Elisabeth Badinter, une vidéo d’une élève de troisième…

Un grand merci à Pauline qui m’a envoyé via mail hier cette vidéo sur Elisabeth Badinter  (sans que je lui ai demandé!) qui vient enrichir les portraits de femmes que mes élèves de troisième ont réalisés cette année et qui seront présentés lors des portes ouvertes du collège le samedi 16 juin…Merci Pauline et bravo!

Pour rappel:

Bravo les filles!

Atelier théâtre autour du journal d’Anne Frank: projection et débat.

Ce matin les élèves de troisième ont pu visionner la mise en scène créée par Julia Picquet de la compagnie Naxos, qui est venue les former une vingtaine d’heures et ainsi la confronter à leur propre jeu. (je m’excuse à l’avance de la qualité des vidéos mais j’ai filmé dans le noir total…)

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ils ont beaucoup apprécié et moi aussi! en voici quelques extraits!


Le final ci-dessous qui a fait pleurer quelques élèves qui s’étaient bien habitués à cette famille…

Julia a ensuite échangé avec eux autour de la mise en scène…Le rôle des marionnettes a tenu une grande place dans le questionnement des élèves…

La formation est terminée à priori mais comme nous avons du mal à nous quitter, Julia va revenir finalement en Mai, notre objectif étant maintenant de décider les élèves à se produire devant public lors de la matinée portes ouvertes du collège le samedi 16 juin…

Le travail des élèves, filmé, sera disponible au mois de Mai.

 

 

Atelier théâtre « Autour du journal d’Anne Frank »: La suite…

Après une pause d’un mois, mes élèves de troisième ont repris leurs répétitions ce matin pendant trois heures..Une heure est prévue ce jeudi puis trois à nouveau mardi prochain…Julia et moi avons décidé d’introduire un peu de public progressivement pour les habituer…ils joueront donc devant une autre classe mardi prochain…

j’avais trois autres vidéos plus longues mais WP me nargue depuis quelques jours…Et continue à les télécharger avec un mollesse qui ne me sied guère!!!

 

« Destin d’une eau » de Raymond Queneau, mise en voix de Mathis.

Mes sixièmes progressent vraiment dans l’appropriation orale des poèmes. Le mot « récitation » est banni de ma classe. On ne récite pas un poème, on le DONNE…Merci à Mathis qui offre une lecture sensible du poème de Raymond Queneau. (il faudra juste revoir l’inertie des mains…)

 

Où cours-tu, ru?
où cours-tu, ru,
au fond des bois?
agile comme une ficelle
tu coules liquide étincelle
qui éclaire les fougères
minces souples et légères
abandonnant derrière toi
la mobile splendeur des bois
où cours-tu, ru?
où cours-tu, ru,
du fond des bois
tu te précipites à la mort
tu perdras tes eaux vivaces
dans un courant bien plus fort
que le tien qui se prélasse
au pied des fougères
minces souples et légères
ignorant sans doute tout ce qui t’attend
la rivière le fleuve et le dévorant océan.

Raymond Queneau.

La Parure de Maupassant: Chute de la nouvelle: mise en voix par les élèves.

Bon, la fin de La Parure avait bien été apprise par les élèves de 4ème. J’ai encore donné quelques conseils de mise en voix et de placement des corps et cela devrait aller pour l’évaluation de demain…(certains m’ont déposé des sacs contenant des perruques et de vieilles robes en prévision…J’ai peur!)

(Je précise que j’ai l’autorisation de les filmer et de les faire figurer sur ce blog…)

 

Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Elysées pour se délasser des besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant. C’était Mme Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.

Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle lui parler? Oui, certes. Et maintenant qu’elle avait payé, elle lui dirait tout. Pourquoi pas?

Elle s’approcha.

– Bonjour, Jeanne.

L’autre ne la reconnaissait point, s’étonnant d’être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise.

Elle balbutia:

– Mais… madame!… Je ne sais… Vous devez vous tromper.

– Non. Je suis Mathilde Loisel.

Son amie poussa un cri.

– Oh!… ma pauvre Mathilde, comme tu es changée!…

– Oui, j’ai eu des jours bien durs, depuis que je ne t’ai vue; et bien des misères… et cela à cause de toi!…

– De moi . . . Comment ça?

– Tu te rappelles bien cette rivière de diamants que tu m’as prêtée pour aller à la fête du Ministère.

