ENCORE UN MOÛT EN PLUS…

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ENCORE UN MOÛT

EN PLUS…

Avec la venue de l’aube tremblotante, les premiers sécateurs entrent dans les rangs de vignes ruisselants. La machine finit son petit-déjeuner de carburant, monstrueuse elle bouche déjà la route par laquelle le rêve peut emporter et laisser croire que la main est irremplaçable en tous cas où entre les peaux pour que le toucher procure l’émotion. Le cortège des tracteurs tirant les bennes pleines aux pressoirs, parcourt les chemins de la vendange actuelle.

Des voix d’enfants à qui on a demandé d’écrire me grattent la feuille de présence.

Géographie, je parcours ta pensée du nord au sud. Un arrêt dans tes archipels, à l’embouchure du fleuve, aux mamelons des grandes plaines, aux buissons des orées, le bois garde son gibier à l’abri des chasseurs.

Quelque soit l’épaisseur du brouillard le chevalet hennie plus loin que le coq planté au clocher de l’église. Le cuir qui…

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« La Vie Balagan de Marceline loridan-Ivens » Documentaire Arte. Mercredi 16 janvier 22h35.

Marceline Loridan-Ivens nous a quittés le 18 septembre 2018. Si les camps de la mort l’ont empêché de suivre des études, elle a su apprendre de la vie les leçons essentielles et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d’audace et de poésie. Yves Jeuland nous propose un dialogue avec la réalisatrice dans lequel elle évoque son parcours, ses engagements, et même ses contradictions.

Petite silhouette chic aux boucles carotte, Marceline Loridan-Ivens se raconte sous l’œil affectueux du réalisateur Yves Jeuland. Sur la scène du Forum des images, à Paris, en ce 30 octobre 2014, la dame, alors âgée de 86 ans, n’a rien perdu de son humour et de son tempérament de feu. Ce récit autobiographique, elle l’a précédemment couché dans « Ma vie balagan » (Robert Laffont, 2008) – le mot « balagan » signifiant en hébreu « bordélique ». Née en 1928 de parents juifs polonais qui pensaient trouver en France une société éclairée et tolérante, Marceline Loridan-Ivens est arrêtée avec son père le 29 février 1944, à 15 ans, et déportée à Auschwitz-Birkenau. « L’inhumanité commence à Bobigny dans les wagons à bestiaux », raconte-t-elle. Contrairement à elle, son père ne reviendra pas. Lorsqu’elle évoque la fois où elle l’a brièvement croisé à Auschwitz, l’émotion la submerge.

La voie du documentaire
Le témoignage de Marceline Loridan-Ivens frappe au cœur car il décrit la vie dans les camps de la mort dans sa réalité la plus quotidienne, la plus triviale, sans rien cacher des privations, des humiliations et de l’horreur : les haillons des mortes qu’il faut enfiler dès le premier jour, le pain volé à un cadavre, le sadisme des gardiennes mais aussi les copines qui vous épaulent et la dignité qu’on préserve envers et contre tout. Ce dialogue complice avec Yves Jeuland dessine le portrait d’une forte personnalité, humaniste, passionnée, provocatrice et rageuse. Après avoir jeté sa gourme dans le bouillonnant Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre, Marceline trouvera sa voie dans le documentaire et un amour indéfectible pour le cinéaste Joris Ivens, avec qui elle coréalisera dix-huit films (« Le 17e parallèle », » Une histoire de vent »…). Joyeuse et émouvante, cette soirée est jalonnée de chansons françaises et yiddish interprétées par Éric Slabiak et ses musiciens, d’archives et d’extraits de films, notamment « Chronique d’un été », chef-d’œuvre de Jean Rouch, où, âgée d’une trentaine d’années, Marceline interprète son propre rôle et adresse un discours poignant à son père.

