« Dans un recoin de ce monde », cinéma d’animation japonais…

Film d’animation japonais de Sunao Katabuchi (2 h 08) (sorti en salle le 06 septembre 2017)

L’une des grandes forces de l’animation japonai­se, c’est son approche réaliste, jusque dans la figuration de l’imaginaire. A ce ­titre, un long-métrage comme Dans un recoin de ce monde, Prix du jury au Festival d’Annecy, frappe d’emblée par la rigueur de son ambition : passer en revue treize années fatidiques de l’histoire du Japon – des années 1930 à la capitulation, en 1945, après la déflagration de la bombe atomique – sous le prisme d’une existence modeste, celle d’une jeune épouse étourdie.

Travail de reconstitution méticuleux

Le récit épouse le rythme au long cours d’une chronique biographique, jalonnant le passage à l’âge adulte de Suzu, une jeune fille portée vers la rêverie. Celle-ci coule des jours économes et laborieux au sein d’une famille de cultivateurs d’algues, dans un village à proximité d’Hiroshima, et nourrit une passion pour le dessin.

Le film surprend par sa grande habileté à nouer la grande et la ­petite histoire à partir des gestes, des tâches et des émotions les plus ordinaires. Pour cela, Katabuchi se prête à un travail de reconstitution méticuleux, qui ne ­concerne pas seulement les ­décors de l’époque (un quartier d’Hiroshima, les intérieurs domestiques, la nature ­environnante), mais surtout les sensations et les matières du quotidien. Par exemple, dans la scène magnifique où, contrainte par le rationnement, Suzu déploie des trésors d’inventivité pour continuer à cuisiner des plats à sa belle-famille, la mise en scène détaillant avec un soin minutieux les ingrédients et les étapes de la préparation. Les circonstances de la guerre se lisent ainsi dans la chair de l’anecdote, liant indistinctement destin collectif et urgences domestiques.

D’après un article du Le Monde Cinéma 

Bande annonce:

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvailles avec ma salle de classe…

Les décorations liées au club poésie étaient toujours là sur ma porte:WP_20170901_15_11_59_Pro

Les décorations à l’intérieur aussi:

Un tas de fils par contre étaient emmêlés partout et j’ai eu du mal à m’y retrouver pour rebrancher les deux ordinateurs (le mien et celui que je réserve pour les élèves…), l’imprimante et le reste…Si les îlots étaient toujours en place, j’ai du trouver une table et une chaise car j’accueille 29 élèves en 6ème et je n’ai que 28 places ou alors il me faudrait supprimer l’imprimante et l’ordinateur pour les élèves…Je me retrouve du coup avec un îlot étrange à 7 places qui ne facilite pas la circulation et bloque l’accès à l’ordinateur…

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Je n’ai, en outre, aucune étagère ni armoire, ce qui ne facilite pas le rangement…

Bon, on se débrouillera et on verra lundi ce que cela donne…

A Voir/ A lire…Barbara.

Alors que sort le 06 septembre en salle le biopic Barbara par Matthieu Almaric avec l ‘envoûtante Jeanne Balibar:

C’est l’occasion de relire Il était un piano noir:

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« En ce temps-là, on chantait encore, on fredonnait dans la rue, partout. On sifflotait, c’était joyeux. Il y a longtemps que je n’ai plus entendu un « ouvrier du bâtiment » siffler. »

Ce qu’il faut mettre en oeuvre n’est pas la technicité de l’écriture mais l’intention d’écrire chez nos élèves…

Ecrire, c’est apprendre à surseoir à l’mmédiateté …Quelle meilleure formation de l’être?

Philippe Meirieu, dans cette courte vidéo, réaffirme le rôle de l’écriture dans la formation de l’élève en insistant sur L’intention d’écriture qui doit prévaloir sur la technicité. Un concept que je partage profondément et qui est au coeur même de mon enseignement (je fais écrire beaucoup, sous des formes multiples et pas forcément évaluées…).Et ça marche car un nombre anecdotique d’élèves reste en fin d’année angoissé à l’idée d’écrire… C’est malheureusement un point de désaccord profond entre collègues de lettres dans les collèges…

Brève: Le coiffeur par Desproges

J’ai horreur qu’on me tripote la tête en me racontant des conneries par-derrière!

