Ecueils pourpres (déjà publié)

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Pour Alain.

 

Nos sentiers de liberté sont parsemés d’écueils pourpres et de cœurs éventrés.

Ce qui pleure à l’épaule mesure le poids de la part absente et sa réponse bavarde emprunte de vaines routes.

Seule la patience feutrée de l’oiseau à la bougie éteinte du ciel demeure la question muette et essentielle sur laquelle silencieusement on s’attarde

et la vallée à la face injuriée cherche à ses lèvres les claires voyelles de ses banqueroutes et celles sensibles et souterraines du sang au secret.

 

Barbara Auzou.

Étymologie : Eric est un prénom scandinave qui vient du germain aina qui signifie « unique, total », et de rik qui signifie « roi » ; mais également de ehre qui signifie « honneur », et de ric qui veut dire « riche, puissant ».

Le dire et le redire…Merci Pierrick.

Blog Histoire Géo

Hapsatou Sy, chroniqueuse des « Terriens du dimanche » sur C8 a diffusé sur son compte Instagram, mardi 18 septembre, des extraits coupés de l’émission, pour dénoncer le comportement d’Eric Zemmour sur le plateau.
« Je m’appelle Hapsatou« , explique-t-elle à Eric Zemmour avant la séquence. « Eh bien votre mère a eu tort« , répond l’éditorialiste. « Vous vouliez qu’elle m’appelle Marie ? » interroge Hapsatou Sy, outrée. « Absolument, c’est exactement ce que je veux » répond-il.
Elle a eu raison de monter ce passage, coupé à la demande du service juridique de la chaîne, afin de démontrer une fois de plus la nocivité de cet homme, imbécile, raciste et haineux et qui, en plus, arbore un prénom scandinave, et donc non français… Monsieur Zemmour, vous qui êtes si mal prénommé, il faudrait songer à vous appeler Philippe. Madame Sy, il faudrait envisager de quitter une aussi pitoyable émission. Et…

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Des nouvelles de mon recueil de poésie

Pour aider Barbara (ce n’est pas moi…) à réaliser son rêve…

À mots feutrés

Je viens d’atteindre les 35,66 % de mon objectif ! Merci à tous mes contributeurs !

Aidez-moi à avancer vers un 100 % en partageant ce projet :

  • à vos contacts
  • sur les réseaux sociaux
  • en en parlant autour de vous

Il n’y a pas de petite participation, il n’y a que des grands coeurs !

Explications de mon projet poésie « Les invoqués » et détails des contreparties ici

https://www.simply-crowd.com/produit/les-invoques/

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« Terrain de l’enfance », un de mes poèmes chanté par koulane.

Je remercie Juan du blog Le marcheur solitaire d’avoir souhaité mettre en musique et en chanson « Terrain de l’enfance ». Bravo à koulane au chant, à Taté à la guitare et à Juan à la flûte.

Merci.

 

Blessée au dire

Sur le terrain lourd de l’enfance

j’ai semé des signaux incompris

comme on soupire

comme on fouille

comme on danse

comme on épure

cruel bourbier à la gorge

sage

de l’enfant qui ne renonce pas

aux images.

Elles collent aujourd’hui

en contours contrariés

Aux bottes du message

qui pressure.

 

 

Barbara Auzou

« En guerre » de François Bégaudeau

en guerre

Dans une France meurtrie par les attentats, des individus se font happer par une autre guerre, celle de la violence sociale, décrite ici avec une ironie inouïe.