– Oui. Eh bien?

– Eh bien, je l’ai perdue.

– Comment! puisque tu me l’as rapportée.

– Je t’en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que ça n’était pas aisé pour nous, qui n’avions rien… Enfin c’est fini, et je suis rudement contente.

Mme Forestier s’était arrêtée.

– Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne?

– Oui. Tu ne t’en étais pas aperçue, hein! Elles étaient bien pareilles.

Et elle souriait d’une joie orgueilleuse et naïve.

Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.

– Oh! ma pauvre Mathilde! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs!…

Nouvelle parue dans le Gaulois, le 17 février 1884.

Avril 1917…Le chemin des Dames…Et soudain des mutins.

C’était le sujet de concours de nouvelles du Haut-Cailly proposé ici.

J’ai eu l’honneur d’envoyer le texte de Pauline, une de mes élèves de 3ème, hier. Je le trouve très beau et bien écrit.Et je la félicite vivement.Je sais qu’elle me lit ici.

Bravo Pauline.

Elle a choisi le titre: « On a l’espérance », paroles tirées de la chanson de Craonne

Cailly 1

Cailly 2

Cailly 3

Résultat du concours en juin et j’espère vivement que l’on remarquera le texte de Pauline!

Atelier poésie: Cadavres exquis , la suite.

Les élèves ont souhaité ardemment continuer à composer des cadavres exquis ce mardi…Les voici:

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Les étoiles dansent le swing sur le coucher de marmelade. (Marie)

J’ai croisé un étranger très énergique qui tenait à la main une corde. (Bertille)

Maman lit un livre sur la classification des complexes qui éclaboussent. (Bertille)

Le gang composé d’une dizaine d’opticiens, après une dure sélection, se fait massacrer. (GwenaIs)

Outre la réunion qui nous a usurpés, ma mère a fait cuire des carottes sur la mezzanine. (Gwenaïs)

L’hécatombe de la paresse et la suie du baby-foot se sont déshydratées. (Gwenaïs)

Les esquisses du peintre fléchissaient vantées par l’odeur du Saint -Nectaire. (Capucine)

Les chevreuils purifiés par du phosphate ne reçurent pas leur solde. (Capucine)

J’ai embaumé avec du curry les grosses tentacules gluantes et humides de notre cher papy mourant. (Ronan)

Je dus franchir la douane pour assister à une scène de nudisme. Cela me donna des haut-le coeur et je m’en retournai poussif. Plus tard, j’appris que j’avais la toxoplasmose. (Domitille)

Le cocher s’étira jusqu’à la rupture des ligaments. j’en riais tellement que les larmes ruisselaient. (Domitille)

Le naufragé fut vainqueur face à l’enseignement chinois. (Zoé)

Une grande monarchie, gouvernée par un revenant cornu, avait pour seule passion de faire des mouillettes. (Gwenaïs)

Une sourdine insolente fut envoyée au pénitencier pour avoir détruit une berceuse. (Gwenaïs)

Des chasseurs en shorts garances pourchassaient des animaux détériorés de leurs sagaies à pois. (Gwenaïs)

La confidence d’un intrus sur le passeport d’un plafond triomphe sans écourter la sentence du dindon. (Jade)

Ce fut la stupeur quand on comprit que l’homologue du continent voisin se servait d’un foulard pour devenir astronaute. (Jade)

Les inattendus pomélos s’exposent en énarques réversibles. ( Jade)

La femme de Crésus eut beaucoup de difficultés à remonter son maillot sur son corps en révolution. (Domitille)

L’étable mène à un carrosse en tabatière et le percepteur n’a qu’un mannequin pour miroiter. (Jade)

Déterminé, le tourmenté coupe le minéral avec un ciseau. (Achille)

L’innocente raie du rondouillard s’agita, rejetant de facto un tract en faveur des sanitaires. (Achille)

Atelier théâtre autour d’Anne Frank…La suite avant une pause jusqu’en avril…

La troupe part en tournée.C’était donc hier la dernière séance avec Julia avant une reprise (une dizaine d’heures…) en Avril…D’ici là je veillerai à ce qu’ils travaillent bien leur texte!

Répétition du choeur des garçons:

Répétition de scènes:

 

Puis distribution des répliques pour la suite…

Rendez-vous en avril!