris mien d’une même mélodie trempée de naître

Pour laquelle il faudrait encore et encore déshabiller

Nos claires présences et tous les songes que l’on se choisit

Tu voulais que je garde la haute main sur la douceur des choses

Je t’implorais de toujours nous garder du négoce des fleurs

Venue rêver sur nos hanches la voix du conteur

Ne s’est jamais tue et a reconduit les paysages

Vers leur source absolue

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/41: LES ENFANTS DE GAÏA 6

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LES ENFANTS DE GAÏA 6  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/41″Les enfants de Gaïa 6″
Niala
Acrylique s/toile55x38

Déjà aux cuisses de l’été

Monte la fraîcheur des bruyères

De septembre c’est la chair du beau

Temps la corolle perfusée de rosée

Et dans l’élision du quotidien

Tu m’arrives toit d’épaule et chute de reins

Comme la raison majeure du voyage

Et tu dis la vie qui t’a rejointe

Par-delà les âges et les jus bariolés

De l’enfance bue à même la peau

Ma brèche si claire d’oiseaux

Aux mains mortelles chargées de fruits

Levés dans des corbeilles inaccessible

Et pourtant narcisse sans fard dans le vase

De ma volonté qu’il en naît des regards

Colchiques aux fenêtres

C’est comme si côté bleu

Tu venais compléter du réel

Le message jamais délivré en entier

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/40: ANEMONES

Après les Époques 2018 et 2019, le quarantième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : ANEMONES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/40
« Anémones »
Niala
Acrylique s/toile 46×38

 

Je suis une île

Surgie pour te voir

Surgie pour m’éprendre

J’écarte une à une les branches de ton domaine

Jusqu’à tes yeux d’anémone

Fille du vent qu’on égraine il faut

Que tout argument s’envole de ce qui ne veut

Changer les choses et partout s’époumone

En vain et toi sous les rideaux de ton théâtre intime

Tu as de quoi débouter les roses de leur faconde

Creuset et vestale du terrible quitte ou double

D’où nous faisons parfois naître des oiseaux

De lumière tu me maintiens à distance idéale

Du duel et de la vaine béatitude

Fais de moi le locataire rude et légitime

La vérité première

De tout ce qui empêche le cœur de se fendre

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/39: LES ENFANTS DE GAÏA 5

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LES ENFANTS DE GAÏA 5  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/39″Les enfants de Gaïa 5″
Niala
Acrylique s/toile 61×50

Bleus pareils

On a d’abord crié pour dire le monde

Puis on a ri par insouciance on a multiplié les soleils

Fermé les yeux devant le déluge des fondations

Les saisons toujours précédant les saisons

D’un empan et d’une impermanence

De destins en glissades de glissades en trébuchements

Le monde avait vieilli ses instincts les meilleurs s’étaient tus

Et c’est vers toi que je suis venu comme un grand chien

Qu’interpelle la nuit définitive

Toi tu n’avais pas grandi et tu regardais tourner

L’autre douleur du vivre qui cultive la persistance

Des enfants tristes

Ensemble on a mendié les ardeurs oubliées du vert

Rappelé les passions premières laissées à l’écurie des hommes

Tu as levé des pommes sur l’arbre intercesseur

J’ai réveillé les tambours des rêves immodérés

Pour eux tu as renfloué le grenier de la peau

J’ai remis d’aplomb les jambes du cœur

Ô comme il nous aura occupé cet ici-maintenant de l’amour

Capable de tout donner dans une restriction qu’aggrave chaque jour

La disparition programmée des oiseaux !

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/38: LES ENFANTS DE GAÏA 4

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-huitième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LES ENFANTS DE GAÏA 4  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/38″Les enfants de Gaïa 4″NialaAcrylique s/toile 61×46

 

Ô non ce ne sont pas des échappatoires

Ces maisons doucement rebelles

Bâties sur des terres mystiques

C’est le velours de l’appui la petite musique

Le recueil singulier de nos silences

Et il fallait bien ce pays-là quand j’y pense

Pour repousser dans leurs noirs retranchements

Les renégats de l’amour les générations entières

Que plus rien n’arrime

C’est pour le blé de ton ventre frappé

D’une bonne rouille et d’un sourire toujours disposé

Que je t’aime et j’enjambe rose la margelle du jour

Avec ceux qu’en toi je me suis choisis

Les isolés éclatants comme lauriers de soleils

Tournés vers toi toujours les grands chantiers vivants

Les géants généreux aux mains qui se souviennent

Que par nos yeux

Un ciel nous assure de son bleu

Une terre de son banc

Que de nos aisselles s’envolent des oiseaux

Vers la cérémonie des fleurs rescapées

D’un indifférent système

 

Barbara Auzou.