Les premières phrases donnent le ton, saturées d’informations, dénuées d’affect. L’œil est apparemment froid, le regard, acéré, le propos, fermement documenté. Très vite, pourtant, l’œil s’installe en coin, l’humour prend le dessus, la légèreté l’emporte malgré le poids du sujet et court le récit, régal d’ironie tranchante, porté par un inénarrable défilé de personnages. Celui de Catherine Tendron (!), DRH experte en licenciements et adepte du yoga, vaut à lui seul le détour. En guerre est ainsi un portrait sans bienveillance superflue d’une France sous emprise libérale, fracturée, marquée par la violence économique et les déterminismes sociaux. Mais un portrait puissamment incarné, métaphorisé par la rencontre improbable entre Louisa, fille de la ville d’en bas, enchaînée à une série de CDD dans un entrepôt Amazon, et Romain, rejeton de la classe moyenne, diplômé en littérature, employé au Bureau des affaires culturelles de la ville où il est chargé de coordonner « l’opération Décloisonnement et vivre ensemble », dont l’expérience sexuelle et amoureuse qu’il s’apprête à vivre va vite montrer l’inanité.

Les événements se déroulant durant l’année 2015, celle des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, le titre du roman renvoie aux propos de Manuel Valls, « nous sommes en guerre ». Mais c’est d’une autre guerre qu’il est question ici. Celle que le Premier ministre de l’époque voulait précisément occulter en soulignant que le social n’explique pas tout, et qu’à trop expliquer on finit par excuser. Celle que subissent les moins bien lotis, celle qui écrase Cristiano, ouvrier d’une entreprise en liquidation, l’ami de Louisa, bouleversant personnage, exclu du travail et de la ville, sacrifié de l’histoire. François Bégaudeau passe d’un registre de langue à l’autre, excelle dans le pastiche de la novlangue managériale, rend compte par l’humour de cette forme de pensée technocratique, analytique et déshumanisée, désormais dominante. Comme il sait se moquer, belle autodérision, des milieux bobos et de leurs contradictions, du goût de cette « coterie » pour la joute verbale et la théorie sans conséquences.

Au bout du compte, rien ne semble vouloir changer. Tout rentre dans « l’ordre ». Louisa reste dans sa zone, que Romain ne pénétrera plus. Pas d’aménagement possible. C’est le système tout entier qu’il faut remettre en cause.

| Ed. Verticales, 304 p

Les sorties en poche de la rentrée 2018…

poches

Points, Folio, Livre de poche, 10-18, Babel… Voici les principales sorties de cette rentrée.

C’était l’un des plus beaux ouvrages de la rentrée littéraire 2017 : Souvenirs de la marée basse, le récit d’enfance de Chantal Thomas, est un an plus tard l’une des figures de proue de la rentrée des poches, chez Points – où on lira aussi, début octobre, La Serpe, le très romanesque récit de Philippe Jaenada, prix Femina 2017. Chez Folio, ce sont Nathan Hill et ses Fantômes du vieux pays, et le merveilleux romancier islandais Jón Kalman Stefánsson, avec A la mesure de l’univers, qui tiennent la vedette côté littérature étrangère. Les côtoie notamment, parmi les nouveautés françaises, Le Grand Paris, le passionnant roman du très doué Aurélien Bellanger.

Au Livre de poche, on trouvera La Disparition de Josef Mengele, l’un des livres marquants de l’automne dernier, couronné par le prix Renaudot, Les Huit Montagnes, de l’Italien Paolo Cognetti, prix Médicis étranger l’an dernier, ainsi que Gabriële, le récit à quatre mains d’Anne et Claire Berest, consacré à la vie extraordinaire de leur grand-mère, Gabriële Buffet. C’est le cœur qui lâche en dernier, dernier roman en date de la reine Margaret Atwood, et le splendide premier opus de l’Américain Viet Thanh Nguyen, Le Sympathisant, prix du Meilleur livre étranger 2017, sont les têtes d’affiche de la rentrée de 10-18. Quant à la collection Babel, elle offre de s’immerger dans Deux Ans, huit mois et vingt-huit nuits, le conte ultra contemporain de Salman Rushdie.