Réalisation :

Yves Jeuland

Pays :

France

Année :

2018

Le Voyage dans La Lune de Méliès (1902) en version colorisée. (Sur Arte Dimanche 06 janvier )

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Une image a longtemps résumé le film le plus célèbre de Georges Méliès : une fusée-obus s’écrase sur l’œil de la Lune, planète-visage qui grimace de dépit. En découvrant Le Voyage dans la Lune dans des conditions optimales — restauration numérique de ses couleurs d’origine, peintes à la main —, on mesure à quel point ce plan mémorable est une idée de génie, une trouvaille limpide et poétique. Il illustre la nature duelle du travail de Méliès, appliquant au cinéma naissant ses tours de magicien professionnel : un va-et-vient permanent entre illusion et réalité. L’illusion d’une expédition de savants croquignolets sur l’astre voisin ; la réalité d’une troupe de saltimbanques, danseuses en tenue légère comprises, s’incrustant dans des décors en trompe-l’œil inspirés de Gustave Doré.

La partition écrite par le duo électro Air dynamise ces images d’un autre âge. Elle contribue à la grande pagaille temporelle du film : se mêlent théâtre du xixe, art cinématographique du siècle suivant, tempos électriques d’aujourd’hui. Le déplacement dans l’espace devient ainsi un voyage dans le temps. Un objet vieux de plus d’un siècle peut en mettre plein les yeux autant que la plus sophistiquée des images numériques.

Fiche technique

Synopsis

Le professeur Barbenfouillis, (Méliès) président du Club des astronomes, décide d’entreprendre une expédition sur la Lune. Accompagné de six savants, il monte dans un gigantesque obus tiré par un énorme canon. Arrivés sans encombre, les scientifiques découvrent le «clair de Terre», affrontent une tempête de neige et rencontrent d’étranges anthropoïdes qui les font prisonniers…

 

Court-métrage de Georges Méliès (1902) d’après Jules verne et H.G Wells.

Musique: Air

Muet. 20mn.

La terreur des hauteurs (BD) Jean-claude Denis.

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Découvrez le nouvel album de Jean-C. Denis, qui avait reçu pour son précédent titre le Grand Prix d’Angoulême 2012 : La Terreur des hauteurs ! Après avoir exploré l’univers des arômes, l’auteur poursuit son autobiographie sur le thème du vertige, qui le travaille depuis des années.

Déambulant avec sa compagne sur un chemin des douaniers, au bord de la mer, l’auteur s’arrête tout soudain : « Ça a commencé par une vague sensation de tristesse, un sentiment diffus d’absence et d’abandon. Rien de très remarquable au fond. Je ne me suis pas méfié du tout. »

Mais de quoi l’auteur ne s’est-il pas méfié ? De la peur du vide. De la terreur des hauteurs, ce monstre issu de l’imagination qui toujours triomphe de la raison. Autrement dit, le vertige, qui « absorbe et retient toute pensée cohérente ».

Poursuivant, tant bien que mal, sa marche sur le sentier littoral – « Enfoirés de douaniers ! » –, l’auteur se remémore ces « paniques à bord » qui ont marqué, ô combien, sa vie. Souvenirs discrets ou envahissants, parfois peu glorieux, toujours précis, Jean-C. Denis raconte ces moments, aussi étranges que familiers, avec l’humour, la profonde légèreté et la délicatesse qui caractérisent toute son œuvre.

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Poursuivant, tant bien que mal, sa marche sur le sentier littoral – « Enfoirés de douaniers ! » –, l’auteur se remémore ces « paniques à bord » qui ont marqué, ô combien, sa vie. Souvenirs discrets ou envahissants, parfois peu glorieux, toujours précis, Jean-C. Denis raconte ces moments, aussi étranges que familiers, avec l’humour, la profonde légèreté et la délicatesse qui caractérisent toute son œuvre.

Paru en septembre. Editions Futuropolis.

