L’EPOQUE 2021/7 « MUSIQUE »

Voici le N°7 de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec le peintre Niala : « MUSIQUE » Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa

L’EPOQUE 2021/7 « MUSIQUE »
Niala
Acrylique s/toile 55×38

 

je garderai 

en ton mineur 

ta petite main de pluie

qui gratte l’idée d’un autre monde

et l’espoir de la rose de mai

tes mots qui brûlent à feu doux

douces veilleuses et petit-lait

larme sur le nord des jardins qui fait

l’eau concave et les projets propices

à l’ipomée

dire que tu écris pour réparer l’enfance d’une injustice

serait réducteur

c’est une composition

une totalité

l’atout majeur les seins les sens et le destin

l’animal arrivé tout entier

 

Barbara Auzou

L’EPOQUE 2021 /4 :APPAREILLAGE

Voici le numéro quatre de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec le peintre Niala : Appareillage Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2021/4 – « Appareillage » – Niala – Acrylique s/toile 65×54

flottant

flottant 

la morphologie du quotidien

avec ses blessures que l’on observe

couchées crues sur un tapis roulant

on peine à y comprendre le pays

on tend un bec une aile

on se fait un troisième œil sur les reins

attendant tête en bas la réponse d’en haut

qui viendrait avec la tulipe caressée du cerveau

ou le lys soyeux d’un sein

on veut habiter l’éclaircie

dont on ne voit que les épaules

derrière des portes peintes 

où l’on est admis que trop rarement

on accorde un piano ancien luisant

de marques fauves pour jouer

quelque chose comme une embellie

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2021 /3: ECHO DE GESTE EN GESTE

Voici le numéro trois de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec le peintre Niala : ECHO DE GESTE EN GESTE. . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’Epoque 2021/3 – « Echo de geste en geste »- Niala – Acrylique s/toile 61×50

 

Comme moi tu as vu l’absence de l’homme en ce matin

tombé dans la fulgurance de ses marécages et avec elle

combien d’oiseaux en cage absents du caillou ponctuel

qu’on roule depuis les toits

les fenêtres blessées à bleu ont levé tant de lampes de douceur

jusqu’à l’état de lumière

parente sans ombre si tu es là pour contredire

si tu es celle qui tremble à chacun des rayons de la roue

quand haut et bas vont ensemble en plein coeur

reste aujourd’hui comme hier fraîcheur 

de fruits et de cerfeuil dans l’arrière-cour

et l’ofrandre s’en tiendra à l’écho

de geste en geste

Barbara Auzou.

La recension de L’Époque 2018 par Claude Luezior sur le site Recours au poème.

La recension de l’Époque 2018 par Claude luezior vient de paraître sur le site Recours au poème animé par mesdames Marilyne Bertoncini et Carole Mesrobian.

Merci à lui, merci à elles.

L’intégralité de la recension se trouve ici:

L’EPOQUE 2021 /1 : Une île au ponant

Voici le tout premier de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec le peintre Niala : Une île au ponant . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2021/1″Une île au ponant »
Niala
Acrylique s/toile 60×60
 


Faudra t-il que le jour se résigne

sur ses lambeaux de clartés

ombilical l’air ose à peine trembler

sans nous laisser ses escales de loisir

la liberté louée pour les graines d’un champ

l’effort de l’oxygène dans le sang pour le plaisir

nous le savons il n’y a pas de clémence

le noir chafouin descend dans sa nuit

il faut faire naître en silence l’enfant qui le précède

conduis-moi loin du coeur mauve des gloires

loin du ventre des vasières qui soupire

que cède l’épreuve de la vie devant la preuve du poème

ses cris brefs et roses de nouveau-né

qui ouvre ses oreilles dans la fureur

avant de saisir inexprimé le bonheur

des choses et des lendemains de soleil

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/51 : DU BLEU RETOUR

Après les Époques 2018 et 2019, voici le cinquante et unième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : DU BLEU RETOUR  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/51″Du Bleu Retour »
Niala
Acrylique s/toile 55×46

 

bleu non-essentiel disaient-ils

ceux qui s’occupaient à noircir l’aurore

et bien le bonjour selon la coutume

j’ai mal à nos yeux 

décembre emplit le ciel de ses lianes d’indifférence

de larmes d’onglées et d’infortune

en attendant d’être au complet sur un sursaut de lune

dis-moi l’amble de l’amour encore

et le cycle renouvelé du cheval

dis-moi qu’il recommence joyeux indéfiniment

et qu’à chaque pas poussé plus avant

il devient simplement notre démarche

le fossé à franchir en plein coeur de la vie

l’écurie humaine nettoyée de son propre scandale

la laine pour la robe de celui qui la rêve

dans sa maison qu’il arrache à un coin tricoté d’éternel

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/ 50: AUTOMNALE V

Après les Époques 2018 et 2019, voici le cinquantième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : Automnale V  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/50″Automnale 5″
Niala
Acrylique s/toile 60×60

 

 Ce monde que nous vivons

ce monde où toute forme refuse sa création

avec le cri aux yeux et la fourrure sur rien

dis-moi à quelle distance s’en enfuir par quel chemin 

troussé d’une grosse conscience ronde

au moins un fou sait cela qu’il n’est plus rien

que la couleur qui fleurit un matin

comme un passeport qui n’a de nom humain

que ce qui se casse les doigts à chaque jointure

et à chaque page d’oiseau j’entends

bruire un corps de mémoire d’automnes mâtinés

de veilles de sang de fruits incandescents

mémoire encore de l’amour qui attend

à genoux sa voix d’agrumes contre la quille

refuser ce qui brille pour le seul bruit mat

d’un fruit qui tombe enfermé encore dans sa coquille

avant de libérer son tout

 

Barbara Auzou.

Prolégomènes IX / Poèmes en prose illustrés par Niala

Pour Matthieu ,

 

Je te poserai irréfutable

Contre une échelle le soleil qui attend comme un cheval sauvage la joie d’une autre route et sa réponse la plus droite vers le ciel

Et tu seras tout ensemble son locataire légitimé

Le départ et l’arrivée Le tourbillon inversé de tous les êtres dont les traces s’effacèrent sur le sable