Credere nell’amore (Croire en l’amour)

marcellocomitini

Salvator Dalì the-great-masturbator pic Salvator Dalì, The great masturbator

Io credo in ciò che tocco e vedo con il cervello e con le mani.
Vedo una muraglia che mi sta d’innanzi
contro cui si scaglia la forza indomabile del dubbio.
Una scogliera fessurata nelle cui crepe pendono
ciuffi d’erba morta che si agita nel vento.
Alberi dalle radici immerse nella pietra
costretti a non fruttificare
come danzatori che l’attimo ha bloccato
nel flettere dei corpi come archi tesi al salto
per carpire con i rami al cielo la leggerezza delle stelle.

Illuminata appena dalla luce fievole di barche
che le scorrono ai suoi piedi cariche di sogni.
Traggono con gesti misurati nell’insensato strascico
di non lasciare nulla al caso
le reti colme un po’ d’azzurro-mare,
un po’ di sabbia e alghe
e un po’ del calore della terra misto a foglie morte.

In alto accanto agli alberi ridono come dee innalzate sugli altari
le…

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Pour les chanceux qui habitent la région, l’exposition Chagall « Du coq à l’âne » se tient à Brioude jusqu’à la mi-octobre…

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La commune de Brioude, en Haute-Loire, accueille jusqu’au 7 octobre près d’une centaine d’œuvres de Marc Chagall. L’exposition « Du coq à l’âne » propose au public de découvrir les animaux métamorphosés du peintre qui ont peuplé son univers artistique tout au long de sa vie.

Une exposition de Chagall, c’est toujours exceptionnel. Mais pour la petite commune de Brioude, peuplée de seulement 6600 habitants, accueillir les œuvres de l’un des plus grands peintres du 20e siècle relève de l’évènement. Et pour cette exposition hors norme, la commune a choisi un lieu exceptionnel : le Doyenné. Un édifice bâti en 1165 aujourd’hui transformé en centre d’art contemporain.

« Du coq à l’âne » plonge le visiteur dans le bestiaire surréaliste de Marc Chagall. Une chèvre jaune, un cheval rouge… l’artiste n’a jamais cessé de représenter des animaux dans ses œuvres. Des animaux qui se métamorphosent et deviennent des créatures fabuleuses.

Chagall représente des animaux qu’il connaît bien, depuis sa naissance, et qu’il a transportés avec lui à travers des décennies, de pays en pays. Depuis sa Russie natale jusqu’à Berlin ou Paris.

Jean-Louis Prat, commissaire de l’exposition

De son enfance passée dans une ferme, Chagall a conservé cet intérêt pour la figure animale. L’exposition présente notamment douze illustrations des fables de La Fontaine. Des gouaches qui, pour certaines, ont peut-être été peintes en Auvergne, lors d’un séjour de l’artiste à la fin des années 1920.

Les sculptures, peintures et céramiques réunies pour cette exposition proviennent de collections privées et du musée Georges Pompidou. Des œuvres magnifiées dans un bâtiment du Moyen Age dont le plafond armorié du 13e siècle est classé monument historique.

Le bestiaire de Chagall avait tout à fait sa place dans cette salle avec ce plafond, qui lui-même renferme des peintures d’animaux fantastiques.

Jean-Jacques Faucher, maire de Brioude

Le Doyenné, qui accueille l’exposition, est désormais le centre d’art contemporain de Brioude après un an et demi de travaux. « Du coq à l’âne » est sa toute première exposition.

Billet des Corbières 63: Veillée poésie à Durban ce mercredi 01 Août…

La veillée avait lieu à la maison « Mésange » à Durban: un bien joli endroit…

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C’est dans ce magnifique cadre et à la fraîche (soit encore 30 degrés à 23 h!) que des poèmes ont été lus, en vers, en prose, des pastiches, des chansons, soit par leurs auteurs eux-mêmes soit par d’autres…Mon amie Flore Iborra a lu quelques-uns de ses textes puis cinq de mes poèmes publiés dans la revue Traversée…Elle a ensuite lu 5 des poèmes de la série Autan Occitan, fruit de mon travail avec le peintre Niala…

La vidéo n’est pas excellente: il faisait déjà nuit noire!