Une maison, un artiste: Frida Kahlo, sa maison bleue. (Documentaire sur France 5.22h35)

Museos-Nagual

Série documentaire de Patrick Poivre d’Arvor, réalisation: Nathalie Plicot. Inédit.

À Coyoacan, village du sud de Mexico, une splendide bâtisse cobalt aimante le regard. La « casa azul »a vu naître et mourir l’une des artistes les plus avant-gardistes du XXème siècle. Orné de tableaux, d’objets d’art populaire et de divinités précolombiennes, autour d’un jardin botanique, ce musée excentrique servit d’écrin magique à l’extraordinaire créativité de Frida Kahlo. Sa maison bleue fut aussi le théâtre de sa passion avec Diego Rivera et de son engagement politique.Léon Trotsky et André Breton trouvèrent refuge entre ses murs azur, qui servent ici d’écran à l’oeuvre de l’icône mexicaine.

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Elle est si touchante. Jacques Higelin.

Elle est si touchante
Qu’autour d’elle tout chante
L’amour de la vie
Si belle et si charmante
Qu’autour d’elle tout s’enchante

Elle est si sensuelle
Que mâle et femelle tombent en extase
Se pâment et se pavanent
Devant sa caravane

Elle est si jolie,
Craquante et sexy,
Que ces fans adorent
Qu’elle rugisse et qu’elle ose
Suggérer par ses poses
La danse du lion

Qu’est-ce qui l’a fait bondir
Sauter et rugir
De colère ou de joie
De rage ou de plaisir

Comme un arc bouté
Entre terre et ciel
Qui fait vibrer ses ailes
Rebelles, rebelles

Elle est si touchante
Qu’autour d’elle tout chante
La nuit comme le jour
Et parfois si cruelle
Qu’on se flinguerait pour elle

Elle est si vivante,
Drôle et désarmante qu’on toucherait du doigt
Ce qui vibre en elle
La toute petite parcelle de l’âme
universelle

Elle est si sublime
que c’est presque un crime
De vouloir l’enfermer
parfois entre mes bras

Elle est si volage
Si libre et sauvage
Que la mettre en cage
est juste impensable

Moi je l’aime comme elle est
Comme je la crois
Comme je la sais

 

Jacques Higelin.

 

Après quoi courions-nous? Françoise Fabian.

Après quoi courions-nous
Sous le vent la poussière
De ces chemins de terre
Glissant sur des cailloux
Ecorchés et sincères
Après quoi courions-nous
Avions-nous mieux à faire
Ce galop nécessaire
Comme des chevaux fous
Indomptables et fiers
Après quoi courions-nous
Sur le sable vers la mer
Dans la lumière floue
Des stations balnéaires
Après quoi courions-nous
Dans les parcs en hiver
Le soleil pas l’éclair
Les traces dans la boue

Les coureurs solitaires
Après quoi courions-nous
Comme courent les émissaires
Les batailles légendaires
En ignorant qu’au bout
Après quoi courions-nous
Quand le souffle se perd
On repense à hier
Aux battements de nos pouls
A cette question amère
Après quoi courions-nous
Depuis tôt le matin
Jusqu’au crépuscule roux
D’un automne incertain
Après quoi courions-nous
Qu’est-ce donc qui pressait tant
Pour gagner rien du tout
Nous courions pour du vent

 

 

Agapanthes

Je ne dirai rien de plus…Lisez plutôt. Merci à Lievenn.

Initiale

P6231905.JPGLe vent vient de la mer, les vagues sont les moutons de son troupeau. La baie, bergerie les accueille sur sa plage. J’entends les loups cachés dans les chambranles des portes. Parfois, il en est une qui claque. 

Les plus petits végétaux tintent alors que les larges frondaisons brassent l’espace comme s’il était la pâte blanche et élastique du pain qui sera mise à cuire dans le four de leurs paroles presque bruyantes.

Les agapanthes  ont la tête en fleur. Si je pouvais avoir leur cervelle blanche pour capturer comme elles leurs parts de soleil. Chez moi, toutes les blessures s’infectent de mots. Pétales, je les perds, sépales, je m’en sépare. Parfois, je reste là sans plus avoir mal, parfois la douleur s’installe autour du moignon d’une articulation. 

Enfant, j’avais inventé sur celles qui gonflaient, sur celles qui se bloquaient et grinçaient, sur celles qui se tordaient…

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Fernando Pessoa: L’inquiéteur, film. 1990

35mn

Un film de Jean Lefaux réalisé en 1990. Avec : Joseph Barbouth, Jean Badin, Antoine Basler, Valérie Bousquet, Nalini Cazaux, Sylvie Flepp et la voix de Maria de Medeiros.

Pessoa, écrivain portugais du début du siècle (1888-1935), n’a jamais été publié de son vivant. Ses écrits ne sont parus que beaucoup plus tard dans les années 80 en France. Une symbiose parfaite entre texte et image nous plonge dans l’univers littéraire de Fernando Pessoa, écrivain qui signe sous des noms d’auteurs « hétéronymes » et se cache derrière les personnages qu’il crée… Plus qu’un portrait, c’est le dédoublement de ce personnage que nous propose ce film sosie.

Thé ou café? ou l’horreur du binaire « soit -soit « …

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Je suis de plus en plus soumise à ce genre de questionnaires qui m’attristent profondément et me renvoie à une vision du monde qui n’est pas la mienne. Hier encore les élèves me demandaient ( En cette période je travaille avec eux sur « Dire l’amour », tout un programme et beaucoup de discussions) si j’étais plutôt Vianney ou julien Doré! Horreur ET damnation: aucun des deux mes pauvres chéris! qu’on m’en préserve!…

Foot ou rugby? Aucun des deux non plus mais je taille un short au footeux  pour respirer mieux après.

Thé ou café?: j’en sais rien

Gauche ou droite?: très gauche mais attention une idée de la gauche à réinv…Mais pourquoi vous me coupez? Ah il fallait répondre en un seul mot…

Baudelaire ou Flaubert?: les deux mon cap…Ah je dois choisir. C’est l’un OU l’autre!

Mer ou montagne?: plutôt mer mais hors-sais…Répondez en un seul mot s’il vous plaît!

Moi je suis mer étale et orage sur le mont Ventoux, prairie normande et garrigue sauvage, menthe et basilic, silence et rires en cascades, eau fraîche et vin millésimé, pudeur et exubérance, ardeur et fatigue, galop fou et ruades, tolérance et vexations, lumineuse et obscure, forêts profondes et paysages maritimes, folle et sage, aube et crépuscule!