Guilluy, le prophète

Le grand secret: l’élimination des classes moyennes du débat…

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Il s’agit d’une video tournée après l’élection de Macron, mais elle explique tout ce qui va se passer. Depuis trente ans, on a éliminé les classes moyennes du débat, pour occulter leur disparition par de faux débats. Guilluy n’est pas prof de fac, ni sociologue, mais un observateur de la société, qu’il a abordée par le versant géographique. Il y a un marquage au sol des classes sociales, même si les raisons ne sont pas d’abord géorgraphiques.

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ADONIS – Lexique amoureux – (Collection NRF – Poésie/GALLIMARD – traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Gata, Issa Makhlouf et Houria Abdelouahed. – 510 pp.)

Lexique Amoureux , d’Adonis…A lire…

Traversées, revue littéraire

Chronique de Xavier Bordes

ADONIS – Lexique amoureux– (Collection NRF Poésie/GALLIMARD – traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Gata, Issa Makhlouf et Houria Abdelouahed. – 510 pp.) ISBH – 978-2-07-275046-5/

Voici le quatrième et le plus massif des volumes d’Adonis publiés par Gallimard dans la petite collection Poésie. C’est dire à la fois l’abondance créatrice du poète Adonis, et l’intérêt que lui porte le public, doublé sans doute d’une curiosité pour la poésie de langue arabe. D’emblée, je dirai qu’il est impossible ici, et de faire tant soit peu le tour de la question, que ce soit de la personnalité du poète, ou de ce que véhicule sa poésie, en particulier par rapport à la littérature poétique dans les langues qui utilisent l’arabe pour écriture, et dont pour toutes, plus ou moins, les thèmes et la vision d’un monde se sont «littérarisées» par l’apport culturel de l’Islam et…

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BRIBES (XVII)

Quand la beauté parle loin , très loin de ce qui se fait ou pas, de ce qui est emprunté par la technicité , l’âme coule en mots rares…
Merci Alain.

Niala-Loisobleu

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BRIBES (XVII)

De la guérite de sa gorge les cordes vocalisent comme un instrument à vent de garde tutélaire

Il surveillait la dune de son torse, les hanches attelées aux aisselles, à peine un mouvement de ses lèvres, que le soutien-gorge ne palissait plus la retenue des coulées de sable qu’en imagination

NOUS nous n’aimons pas la neige elle ne nous glisse rien qui transporte, en revanche ouvrez le sentier de la pointe espagnole et vous verrez les chiots partir en fusée

Quand je serais grande, disait-elle, je n’abîmerai pas le silence des pierres alignées à leurs racines, encore debout de la veille ou couchées d’antan sans s’être lâchées la main

un gisant levant la tête reconnût les notes d’une marche nuptiale où un fifre appuyait sur la nacre pendant que les guitares claquaient du talon

gitane poussière d’un élan qui résiste aux tourments les dents prêtes à mordre

chiens-loups…

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Inhumanité administrative

Si le cynisme a un visage , c’est celui-là…Envie de vomir.

Blog Histoire Géo

Capture d_écran 2018-12-01 à 11.12.18 Aluisio Cunda Quintai au côté de Jean-Michel Blanquer. SELFIE ALUISIO CUNDA QUINTAI

Après avoir été félicité le 5 novembre par le ministre de l’Éducation nationale en personne et avoir reçu de ses mains le prix de la Croix-Rouge, le lycéen Aluisio Cunda Quintai a été condamné dix jours plus tard à quitter sans délai le territoire français par jugement préfectoral au motif de « non-intégration notable dans la société française. » Voilà qui me laisse interloqué !
Le jugement d’expulsion avait été prononcé fin août par la préfecture de Marseille, mais levé par le tribunal, avant d’être de nouveau confirmé par la préfecture.
Ayant quitté en 2015 l’Angola où ses parents, menacés de mort, craignaient pour sa vie, Aluisio est arrivé en France à 14 ans. D’abord hébergé à Arles en centre pour mineurs isolés, il a été soumis aux tests osseux, dentaires et pileux dénoncés par l’Union européenne et par toutes…

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