« Avant le bouleversement du monde » de Claire Messud

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Parution : 16-05-2019
[When The World Was Steady]

Trad. de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Guisse-Lardit

« La dame de la rue Monsieur », Nancy Mitford de Jean-Noël Liaut

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Peu de vies ont été aussi romanesques que celle de Nancy Mitford, la romancière aux millions de lecteurs.

Nancy Mitford fut l’une des romancières les plus célèbres de son temps, et l’une des plus excentriques, puisant dans les frasques de sa famille la matière de ses romans à succès. Elle est issue de la haute aristocratie anglaise et son destin ainsi que celui de ses soeurs, Diana, Unity et Jessica, se confondent avec la grande histoire.

Diana épousa Sir Oswald Mosley, chef du parti fasciste anglais, chez Goebbels, en présence de Hitler. Unity fut une admiratrice et une grande amie du Führer, tandis que Jessica prit position pour les républicains espagnols et se maria avec un communiste. Nancy, elle, resta toujours liée à ses soeurs, passant allègrement de la table de son fasciste de beau-frère aux bras de son amant, Gaston Palewski, un des plus proches collaborateurs du général de Gaulle.

Grâce à des témoignages inédits, Jean-Noël Liaut raconte le destin épique de la plus française des romancières anglaises et nous fait pénétrer rue Monsieur, dans le salon de Nancy Mitford, l’un des hauts lieux du Paris des années cinquante et soixante. Il en rapporte une foule d’anecdotes, de bons mots, de situations insolites et de personnages hauts en couleur, tout ce qui fait « l’esprit Mitford ».

Allary Editions.

La Légende de Novgorode/ Blaise Cendrars.

Merci à toi, Pierrick…

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Préface de Miriam Cendrars.

 

1997 ‒ 64 pages ‒ 17 x 24 cm

Mes mains caressaient la gorge souple des plus douces beautés,
et de ces mains je tordais le cou de mille marchands suants et vaniteux
– et moi aussi j’étais un puissant marchand, effleurant avec délicatesse
les choses payées de mes deniers… Mais en réalité, je n’ai même pas pu frôler
une chair parfumée et tendre et tiède
comme la neige… ni le creux, si chaud aussi, tendre et soyeux
vers lequel tendait mon vif animal.

Retrouvée en 1995 en Bulgarie, la mythique édition russe du tout premier poème de Blaise Cendrars, écrit et publié à Moscou en 1907, a fait sensation et suscité de nombreux articles. Notre édition, illustrée de cinq dessins en couleurs inédits de Pierre Alechinsky, reproduit intégralement le livre original russe et en donne une traduction supervisée par Miriam Cendrars, qui a aussi rédigé l’introduction. Forme et style du poème annoncent la modernité autant “qu’il révèle la tragique origine d’un nom nouveau, issu de feu, de braise et de cendres : Blaise Cendrars”.

  • 75 exemplaires sur vélin d’Arches. Une eau-forte signée.
    indisponible.
  • 925 exemplaires sur vélin ivoire.
    indisponible.
  • Nouvelle édition le 21 janvier 2019 à cinq cents exemplaires sur vélin.

« Les oiseaux de passage » d’Emily Barnett

978208148139813 novembre 2015, 21 h 30. À Paris, Juliette descend la rue du Faubourg du Temple à vélo pour se rendre chez un ami. Le temps de comprendre ce qui vient de se passer et ce vers quoi elle se dirige – ces scènes de carnage –, elle tombe sur Paul, qu’elle n’a pas revu depuis le lycée. Il se trouvait au Carillon et a échappé de justesse à l’attentat. Elle abasourdie, lui blessé, ils vont errer dans cette nuit meurtrière qui les ramène à un autre drame : la disparition de Diane, à la personnalité magnétique, quand ils étaient adolescents.

Avec Les Oiseaux de passage, Emily Barnett met en scène une génération, celle qui s’est connue en groupe dans les années 1990 et a perdu peu à peu le sens du collectif, pour le retrouver, peut-être, un soir de terreur, vingt ans plus tard.

Editions Flammarion.

« De Mères en Filles » de Maria José Silveira

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[A mãe da mãe de sua mãe e suas filhas]

Trad. du portugais (Brésil) par Diniz Galhos

 

Editions Denoël.

« Lino Ventura et l’oeil de verre »/ Bd Arnaud Le Gouëfflec et Stéphane Oiry.

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  • BD franco-belge

Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d’un article. Fidèle à sa légendaire pudeur, celui qui s’est toujours considéré acteur par « accident » ne se livre pas facilement. Mais au fil de leurs entretiens, le colosse des Tontons flingueurs se dévoile, revenant sur sa carrière, ses débuts dans le catch, ses blessures, ses amitiés, ses brouilles, son rapport à la caméra – cet « œil de verre » comme il aimait à l’appeler –, sa rigueur intransigeante à choisir le bon scénario, pour finir par son engagement en faveur des enfants handicapés à travers l’association « Perce-Neige », toujours active de nos jours. Doucement, une carapace se fêle et une personnalité se dessine. Celle, qu’il n’a jamais pu cacher malgré ses innombrables rôles, d’un personnage droit dans ses bottes et profondément humain. Acteur né, homme d’instinct et colosse au cœur d’or, Lino Ventura est probablement l’une des figures les plus populaires et les plus fascinantes du cinéma français, ayant collaboré avec les plus grands et dont on ne compte plus les chefs-d’œuvre. Par le biais de cet entretien fictif, ce passionnant roman graphique nous replonge dans la carrière et la vie de cet acteur de légende et nous fait découvrir, sous le masque du comédien, la personnalité de l’homme.