À chacun de mes passages obligés chez le coiffeur, je ne peux m’obliger d’y penser…Mi-gênée mi-amusée j’attends que cela se termine au plus vite avec un sentiment de culpabilité quand même envers la dame blonde trop parfumée au sourire angélique qui vient d’acheter des sièges relaxants qui se mettent en route sans t’avoir demandé ton avis et qui te malaxent la colonne à coups d’accélérations brusques et désagréables…Et alors l’ange se met à te parler et tu sais que tu ne vas pas redescendre sur terre avant une bonne demi-heure…

Le coût de la rentrée

Le coût de la rentrée scolaire? Véritable désinformation?
Dans mon établissement, les fournitures scolaires en classe de cinquième par exemple sont proposées sous forme d’un carton individuel que les parents viennent enlever deux jours avant la rentrée…Le tout pour un coût total de 57 euros…Un élève de sixième sur trois ne retient pas les fournitures…Ce que les médias ne disent pas: les parents AIMENT dépenser pour la rentrée et AIMENT se faire maltraiter par leur progéniture qui réclame la marque et le produit qui va les différencier des autres…Ci-contre l’article provenant du blog Pierre carrée dont je partage totalement l’analyse et l’expérience en tant que parent…

Pierre Carrée

Je suis perplexe. Comme tous les ans on nous bombarde de chiffres astronomiques, sommes que nous dépensons soi-disant pour nos enfants à l’occasion de la rentrée. Je précise que des enfants, j’en ai pas mal sous la main, en collège, lycée, lycée pro, fac, et que donc que vis aussi la situation.

La confédération syndicale des familles a mis en ligne un dossier complet intéressant, à lire ici. Elle publie aussi ce diagramme :

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Alors là, je ne comprends pas. je n’ai pas dépensé, et je n’ai jamais dépensé des sommes pareilles pour nos enfants. Pourtant nous achetons tout, sauf en effet du matériel pour le lycée pro, que des amis nous ont donné, et une des calculatrices des enfants est à moi. Mais même en incluant ces articles, nous n’arrivons pas à 700€ pour notre garçon en lycée pro, par exemple, loin de là. Peut-être les études comptent-elles…

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Les vers à soi: Discorde rassemble les textes jusqu’alors dispersés du poète Jacques Dupin…

 

Comment évoquer les poètes alors qu’ils ne sont pas -ou si peu- lus?

« L’absence est son lieu, son séjour, son lot » écrit Jacques Dupin  (1927_2012) dans Eclisse, texte magnifique dans lequel il s’interroge sur la patente et nécessaire marginalité de la parole poétique dans l’espace public. « Irradiation dans le corps obscur », « déflagration invisible », la poésie ne peut avoir lieu que « dans le sous-sol de la langue », « éconduite, égarée, perdue de vue », maintenue loin des regards, du vacarme et des lois inquisitrices du marketing. Le lecteur, cet « inconnu derrière le masque » accepte ce frottement imprévisible des images, laisse s’ouvrir en lui le pas de côté, l’écart qui « chasse et prend à la gorge »…

Une poésie âpre et physique que je vous recommande vivement!

Ma programmation en classe de quatrième pour l’année 2017/2018

Elle est un peu différente de celle de l’année dernière dans la mesure où je travaillais beaucoup beaucoup avec mon collègue-déserteur-et-néanmoins-ami-cher (À moins que ce ne soit dans l’autre sens…), ce qui ne sera qu’épisodiquement et de loin cette année…

Les textes sont issus pour moitié du manuel Passeurs de textes et du Livre scolaire pour l’autre moitié…D’autres ont été choisis par mes soins selon les besoins…(Donc si je résume on a deux moitiés plus autre chose…!!!)

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