Editions Glénat, 141p

« Chroniques d’Arts Spectacles 1954-1958 » François Truffaut.

product_9782072715594_195x320En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie dans les Cahiers du cinéma un violent pamphlet qui dénonce la «tradition de qualité française» et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu’il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l’hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans. Une critique directe et sans concession, inédite dans la presse d’alors : «Pour la première fois, au lieu de dire : « C’est bon! C’est mauvais! » j’ai commencé à essayer d’imaginer comment ça aurait pu être bon ou pourquoi c’était mauvais.» Truffaut y pilonne les institutions et les professions du cinéma (festivals, syndicats, production…), fomente des polémiques qui resteront célèbres (Delannoy, Autant-Lara…), dresse un portrait de ses acteurs et réalisateurs de prédilection (Marilyn Monroe, James Dean, Hitchcock, Lang, Hawks, Guitry, Ophuls, Renoir…) et défend les aspirations d’une nouvelle génération (Varda, Rivette, Vadim, Bresson…). Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison…
Pour Truffaut, écrire sur le cinéma n’est qu’un viatique. Dès août 1957, il s’éloigne de la critique en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d’un cinéaste…

Editions Connaissances/ Gallimard.

« La Partition » de Diane Brasseur

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De la Grèce aux rives du lac Léman, une superbe fresque familiale.

Un matin d’hiver 1977, Bruno K, professeur de littérature admiré par ses étudiants, se promène dans les rues de Genève. Alors qu’il devise silencieusement sur les jambes d’une jolie brune qui le précède, il s’écroule, mort.

Quand ses deux frères Georgely et Alexakis apprennent la nouvelle, un espoir fou s’évanouit. Le soir même, ils auraient dû se retrouver au Victoria Hall à l’occasion d’un récital de violon d’Alexakis. Pour la première fois, la musique allait les réunir.

La Partition nous plonge dans l’histoire de cette fratrie éclatée en suivant les traces de leur mère, Koula, une grecque au tempérament de feu.
Elle découvre l’amour à 16 ans, quitte son pays natal pour la Suisse dans les années 20 et refera sa vie avec un homme de 30 ans son aîné. Une femme intense, solaire, possessive, déchirée entre ses pays, ses fils et ses rêves. Une épouse et une mère pour qui l’amour est synonyme d’excès.

Allary Editions.

 

« Comment conduire un pays à sa perte », du populisme à la dictature d’Ece Temelkuran.

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« Comment et pourquoi un populiste sans pitié, avec l’aide d’une bande de sympathisants toujours plus nombreux, a pu mettre fin à la démocratie turque au cours de la nuit du 15 juillet 2016, est une histoire longue et compliquée. Le propos de ce livre n’est pas de raconter comment nous avons perdu notre statut de démocratie, mais d’essayer d’en tirer des leçons au profit du reste du monde. »
E. T.
Dans ce livre vivant, passionné et provocateur, Ece Temelkuran dissèque la montée du populisme à l’international. Elle révèle les schémas, explore les causes profondes et les différentes façons dont les pays, même les nôtres, peuvent sortir de la démocratie sans s’en apercevoir.

Editions Stock

« Les Amis » d’Aja Gabel

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Les Amis » (The Ensemble), d’Aja Gabel, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cyrielle Ayakatsikas, Rivages, 460 p., 22,80 €.

Le premier roman d’Aja Gabel est dédié à « la famille ». Mais son récit se concentre sur un autre type de communauté, celle qui fut au cœur d’une des séries les plus célèbres des années 1990-2000, et à laquelle de plus en plus de romans américains semblent s’intéresser : Friends. Scrutant les interactions complexes qui soudent et divisent un groupe d’amis, des années d’université à la maturité, Les Amis fait penser, sur un mode plus délicat, moins intense et masochiste, au best-seller Une vie comme les autres,d’Hanya Yanagihara (Buchet-Chastel, 2017), qui lui aussi mettait en scène quatre jeunes gens.

Chez Gabel, les personnages sont saisis à un moment charnière, cet âge tran­sitoire, pendant la vingtaine, où les identités se forgent hors du giron familial. Mais la singularité de son roman est de ­connecter les quatre « amis » du titre par un ciment autrement plus solide que les simples attaches affectives : ils sont, en effet, membres d’un quatuor à cordes. Dans ce cadre, les métaphores habituelles des interactions au sein d’un groupe – harmonie, accord, assonance et dissonance – prennent une portée plus ­concrète, que Gabel, longtemps musicienne professionnelle, exploite avec subtilité.

Le milieu de la musique classique

L’intrigue est ponctuée par des ­concerts où, à chaque fois, se joue un tournant de la carrière des jeunes héros. Mais l’essentiel se déroule entre ces épisodes, ce qui se noue et se défait sans cesse entre les membres du « quatuor Van Ness ». Il y a l’ambitieuse calculatrice, la romantique qui place l’amour avant le reste, le virtuose à qui la vie a tout donné et le ténébreux tourmenté qui, dans sa revanche à prendre sur l’existence, égratigne quelques âmes sensibles. Entre ces quatre-là, le roman module les liens, tantôt graves, tantôt plus légers.

L’une des forces du texte tient à sa description du milieu de la musique classique, des coulisses, des répétitions, des mille étapes qui jalonnent le parcours de solistes déterminés à réussir. Un personnage étrange et inquiétant, presque faustien, l’imprésario Fodorio, surgit parfois, en arrière-plan. Les pages les plus ­attachantes mènent le lecteur dans les lieux de prédilection secrets des musiciens, comme cet « antique magasin (…), institution pleine de boules de naphtaline, de parquets grinçants et d’étagères débordantes de partitions parfois classées selon une logique obscure », où l’une des héroïnes entraîne son nouvel amant.

D’après un article le Monde.fr